06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

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06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  olkev le Mer 29 Déc 2010 - 21:06

Et oui Hélo pour toi je l'ai fait ma première FF, j'ai pris le meilleur sujet qui puisse exister....
Joyeux Noel! de l'indulgence pour cette première fois, et merci a Mélodie ma correctrice!

Chapitre 1 : le hasard


Seul sur la plage, Nicolas était perdu dans ses pensées : comment en quelques semaines tout cela avait-il pu se produire ? Jeanne en prison, Hélène disparue en mer ? Les deux femmes de sa vie n’étaient plus là aujourd’hui. Jeanne avait été très claire en prison : elle ne voulait pas de son aide. Quant à Hélène, après l’avoir poussé à partir à Paris, suite à leur baiser, elle était maintenant disparue. Le jeune homme avait du mal à admettre cette idée, mais le temps qui passait, sans nouvelles d’Hélène, le poussait à penser qu’elle s’était effectivement noyée, malgré les réticences de José à admettre cette théorie. Juste avant son départ pour Paris, ils avaient échangé un baiser, et même si ils n’étaient pas allés plus loin, Nicolas avait éprouvé sur cette même plage, où Hélène s’était endormie autour du feu, des sentiments qu’il avait pensé disparus. La disparition d’Hélène l’empêchait d’aller plus loin et de réfléchir plus en profondeur à ses sentiments.
Il fut tiré de ses pensées par l’arrivée de José, qui avait dormi à la cabane.
José : Salut Nico, ça va ce matin ?
Nicolas : Salut ! Oui, on fait aller, t’as bien dormi ?
José : Moyen…J’ai rêvé d’Hélène… Elle n’est pas morte Nico j’en suis sûr…
Nicolas, le coupant : Ecoute, on ne va pas reprendre à nouveau cette conversation, s’il te plait. Allez, on boit un café et on va travailler.
José acquiesça en silence.

Plus tard Nicolas, après avoir ouvert le courrier, partit faire des courses pour préparer un charter pour le lendemain, laissant à José le soin de gérer la Marina.
Sur la route, perdu dans ses pensées, il s’aperçut qu’un taxi rouge lui faisait des appels de phare ; il reconnut alors Rudy, un ami qui les avait aidés quelques mois auparavant avec Virginie, la cousine d’Hélène.
Il gara sa voiture sur le bas-côté, et Rudy apparut à sa fenêtre
Nicolas : Hello, Rudy alors, la forme ?
Rudy : Oui ça va. Il m’est encore arrivé une histoire incroyable, faut que je te raconte. J’étais parti à Caracas pour acheter un nouveau taxi, et j’ai rencontré une jeune femme, française, elle travaillait dans un drôle de bar.
Nicolas : Ah mais c’est bien ça ! Alors une nouvelle conquête ?
Rudy : Non mais attends, c’est pas ça ! Imagine toi qu’elle est amnésique, elle ne se rappelle de rien.
Nicolas : Ah bon, comment ça se fait ?
Rudy : On ne sait pas, elle a été repêchée en mer par un cargo ; elle a dû tomber d’un bateau, mais le consulat de France ne l’a pas retrouvée dans la liste des personnes disparues.
Nicolas, hésitant : Elle se souvient de son nom ?
Rudy, prenant conscience de la gravité du jeune homme : Non, je l’ai appelée Francesca, pourquoi ?
Nicolas : Récemment, une de mes amies a disparu en mer, on est sans nouvelles d’elle. D’ailleurs tu la connais, enfin si on veut, c’est la cousine de Virginie. Elle est comment ?
Rudy : Plutôt jolie, de taille normale avec des longs cheveux châtains clairs, elle doit avoir une bonne trentaine d’années.
Nicolas, troublé : Ça correspond à sa description. J’aimerais bien m’assurer que ce ne soit qu’une coïncidence, je ne peux pas rester dans le doute comme ça. Elle vit où ?
Rudy : Elle habite chez moi, depuis une semaine déjà. Ecoute, je dois aller chercher un client et le déposer à l’aéroport. Ensuite, on pourrait se retrouver en bas de chez moi dans une heure et je te la présenterai.
Nicolas acquiesça, son cœur se serrait, serait-il possible que ce soit Hélène ? Cela expliquerait le fait qu’il n’ait pas de nouvelles depuis sa chute ? Il hésita à prévenir José, mais son ami était tellement sensible sur ce sujet qu’il préféra ne pas lui faire de fausse joie.

