13) FF : Hélène passe une nuit avec Nicolas (qui est encore avec Jeanne) ...

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13) FF : Hélène passe une nuit avec Nicolas (qui est encore avec Jeanne) ...

Message  Avrildemai le Dim 26 Déc 2010 - 15:41


Avrildemai

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Re: 13) FF : Hélène passe une nuit avec Nicolas (qui est encore avec Jeanne) ...

Message  kimmy le Dim 26 Déc 2010 - 18:12

Chouette, je vais pouvoir réclamer moi aussi lol!

kimmy

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Re: 13) FF : Hélène passe une nuit avec Nicolas (qui est encore avec Jeanne) ...

Message  Avrildemai le Jeu 7 Avr 2011 - 0:02

ma part du contrat est faite Very Happy

Aimer c’est simple et c’est compliqué.





Chapitre 1: je te raccompagne?

« Je te raccompagne? »

Nicolas avait regardé Hélène avec un grand sourire, sa question ressemblant plus à une affirmation qu’à une véritable question. Elle approuva et il lui ouvrit la porte de son 4x4 avec galanterie.

Nicolas:-Le carrosse de madame est avancé.
Hélène souriant:-T’es bête!
Nicolas:-Je sais. (faisant le tour de l‘auto) C’est ce qui fait mon charme, non?
Hélène rougissante:-Peut-être.
Nicolas mettant le moteur en marche, riant:-Modère ton enthousiasme! Allez, zou, on est parti!

Nicolas prit la route qui menait à la maison des filles, jetant de temps à autre des regards à sa passagère qui semblait un peu perdue dans ses pensées.

Nicolas soupirant:-Ca fait du bien de sortir de temps en temps, non?
Hélène se tournant vers lui, lui souriant:- C’est vrai. On a passé une bonne soirée. (Amusée) Olga et Peter forment vraiment un drôle de couple.
Nicolas amusé aussi:-C’est le moins qu’on puisse dire!
Hélène le taquinant:-Et je suis à peu près sûre qu’elle a des vues sur toi.
Nicolas:-Et moi, que lui en a sur toi. (Avec un clin d’œil) On est à égalité.
Hélène détournant le regard:-Il n’a aucune chance.
Nicolas souriant:-J’espère bien! (Alors qu’elle le regardait interrogative) Il n’est pas assez bien pour toi.

Hélène baissa les yeux, rougissante. Son cœur battant la chamade. Qu’importait que cet homme soit assez bien ou pas. Qu’importait que n’importe lequel le soit ou pas en réalité. Il n’existait qu’une place dans son cœur, et elle était occupée depuis longtemps. Presque depuis toujours. Occupée par cet homme aux yeux bleus magnifiques, assis tout près d’elle…

Nicolas la voyant « ailleurs »:-Ca va?
Hélène lui souriant timidement, troublée:-Ca va.
Nicolas, constatant, se garant:-On est arrivés.
Hélène surprise, hochant la tête:-Merci…
Nicolas tourné vers elle:-De rien. (pendant qu’elle cherchait ses clés) On se voit demain à la marina? (se reprenant) Enfin vu l’heure, je devrais plutôt dire « tout à l’heure »
Hélène:-Oui. (Cherchant toujours, inquiète) Oh non! C’est pas vrai!
Nicolas inquiet:-Qu’est-ce qui se passe?
Hélène hésitante:-Je crois que…J’ai oublié mes clés.
Nicolas souriant:-Ce n’est que ça? Ce n’est pas dramatique…
Hélène regardant vers la maison:-Si je sonne, je vais réveiller les filles et…
Nicolas haussant une épaule:-Qui te parle de sonner? Tu vas venir dormir à la cabane, tout simplement…
Hélène une boule dans la gorge:-Je ne sais pas si c’est une bonne idée…Peut-être que tu pourrais me déposer à un hôtel, et…
Nicolas fronçant les sourcils:-Un hôtel? Tu vas payer une fortune!
Hélène cherchant une excuse:-Je ne veux pas t’embêter, et…
Nicolas posant la main sur son bras:-Tu sais bien que tu ne m’embêtes jamais.
Hélène sachant qu’elle ne pourrait pas se défiler, abdiquant:-D’accord…

2. Ce qui devait arriver…

Nicolas, ravi, redémarra et roula jusqu’à la cabane. Hélène restait silencieuse, et avait laissé son regard se perdre dans l’obscurité, évitant de se retourner vers Nicolas. Elle le sentait: elle n’aurait jamais dû accepter! Qu’allait-il se passer maintenant? Peut-être rien. Non, pas peut-être! Il ne devait rien se passer. Nicolas était le fiancé de Jeanne, et elle n’était plus rien pour lui. Rien d’autre qu’une amie. Une amie, oui. Mais une amie qui l’aimait, et qui en sa présence se sentait perdue comme jamais. Une amie qui n’avait l’impression d’être en vie qu’auprès de lui. Une amie presque par accident…Hélène se demandait souvent si elle avait eu raison de rejoindre cette île, et encore plus à cet instant. Encore plus quand leurs regards se croisèrent alors que Nicolas venait lui ouvrir la portière de la voiture.

Nicolas:-Tu viens?
Hélène:-Je…oui…Excuse-moi, je…Je rêvais, je crois.
Nicolas:-J’avais remarqué.

Il lui prit la main et elle se mit à trembler. Il la regarda un instant, mais ne dit rien. Elle reprit sa main et le suivit sur la plage.

Nicolas:-La nuit est vraiment belle.
Hélène:-Hum hum…
Nicolas se tournant vers elle:-Tu pourras dormir dans mon lit (désignant la cabane), moi je prendrai le hamac…
Hélène:-Je peux prendre le hamac si tu…
Nicolas la coupant amusé:-Et que fais-tu de ma galanterie, si je te laisse faire?
Hélène:-Je ne sais pas…
Nicolas:-Tu vois! (se passant la main dans les cheveux) Je t’offre un petit truc à boire avant de dormir?

Hélène hésita, tiraillée entre son besoin de rester le plus possible auprès de lui et celui de prendre vite ses distances.

Nicolas surenchérissant, un sourire en coin:-Un jus de coco tout frais comme tu l’aimes?
Hélène cédant:-D’accord…
Nicolas souriant:-Alors, attends-moi là.

Elle approuva d’un signe de tête, et fit quelques pas vers la mer, fixant au loin les vagues qui scintillaient dans le reflet de la lune. Le bruit de la mer l’apaisa un peu, et elle ferma les yeux, essayant de se détendre. Ce n’était que quelques heures. Et ce n’était qu’un verre. Elle était assez grande pour gérer ça.
Nicolas, deux verres à la main, la rejoignit au bord de l’eau, et fixa ses yeux dans la même direction durant plusieurs secondes avant de briser le silence.

Nicolas lui tendant le jus de coco:-Tiens.
Hélène:-Merci…
Nicolas proposant:-On s’assoit?
Hélène:-Si tu veux.

Joignant le geste à la parole, ils s’installèrent côte à côte sur le sable.

Nicolas levant les yeux au ciel:-Il y a beaucoup d’étoiles ce soir.
Hélène l’imitant:-C’est vrai…
Nicolas la regardant:-Tu te rappelles quand on passait des nuits entières à regarder les étoiles?

Hélène hocha la tête pour réponse.

Nicolas:-Tu me disais toujours qu’on avait une petite étoile rien qu’à nous là-haut…
Hélène le cœur gros:-Oui…Elle est toujours là. Enfin, je crois…
Nicolas surpris:-Tu n’y crois plus?
Hélène haussant les épaules:-Si…Si, c’est juste…(perdue) Je ne sais pas…
Nicolas lui caressant la joue:-Moi, j’y crois. (la regardant dans les yeux) C’est elle qui t’a ramenée à nous, j’en suis sûr.
Hélène le cœur serré:-Peut-être, je sais pas…
Nicolas sûr de lui:-Moi je sais. Si tu savais combien de fois j’ai regardé le ciel en lui demandant de pouvoir te revoir…(lui prenant la main) Tu m’as tellement manqué.

Les yeux d’Hélène s’étaient remplis de larmes au fur et à mesure que Nicolas lui parlait, et lui, petit à petit, presque imperceptiblement, s’était rapproché d’elle. Ils se perdaient. Dans les yeux de l’autre, dans leurs mots, dans leurs souffles chauds sur leurs peaux, dans leurs lèvres, leurs bouches, qui s’étaient liées en un baiser soudain. Intense et tendre à la fois. Doux mais pressant. Avide. Passionné. Irraisonné. Et leurs mains se mêlaient à cette danse, caressant, touchant, agrippant. Pas un mot, juste le murmure des vagues et le chant de leurs souffles remplis de désir. Ou si, trois. Un chuchotement « Je t’aime ». Un aveu trop longtemps gardé en elle qu’elle n’avait pu retenir. Un cri du cœur pendant qu’il lui faisait l’amour. « Je t’aime »…Elle l’avait presque aussitôt regretté, mais c’était dit, et à la façon dont s’était illuminé le visage du jeune homme au même instant, ce n’était pas passé inaperçu. Ils avaient fait l’amour sur la plage. Et puis dans la cabane. Toute la nuit. Comme espérant rattraper le temps perdu et , exténués, s’étaient endormis, l’un contre l’autre.



3. Quitter ses rêves.

Hélène se réveilla la première, quelques heures plus tard et se demanda un instant ce qu’elle faisait dans ce lit, avec Nicolas. Nue. Quand elle comprit, elle eut un brusque mouvement de recul qui réveilla Nicolas. La voyant là, près de lui, le jeune homme lui sourit.