Une heure plus tard, il gara sa voiture devant la maison de Rudy ; il ne tenait plus en place, le chauffeur de taxi arriva enfin.
Il le fit monter à l’appartement et appela « Francesca c’est moi ? ».
Une porte s’ouvrit au fond d’un couloir, et la jeune femme apparut. Nicolas n’en croyait pas ses yeux : c’était bien elle, son Hélène, que tout le monde pensait disparue. Les larmes lui montèrent aux yeux quand il prit conscience qu’elle n’était pas morte et était là, devant lui. Rudy le regardait, et au visage du jeune homme, comprit qu’il s’agissait de la cousine de Virginie. Hélène, elle, fixait Nicolas, perplexe, étonnée de le voir si ému.
Rudy lui expliqua alors qui il était, mais Nicolas le coupa pour serrer Hélène dans ses bras ; celle-ci fut surprise par ce geste.
Nicolas, saisissant son visage entre ses mains : Hélène, je suis trop heureux de te voir, tu m’as tellement manqué, j’ai eu si peur…
Hélène, surprise : Ah, on se connaît alors ?
Nicolas marqua un temps d’arrêt : Oui, on se connaît depuis quinze ans. On était étudiants à Paris, tu te souviens ? Toi, tu vivais à la cité universitaire avec les filles, Cathy, Johanna, Laly, Manuela, et moi avec les garçons : Christian, Etienne, Sébastien, Olivier… ?
La jeune femme garda le silence.
Nicolas poursuivit sur sa lancée : On avait monté un groupe de rock, on répétait au garage avec les garçons, et ensuite on a vécu tous ensemble dans une grande maison en banlieue. On avait notre chambre…
Hélène, surprise : comment ça, on ? Vous voulez dire qu’on était ensemble tous les deux ?
Nicolas : Oui.
Hélène : Et maintenant ? Enfin je veux dire avant mon accident ?
Nicolas, gêné : Euh non, enfin pas vraiment, mais c’est compliqué, on s’est séparés en Australie…
Hélène : En Australie ?
Nicolas : Oui, on a vécu avec ta grand-mère, elle était malade, on s’est occupé d’elle, puis on est restés habiter là-haut. Ensuite je suis venu ici, après notre séparation, il y a cinq ans, et tu es arrivée il y a presque deux ans maintenant. Tous nos amis vivent ici.

Hélène semblait songeuse. Elle avait beau réfléchir, tous ces souvenirs ne se recollaient pas dans sa mémoire. Rudy, voyant la jeune femme perturbée, et craignant un nouveau malaise, lui suggéra de s’asseoir, puis prit Nicolas à part.
Rudy : Ecoute Nicolas, elle est encore fragile, elle a fait plusieurs malaises, il ne faut pas la brusquer ; le docteur a dit que sa mémoire reviendrait sûrement, mais qu’il fallait être patient.
Nicolas : Oui je comprends, mais je veux l’aider, tu te rends compte, j’ai du mal à y croire…
Rudy, percevant bien le trouble du jeune homme : Ça fait beaucoup de nouvelles pour elle, laisse la digérer, et puis reviens plus tard, ce soir par exemple, pour en reparler avec elle.
Nicolas : Oui tu as raison, je ne veux pas la perturber plus encore, et de toute façon, j’ai un rendez-vous avec des clients. C’est tellement frustrant qu’elle soit là mais qu’elle ne se rappelle de rien… Je reviendrai ce soir, avec des photos : ça l’aidera peut-être.
Rudy : Oui bonne idée, viens manger avec nous, je vous préparerai une spécialité de mon pays.
Nicolas : Bon d’accord, par contre n’en parle pas aux autres, je pense qu’il faut laisser faire les choses petit à petit.
Il salua Rudy, et partit à regret. De multiples pensées assaillaient son esprit : Hélène était bien en vie, mais amnésique ? Toutes leurs années, leurs souvenirs, leur vie en fait, avaient disparu de son esprit.

La journée passa très lentement pour Nicolas ; il ne cessait de penser à Hélène : José s’était aperçu de son trouble et le questionnait mais se heurtait à son silence. Le soir, le jeune homme expliqua à José qu’il devait dîner avec un vieil ami qu’il ne connaissait pas, et rejoignit la maison de Rudy.
Il retrouva avec joie Hélène et Rudy et, le soir après le repas, il dévoila à Hélène les photos qu’il avait apportées : de leurs amis de fac, de la maison qu’ils avaient ensuite partagée, de leur vie en Australie, ainsi que de sa famille, Justine sa sœur, et ses parents Marie et Roger. Hélas, la mémoire d’Hélène ne se rallumait pas : elle s’intéressait aux photos, tentant de reconnaitre les visages au fil des pages de l’album, mais sans succès.
Rudy les observait mais sans participer ; il avait perçu le regard tendre dont Nicolas couvait Hélène, et l’implication qu’il mettait lorsqu’il racontait à Hélène des anecdotes de leur vie commune.
Nicolas finit par prendre congé, conscient qu’il était mieux que la jeune femme reste vivre chez Rudy afin de ne pas perturber son fragile équilibre.