Nicolas:-Eh! Bonjour princesse!
Hélène paniquée:-Nicolas…
Nicolas se redressant:-Ça va?
Hélène tirant un drap pour s’y enrouler, s’éloignant de lui. La voix tremblante:-Je…Je suis désolée…J’comprends pas! On aurait pas dû. C’est…
Nicolas très calme, la rejoignant, posant sa main sur sa joue:-Eh…Doucement ma puce. Tout va bien…
Hélène les larmes aux yeux:-Mais non, tout ne va pas bien: tu te rends compte de ce que tu as fait Nicolas? De ce qu’on a fait! Tu viens de tromper Jeanne! On a trahi sa confiance, on…
Nicolas la coupant:-On s’aime?
Hélène perdue:-Oui. Non. Si,…Mais, c’est pas la question. C’est…
Nicolas lui prenant la main, très tendre:-Bien sûr que si, c’est la question.
Hélène reprenant sa main:-Non! (les larmes coulant sur ses joues) Non, Nicolas! On n’avait pas le droit! On n’avait…

Le jeune homme tenta de la prendre dans ses bras pour la réconforter et la calmer, mais elle le repoussa aussitôt! C’était si dur: elle ne pouvait être l’autre femme, et faire souffrir Jeanne, comme elle-même avait souffert pour Nicolas, et comme elle souffrait toujours. Elle enfila rapidement ses vêtements sous le regard perdu de Nicolas qui ne savait plus quoi dire ou quoi faire. Elle avait raison, il le savait: ce qu’il avait fait cette nuit n’était pas bien vis-à-vis de Jeanne. Alors pourquoi n’arrivait-il pas, lui, à se sentir coupable?

Nicolas:-Hélène…
Hélène:-Nicolas, non. S’il te plaît…(pleurant) S’il te plaît, ne dis rien. Laisse-moi juste partir, et…(douloureusement) Je crois qu’il vaut mieux qu’on ne se voie plus. Au moins quelques temps…
Nicolas:-Quoi? Non…Mais Hélène!
Hélène:-J’pourrai pas faire semblant Nicolas. (pleurant plus fort)J’pourrai plus…Tu comprends pas! Tu…

Nicolas, la sentant désemparée, s’avança vers elle et la serra dans ses bras. Secouée de sanglots, elle le laissa faire et s’accrocha au tee-shirt du jeune homme, comme un naufragé à sa bouée. La joue reposée sur la tête de la jeune femme, le cœur lourd, Nicolas pleurait lui aussi, comprenant que c‘était sans doute la dernière fois qu‘il tenait Hélène près de lui avant longtemps. Avant toujours, peut-être…Quand il la sentit se calmer et se détacher un peu de lui, il lui caressa la joue, et lui murmura « Je vais te ramener chez les filles, d’accord? »

Hélène protestant:-Nicolas, non, ne…
Nicolas lui posant un doigt sur les lèvres:-S’il te plaît…Laisse-moi, au moins te ramener. Une dernière fois…Je ne te laisserai pas repartir à pieds, de toute façon.
Hélène abdiquant, hochant faiblement la tête:-D’accord…

Il l’embrassa sur le front, très tendrement, serrant sa main dans la sienne et, à regret, la lâcha pour s’habiller. Elle s’éloigna aussitôt, et l’attendit dans la voiture, où il la rejoignit rapidement. De tout le trajet, pas un mot ne fut échangé. Pas un regard. Assis derrière son volant, Nicolas ne pouvait le voir, mais il devinait les larmes d’Hélène.

Nicolas, se garant avec regret:-Voilà…On est arrivés.
Hélène sans même le regarder, sortant précipitamment de la voiture:-Merci Nicolas…

Le jeune homme resta une seconde paralysé sur son siège avant de sortir à son tour du véhicule et de la rattraper par le bras…

Nicolas:-Hélène, attends!
Hélène:-Nicolas…
Nicolas suppliant:-Une seconde! Juste une seconde! (l’obligeant à le regarder en face) Hélène…Avant que tu partes, je veux que tu saches que…Moi, je ne regrette rien. D’accord? Je ne regrette pas ce qu’on a fait, et…
Hélène, le coupant, la gorge serrée:-Moi, je regrette Nicolas…Je suis désolée.

Sans plus se retourner, elle entra en courant dans la maison, laissant Nicolas, aux pieds des marches, désemparé. A peine arrivée dans sa chambre, elle laissa échapper toute sa peine, et s’effondra, en larmes, sur son lit. Par chance, les filles étaient déjà parties à l’agence, la maison était vide, sans aucun témoin à qui devoir se justifier...


4. Comment oublier?

Nicolas resta de longues minutes devant la maison, assis au volant de sa voiture, à fixer la porte d’entrée comme dans l’espoir de la voir ressortir. Se précipiter vers lui et lui dire qu’elle acceptait de leur laisser une chance d’être heureux à deux. Mais il la connaissait assez pour savoir qu’elle ne le ferait pas. Que c’était trop tard…Alors, après un nouveau soupir, une boule dans la gorge, il mit le contact et roula. Sans but…Il n’avait envie de voir personne. Pas envie de parler… Par hasard ou par instinct, sa route le mena à la cascade. Son endroit. Le lieu où il était venu si souvent ses premières années sur l’île. Là où il essayait, déjà à l’époque, d’oublier Hélène, ou plutôt son chagrin et sa rupture avec cette femme qui comptait tant pour lui. Le temps et sa rencontre avec Jeanne aidant, il y était venu de moins en moins souvent. Puis, plus du tout. Parce que ce lieu était trop lié à son histoire avec Hélène. Son Hélène…Comment pourrait-il oublier la nuit qu’il venait de passer dans ses bras? Comment pourrait-il faire comme si rien ne s’était passé? Et comment pourrait-il survivre sans avoir le droit de la revoir? Il l’aimait tant! Oui, il l’aimait! A la folie! C’était la femme de sa vie et rien ni personne ne pouvait aller contre ça. Personne, sauf Hélène. En refusant d’admettre l’évidence, elle le condamnait…Non! Les condamnaient à souffrir d’une nouvelle séparation que ni lui, ni elle ne désirait vraiment! Mais quoi faire? Quoi dire qui la convaincrait? La tête plongée sous l’eau glaciale qui diluait ses larmes, Nicolas essayait de réfléchir. De vider sa tête, espérant dans le vide de son esprit, trouver l’illumination. La solution…


Hélène avait pleuré, longtemps, avant de se rendre à l’évidence: c’était trop tard, le mal était fait. A Nicolas, à Jeanne, et à elle-même. Trop tard, elle ne pourrait plus les regarder vivre côte à côte sans souffrir encore plus qu’elle ne souffrait avant de redécouvrir les bras, les caresses, les baisers…Les « je t’aime » de celui qu’elle aimait. Elle ne pourrait plus faire semblant ou nier…Se mentir et leur mentir à tous, à lui... Elle devait partir. Vite. Très vite. Avant qu’il ne soit trop tard! Avant qu’elle n’en soit plus capable. Avant que les filles ne rentrent, ou pire que Nicolas ne revienne. Parce que si elle les voyait, elle ne le pourrait plus. Elle le savait. Se serait trop dur. Beaucoup trop…Alors elle jeta un regard circulaire à cette chambre, soupira, essuya de la paume de sa main les larmes qui continuaient de couler malgré elle, et sortit une valise de dessous son lit. Quelques vêtements, des photos de ses amis et des objets, qui n’avaient de valeur que sentimentale, entassés dans le sac, elle regarda la maison une dernière fois, et parti. Juste un mot. Trois phrases. Elle écrirait. Plus tard. Elle expliquerait aux filles qu’elle allait bien et qu‘elles ne devaient pas s‘inquiéter. Mais pas maintenant. Elle ne se sentait pas la force de mentir…

5. Autopsie d’un cœur en peine

Le soir était tombé sur Love Island. Nicolas était rentré à la cabane sans passer par la case marina. José avait essayé de l’appeler plusieurs fois sans qu’il ne lui réponde. Il était inquiet, mais Nicolas s’en moquait: il n’avait pas le cœur à travailler ou à parler. Surtout pas à José…Il connaissait les idées bien arrêtées de son ami sur sa relation avec Hélène. Il savait d’avance ce qu’il lui dirait s’il se confiait à lui: oui, c’est lui qui avait raison sur tous les points! Oui, il aimait Hélène. Oui! Oui! Oui! Mais non! Non ce n’était pas facile ou évident, comme il ne manquerait pas de lui faire remarquer…Non! Non, parce qu’Hélène était Hélène et qu’il savait qu’elle ne reviendrait pas sur sa décision. Pas si facilement…
Après avoir un peu erré sur la plage, Nicolas s’était laissé retomber lourdement sur le lit, les yeux rivés au plafond, perdu dans ses sombres pensées.
« Putain t’es là! » Nicolas sursauta et se redressa instantanément. La voix de José avait résonné pleine d’angoisse et de colère…

José sans attendre de réponse:-T’as pas vu qu’j’avais essayé de t’appeler au moins vingt fois! Où t’étais !?! J’me suis fait un sang d’encre!

Nicolas soupira et s’assit au bord de son lit, la tête basse.

Nicolas grognant presque:-J’avais besoin d’être seul…
José:-T’avais besoin d’être seul? Génial! C’est pas une raison pour inquiéter les copains!

Nicolas détourna la tête et José fronça les sourcils.

José, comme Nicolas ne répondait pas:- Bon si tu me disais ce que c’est ton problème?
Nicolas agressif:-Tout va bien! (avec un sourire crispé)Tu vois pas que tout va bien?
José:-Ok…(réfléchissant, supposant) Tu t’es disputé avec Jeanne?
Nicolas:-Jeanne?! elle est à Paris, Jeanne! Tu lui fiche la paix!
José:-Olà…C’est quoi alors? Hélène? (comme son ami ne démentait pas) Ok, c’est donc Hélène…

Nicolas évita son regard et sortit sur la plage, les mains enfoncés dans les poches, la mine fermée. Après quelques secondes, José le rejoignit.

José s’arrêtant près de lui:-Qu’est-ce qui s’est passé? (comme Nicolas ne réponds pas) Tu veux pas m’en parler?
Nicolas, fermé et agressif:-Pourquoi faire?
José:-Je ne sais pas…J’pourrais peut-être t’aider…
Nicolas baissant la tête, triste, faisant quelques pas vers l’eau:-Ça m’étonnerait…
José tentant:-Vous vous êtes disputé quand tu l’as raccompagné?
Nicolas:-J’l’ai pas raccompagné!
José surpris:-Quoi?
Nicolas soupirant:-Enfin si mais…

Nicolas ne termina pas sa phrase et laissa son regard se perdre sur l’horizon.

José:-Nico…
Nicolas tristement:-On a passé la nuit ensemble…
José espérant comprendre:-Vous avez…?
Nicolas:-Ouais…

Un immense sourire éclaira immédiatement le visage de José, avant que celui-ci ne fronce les sourcils, un peu perdu.

José:-Attends, mais pourquoi tu fais cette tête là alors?
Nicolas:-Parce que…(José restait silencieux, laissant à son ami le temps de lui expliquer)Parce qu’elle ne veut pas de moi…de nous…Qu’elle…
José incrédule:-Quoi? Mais tu dis des conneries! Elle est folle amoureuse de toi! J’connais personne qui t’aime autant (précisant), pas même Jeanne! (se suspendant, comprenant)C’est à cause de Jeanne, c’est ça?

Nicolas soupira et se pris la tête entre les mains sans regarder son ami.

Nicolas:-Jeanne ou autre chose, qu’est-ce que ça change?
Jeanne:-Beaucoup de choses justement…C’est elle que tu aime?
Nicolas la gorge serrée:-Hélène? (Alors que José approuvait d’un signe de tête, dans un souffle, avouant) Plus que tout…
José avec un sourire satisfait:-Alors qu’est-ce que tu attends pour te battre?
Nicolas défaitiste:-Et tu veux que je fasse quoi? Que je l’oblige à… A quoi d’ailleurs?
José:-J’te demande pas d’obliger Hélène à quoi que ce soit! J’te demande de lire dire que c’est elle que tu aime! D’être convaincant! De lui donner confiance en toi et en l’avenir! Je ne sais pas moi!
Nicolas:-J’lui ai déjà dit ça…
José logique:-Ben répètes lui! Ca fait tellement de temps qu’elle croit que tu l’as zappé! Faut la rassurer!
Nicolas catégorique:-J’l’ai jamais zappé!
José sourcils froncés, un peu ironique:-Peut-être, mais ça semblait pas évident au premier coup d’œil quand elle te voyait avec Jeanne, tu crois pas?
Nicolas baissant les yeux:-Si. Sûrement…
José:-Super! Alors qu’est-ce que tu attends? (voyant son regard interrogateur) Pour aller chez les filles!

Nicolas acquiesça et José lui conseilla d’assurer avant qu’il ne parte.

6. Un jour

Johanna et Laly étaient rentrées joyeuses de leur journée de travail, telles deux gamines, espérant trouver Hélène à la maison pour pouvoir la questionner sur sa nuit avec Nicolas. A la place de cela, elles avaient trouvé une lettre posée bien en évidence sur le bar. Une lettre d’Hélène. Juste quelques mots adressés à elles deux.

Les filles,

Je vous laisse ce petit mot pour ne pas que vous inquiétiez. Je suis rentrée en métropole pour quelques temps. Je ne sais pas encore quand je reviendrais, mais ne vous inquiétez pas pour moi. J’ai besoin de revoir ma famille, mes parents, mes sœurs, la maison où j’ai grandi. Il y a un moment que je pense à repartir, les événements de cette nuit on fait que…Mais ne vous inquiétez pas pour moi. Prenez soin de vous, de mon petit Diego, de toute la bande. Prenez soin de Nicolas.
Je vous aime.
Hélène


Partie. Hélène était partie. Sans un mot, sans un au revoir. Sans leur laisser une chance de la retenir. Juste cette lettre, et le sentiment pour les filles de n’avoir rien vu venir. Assises face à face dans les fauteuils du salon, Johanna et Laly ne parlaient pas. Il n’y avait plus rien à dire. Plus rien à faire. Elles avaient perdu leur amie une fois et, alors qu’elles venaient à peine de la retrouver, l’avaient perdu à nouveau.


Assise au fond de son siège, dans un avion qui survolait l’océan, Hélène pleurait, ses yeux fixant le lointain à travers son hublot. C’était fini cette fois. Définitivement. La décision avait été difficile, mais rapide, à prendre. Elle espérait juste ne pas leur faire trop de mal… Malgré elle, son esprit vogua vers Nicolas. Était-il déjà au courant? Comment allait-il? Comprenait-il qu’elle avait fait ça pour lui? Pour eux? Pour l’empêcher de commettre une erreur que, sans aucun doute, il regretterait? Sûrement pas…Pas encore. Mais un jour, il le comprendrait. Et peut-être, un jour, le temps aidant et apaisant, le temps effaçant, ils pourraient se revoir. En amis. Mais ce jour là ne viendrait pas maintenant. Parce qu’elle l’aimait trop. Parce qu’être son amie n’était plus supportable…Mais un jour…Oui, un jour. Elle voulait y croire, pour avoir moins mal. Ne pas avoir à admettre que c’était un adieu, parce qu’elle ne pourrait le supporter. Et pourtant, c’est elle qui partait.

Nicolas était arrivé chez les filles. José avait suivit curieux de voir ses amis se retrouver. Un jour il grandirait. Un jour, mais pas aujourd’hui. A moins que… Nicolas s’était laissé tomber dans le canapé, hébété, quand Johanna lui avait apprit la nouvelle du départ d’Hélène. « Elle est rentrée en Métropole. » La phrase prononcée avec tristesse par Johanna quelques minutes plus tôt résonnait en boucle dans l’esprit de Nicolas. Elle était repartie. Sans leur laisser une chance. Sans… Sans le laisser lui dire tout ces choses qui l’étouffaient. Ces mots qu’il ne voulait plus prononcer que pour elle, pourrait-il à nouveau les lui dire maintenant?

7. Lui ici et elle là-bas

Trois mois. Cela faisait exactement trois mois jour pour jour qu’Hélène avait quitté l’île, laissant derrière elle ses amis et l’homme qui l’aimait. L’homme qu’elle aimait. Trois mois qu’elle vivait loin de lui. Trois mois à rêver à elle, à y penser jour après nuit. Trois mois à traîner son chagrin. Depuis le départ d’Hélène, Nicolas avait beaucoup changé. Il avait vieillit, et ne souriait plus qu’en de très rares occasions. Grâce à Bénédicte qui était allé la voir en prison, Jeanne avait finalement dénoncé son frère et avait pu rentrer sur l’île deux mois plus tôt. Nicolas en avait profité pour officialiser leur rupture, ne pouvant envisager de recommencer à se mentir et à mentir à la jeune femme par la même occasion. Jeanne avait compris. Depuis longtemps elle s’était doutée que ce moment arriverait un jour, elle avait seulement espéré que ce serait le plus tard possible.

Nicolas était arrivé très tôt à la marina, avalant des litres de café, regardant sans vraiment le voir, le courrier étalé sur son bureau. Sans motivation. Comme chaque matin depuis le départ d’Hélène, José arrivait tôt lui aussi, préférant ne pas laisser son ami trop seul. Les filles, Jimmy et lui s’arrangeait pour être là le plus possible pour lui, malheureux pour lui, en plus d’être eux-mêmes triste de ne plus voir Hélène. Elle avait écrit, une fois, une lettre courte aux filles. Ils n’avaient eut aucune autre nouvelles.

José entrant dans le bureau:-Salut Nico.
Nicolas sans redresser la tête:-Salut…
José connaissant pertinemment la réponse:-Ca va?
Nicolas grognant:-Super bien! (Se levant pour remplir sa tasse) Tu veux un café?
José soupirant:-Ouais, merci…

Le même scénario chaque matin. Une fois la tasse servit, Nicolas allait boire son café en silence, et partir nettoyer le bateau évitant soigneusement tout semblant de conversation.

José décidant d’attaquer de front:-Pourquoi t’y vas pas?
Nicolas mâchoires serrées:-Où ça?
José:-A Paris! Retrouver Hélène!
Nicolas:-J’ai pas envie de parler de ça!
José:-Toi peut-être pas, mais moi oui! (Un peu brusque) Tu vas rester comme ça malheureux toute ta vie? Bouge-toi bordel!
Nicolas:-C’est moi que ça regarde!
José:-Mais…Tu crois que ça nous fait pas mal au cœur de te voir comme ça au moins? Tu crois pas que tu irais mieux si tu lui parlais?
Nicolas d’un ton sans réplique:-C’est elle qui est partie!
José:-Ok, j’ai pigé! Tu lui en veux! Mais je vais dire Nico, la fierté ça rends pas heureux, alors remballe là un peu et va la retrouver où tu le regretta amèrement!
Nicolas lui jetant un regard furieux:-Fiche-moi la paix!

Assise sur son lit, dans sa chambre d’adolescente, Hélène regardait, le regard humide et le cœur gros, la photo de Nicolas qu’elle tenait entre ses mains. Depuis que sa fille était rentrée des îles, Marie trouvait sa fille triste et nostalgique, et même si elle ne lui avait parlé de rien, elle la connaissait suffisamment pour savoir qu’il s’agissait de Nicolas. Plusieurs fois, elle l’avait surprise pleurant alors qu’elle se pensait seule, et l’avait réconfortait comme elle avait pu, la berçant doucement entre ses bras comme quand elle était petite. Justine avait tenté de lui parler, mais elle s’était à chaque fois renfermée.

Marie, avait frappé trois petits coups sur la porte entrouverte de la chambre de son aînée, et était rentrée avec son accord. Les joues d’Hélène conservaient les traces des larmes qu’elle venait de verser, et ses yeux leur brillance. Sans un mot, Marie s’assit près d’elle sur le lit, et resta silencieuse quelques secondes, prenant la main de sa fille dans la sienne.

Marie:-Ma puce…Qu’est-ce qui s’est passé avec Nicolas?
Hélène se mordant la lèvre:-Rien maman. Rien…
Marie:-Je croyais que tu l’avais retrouvé à Love Island, que tout allait bien entre vous. (soupirant) Que vous étiez amis.(Hélène hocha la tête)Même si tu l’aime encore…
Hélène:-Maman…S’il te plaît…
Marie:-Je n’ai rien dit. Mais Hélène…La vie est courte, ne perds pas trop de temps à te poser des questions.
Hélène:-Je sais. Je sais maman. Mais c’est compliqué.
Marie:-Quand on aime, c’est toujours très compliqué, et à la fois très simple.

Marie se releva, embrassa sa fille sur le front, et la laissa tranquille, retournant à ses occupations. Hélène se laissa retomber allongée sur son lit et expira profondément, les yeux clos, réfléchissant aux paroles de sa mère. Très simple et très compliqué: c’était exactement ce qu’était son histoire avec Nicolas.

8. Je t’aime trop fort.


Nicolas avait passé la nuit assis sur la plage, les yeux fixant les vagues dans l’obscurité, y cherchant des réponses. Il n’avait cessé de repenser aux paroles de José depuis qu’il était rentré. Aux paroles de José, et à Hélène. Bien sûr son ami avait raison. Bien sûr, sa fierté et sa lâcheté le ferait passer à coté du bonheur, et il risquait de le regretter. Mais ce que José n’avait pas vu, pas comprit, c’est que ce n’était ni sa fierté, ni sa lâcheté qui le retenait sur l’île, mais sa peur. Une peur envahissante et étouffante qui l’empêchait d’agir. Et si Hélène le rejetait encore? Si elle ne voulait pas de lui, pas de leur histoire? Si elle avait définitivement tiré un trait sur le passé, pendant que lui, se morfondait sans elle. Pourrait-il le supporter? Il en doutait. Mais pourrait-il survivre à une nouvelle vie sans elle? Il n’en était pas plus certain! Alors, au matin, il s’était décidé: il devait savoir, être fixé. Temps que ses questions resteraient sans réponse, il ne pourrait pas avancer. Il avala un café fort, et roula jusqu’à l’aéroport pour se renseigner sur les prochains vols pour Paris.

Hélène frappait avec impatience l’accoudoir du fauteuil, regardant, à travers les hublots, les nuages qui se dessinaient dans le ciel et lui coupait la vue du paysage. Elle avait pris cet avion sur un coup de tête. Un coup de cœur peut-être. Elle avait arrêté de réfléchir, de se poser des questions et, à tord ou à raison, avait enfin décidé de lutter pour avoir droit au bonheur, elle aussi: elle aimait Nicolas et elle ne voulait plus se taire. C’était trop fort, trop grand: bien au-delà que tout ce qu’elle n’avait ressenti. Et la sensation de manque, qu’elle ressentait loin de lui, était bien trop douloureuse pour qu’elle continue à faire comme si elle n’existait pas. Encore trois heures. Plus que trop heures. Son cœur battait la chamade d’impatience et de peur mélangées. Avait-elle pris la bonne décision?

Plus que deux heures. Nicolas serait-il heureux de la revoir? Pensait-ils toujours les mots qu’il lui avait dit?

Plus qu’une heure. Une demi. L’avion qui amorce son atterrissage. Les portes de la carlingue qui s’ouvre. Son ventre qui se sert, sa respiration qui s’affole, la panique qui l‘enserre, le sang qui lui bats dans les tempes: elle est arrivée. Qu’avait-elle fait? Pourquoi avait-elle pris cet appareil? Comme un robot, descendre les marches, suivre la foule, sentir le soleil de ce début d’après-midi sur sa peau, suivre la foule, entrer dans l’aéroport et récupérer ses bagages, suivre la foule, se diriger vers la sortie. S’arrêter. Lâcher sa valise. Sentir son cœur cesser de battre. Ne pouvoir empêcher ses larmes de couler. Ne plus bouger. Ne voir que ses yeux parmi la foule. Ne pas y croire. Nicolas…S’avancer vers lui, vite. Le rejoindre, avant de manquer de courage.

Hélène courant vers lui, la voix tremblante:-Nicolas!

Nicolas avait redressé la tête, plein d’espoir, incrédule. Cette voix qui l’appelait, il aurait pu la reconnaître parmi des milliers: Hélène. Son cœur se mit à battre de manière désordonné tandis que, plein d’espoir, il la cherchait des yeux. Là. Devant lui. Il laissa glisser son sac à terre et se précipita au devant d’elle.

Nicolas:-Hélène. (S’arrêtant à un mètre d’elle, la regardant sans y croire, doucement) Hélène, tu es revenue…
Hélène pleurant:-Nicolas…(Réalisant soudain) Tu…Tu partais?
Nicolas lui souriant, approchant sa main de son visage:-Te rejoindre (caressant de son pouce la pommette d’Hélène)tu me manquais trop…
Hélène avançant d’un pas, posant sa main sur la sienne:-Toi aussi…

Nicolas combla d’un pas l’espace qui les séparait encore et l’enlaça avec soulagement et bonheur: elle était là, devant lui. Elle était revenue et il lui avait manqué autant qu’elle lui avait manqué. Elle se blottit contre lui et laissa ses larmes se déverser encore et encore.

Hélène:-Pardonne-moi…Je t’aime si fort.
Nicolas le cœur comblé, pleurant de joie:-Moi aussi, je t’aime (lui relevant le menton, plongeant ses yeux dans les siens) Si tu savais combien je t’aime et combien tu m’as manqué…

Hélène le fixa dans les yeux et posa son pouce sur les lèvres de Nicolas pour en dessiner le contour, avant de se hisser sur la pointe des pieds et d’y déposer timidement les siennes. Avec douceur, Nicolas répondit au baiser. Lentement, délicatement. Avec tout son amour. Leur baiser avait le goût salé des larmes de joie et des promesses éternelles. Leur baiser n’était que le premier de nombreux autres.


9. Ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d‘enfants( Epilogue )

Hélène était rentrée. Hélène était restée. Depuis ses retrouvailles avec Nicolas, elle avait l’impression de vivre un véritable compte de fées. Ils se marièrent entourés de tous leurs amis, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants aurait très bien résumer ce qu’avait été leur vie depuis leur instant magique à l’aéroport. Ils auraient pu s’y manquer, mais le destin, au plus grand bonheur de tous, les avait à nouveau réunis. Ils s’étaient installés ensemble à la cabane, et comme le disait le proverbe, vivait d’amour et d’eau fraiche, passant le plus clair de leur temps ensemble, sous l’œil ravi de toute la bande. Hélène était d’ailleurs revenue travailler à la marina avec les garçons. Moins de six mois plus tard, ils avaient fait un petit , mais parfait et magique, mariage, sur la petite plage de Pelican Bay. Hélène était enceinte et, comme si Nicolas et elle avaient décidé de ne plus faire les choses à moitié, donnerait bientôt naissance à deux petites filles. Nicolas avait été fou de joie à l’annonce de la nouvelle, et avait réquisitionné les garçons pour faire les travaux d’aménagement nécessaires sur la cabane. Tout était prêt à accueillir les deux petites princesses qui pouvaient arriver d’un jour à l’autre. Pour cette raison, le futur papa avait de plus en plus de mal à accepter de partir en croisière avec des clients, malgré les encouragements de sa femme. José, à qui Johanna donnerait un fils d’ici trois mois, comprenait parfaitement les angoisses de son ami, et avait accepté qu’ils ne fassent plus que des balades en attendant que les enfants soit nés. Laly, qui avait beaucoup changé depuis qu’elle avait retrouvé l’amour auprès de Jimmy, avait été chargée de veiller sur les filles.

Hélène, entrant dans l’agence:-Coucou les filles!
Johanna surprise:-Hélène? Mais qu’est-ce que tu fais là? Ne me dis pas que tu es venue seule?
Hélène riant:-Mais non! Stéphane est passé me voir, et je lui ai demandé s’il pouvait me déposer ici, comme ça je pourrais déjeuner avec vous, je commence à m’ennuyer!
Laly fâché:-Il va m’entendre! Il n’est pas sérieux!
Hélène riant:-Ne va pas embêter ce pauvre Stéphane, c’est moi qui lui ai demandé!
Laly:-Oui, ben quand même! Nicolas t’as confié à moi, j’ai pas envie qu’il t’arrive quelque chose!
Johanna:-Laly investie d’une mission: pauvre de nous!
Laly:-Ah-Ah!
Hélène:-Allez ma Laly, comme ça tu pourras veiller de près sur moi, et…

Dans une grimace, Hélène porta une main à son ventre.

Johanna inquiète:-Hélène?
Laly s’accroupissant devant elle:-Hélène, ça va?
Hélène hochant la tête:-Je crois que je vais accoucher les filles.
Johanna:-Oh merde!
Laly:-T’es sûre? (Voyant Hélène serrer les dents à une nouvelle contraction)Ok! J’appelle l’ambulance!
Johanna se précipitant sur la radio:-Et moi je dis aux garçons de revenir!
L’ambulance était venue chercher Hélène et la jeune femme avait été préparée et conduite en salle de travail, ses amies à ses cotés, lui tenant la main. Elle avait peur, et demandé régulièrement à Laly ou Johanna, où était Nicolas.

Laly promettant:-Il va arriver!
Johanna rassurante:-Il a dit qu’il n’était pas très loin, ne t’en fais pas!
Hélène:-Je ne veux pas avoir mes filles sans Nicolas…
Laly:-Je sais ma belle, je sais, j’ai envoyer Stéphane à la marina, ils ne vont plus tarder, fais moi confiance.

Hélène hocha la tête et serra les mains de ses amies dans une nouvelle contraction. Nicolas entra au même moment.

Hélène:-Nicolas!
Nicolas prenant la place de Johanna, embrassant sa femme sur le front:-Mon amour, je suis là, ne t’en fais pas.

Laly et Johanna s’éclipsèrent discrètement, laissant les futurs parents en tête à tête pour rejoindre José et Stéphane dans le couloir. Six heures plus tard, Nicolas, pleurant de joie, les y rejoignit. Entre temps, le reste de la bande était arrivé.

Nicolas:-Je suis papa!
José:-Félicitation vieux!
Jimmy riant:-Bienvenu au club!
Johanna:-Comment va Hélène?
Nicolas:-Epuisée, mais ça va! Mes trois petites femmes se portent à merveille!
Laly:-On peut les voir?
Nicolas:-Oui, venez!
Stéphane:-Et comment vous les avez appelé?
Nicolas:-Anna et Nina.
José:-J’adore!
Johanna:-That’s so cute!
Nicolas:-Merci, et vous allez voir, elles sont aussi belle que leur maman!

Toute la bande suivit Nicolas, et s’extasia sur les deux bébés. Pour Nicolas s’était le début d’une grande aventure, et pour donner raison au conte, leur famille s’agrandirait encore. Plus tard. Mais ceci est une autre histoire.

Fin



Avrildemai

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