Chapitre 2 : l’attente


Les jours de la semaine s’étaient écoulés. Nicolas continuait à rendre visite à Rudy et Hélène, essayant d’apporter chaque jour de nouveaux souvenirs et de nouvelles photos. Il l’emmena même se promener à la Marina, alors que José était en mer, en lui expliquant comment elle les avait rejoints sur son voilier, et même ensuite à Happy Bay. Maintes fois, la jeune femme avait cru pouvoir rallumer ses souvenirs, mais pour l’instant ses tentatives étaient restées infructueuses.
Nicolas et Hélène s’étaient rapprochés la jeune femme lui avait rapidement fait confiance, et se sentait à l’aise avec lui. Leur complicité avait ressurgi, néanmoins Nicolas restait soucieux, il ne concevait pas d’abandonner leur passé commun, et gardait espoir qu’elle retrouve la mémoire. Dans le même temps, des sentiments qu’il avait cru jusque-là enfuis, refaisaient surface : il prenait conscience qu’il était toujours amoureux d’Hélène. Le matin, malgré l’amnésie de la jeune femme, il se sentait heureux, et n’avait qu’une hâte, la revoir : elle lui manquait tellement. Il prenait maintenant conscience que depuis son retour, il s’était contenté de la garder auprès de lui, mais sans se poser plus de questions. Peut-être était-il effrayé à l’idée de la perdre à nouveau, et surtout, il y avait Jeanne qui partageait sa vie. Il faisait tout son possible pour qu’elle redevienne « son » Hélène. En effet, il ne se sentait pas de commencer une histoire d’amour, ou plutôt de reprendre leur histoire d’amour, sur de telles bases. Il voulait être sûr que la jeune femme lui ait réellement pardonné ce qu’il s’était passé en Australie, et pas simplement oublié. Il aurait eu l’impression de profiter de la situation, et puis il ne savait pas si la jeune femme partageait ses sentiments.

Cependant, au bout de deux semaines, Nicolas avait désormais du mal à cacher la situation à José, qui pensait qu’il avait fait une nouvelle conquête et surtout, il aurait aimé se confier à lui. José se sentait en effet exclu de son nouveau bonheur, et boudait régulièrement.
A la marina, il retrouva son ami, celui-ci semblait très heureux.
José : Nico, Nico !!
Nicolas : Oui, qu’est qu’il t’arrive ?
José : Ca y’est, Bénédicte rentre à Love Island, avec Léa, Jimmy va être fou de joie.
Nicolas : Elle arrive quand ?
José : Elle rentre demain en fin de journée.
Nicolas : très bien, c’est une super nouvelle, on va préparer une fête à la cabane, tu préviens les autres ? D’autant que j’ai une nouvelle à vous annoncer.
José, souriant : Ah oui laquelle ?
Nicolas : Promis demain je te dis tout, ou plutôt tu verras par toi-même.
José : OK je m’occupe de tout, ça va être géniiiial !

Nicolas avait pris la décision de dévoiler la vérité à ses amis, de leur présenter Hélène, en espérant, qui sait, qu’ils l’aideraient à retrouver la mémoire.

Loin de là, à Paris, deux jeunes femmes et un bébé embarquent dans un avion pour Saint Martin.



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Re: 06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  Avrildemai le Mer 29 Déc 2010 - 21:16

Oh my god! Je suis tout émue de voir que tu as pris la plume pour moi! Ca me fait tout drôle! Vu comme tu aime ce couple, ça ne peut qu'être réussi! Je lis ça tout de suite et promis ensuite je commente!



Dernière édition par Avrildemai le Mer 29 Déc 2010 - 21:27, édité 2 fois

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Re: 06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  olkev le Mer 29 Déc 2010 - 21:20

Avrildemai a écrit:Oh my god! Je suis tout émue de voir que tu as pris la plume pour moi! Ca me fait tout drôle! Vu comme tu aime ce couple, ça ne peut qu'être réussi! Je lis ça tout de suite et promis ensuite je commente!

Very Happy Very Happy t'as vu les supers FF que tu m'as fait!!

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Re: 06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  Avrildemai le Mer 29 Déc 2010 - 21:30

Alors me revoilà: Génial! J'adore! Nico fou amoureux d'Hélène et qui fait tout pour elle, qui conserve le bonheur égoïste de l'avoir retrouvé espèrant qu'elle se retrouve elle-même! Par contre...Où est la suite Shocked Shocked J'ai besoin de savoir moi! En plus y'a la concurente qui est en route! J'aime pas bien ça :p

Merci beaucoup miss! Et vite: la suiteeeeee!!!!!!!!!!!!

olkev a écrit:
Avrildemai a écrit:Oh my god! Je suis tout émue de voir que tu as pris la plume pour moi! Ca me fait tout drôle! Vu comme tu aime ce couple, ça ne peut qu'être réussi! Je lis ça tout de suite et promis ensuite je commente!

Very Happy Very Happy t'as vu les supers FF que tu m'as fait!!

Ben oui mais quand même, moi c'est pas une surprise que j'écrive! Toi c'est un privilége, comme d'avoir reçu une ff de Mélodie ou H&N! ^^Moins les ecris sont courants, plus ils sont précieux ^^ (oulà mes écris ont perdu leur cour pour noel, pensez à revendre vos actions lol! )



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Re: 06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  olkev le Mer 29 Déc 2010 - 21:37

merci!! j'ai la suite en tete je vais l'écrire la semaine prochaine je pense! obligée car si quelque chose me reste en tete ça m'obsède après!

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Re: 06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  Avrildemai le Mer 29 Déc 2010 - 21:42

olkev a écrit:merci!! j'ai la suite en tete je vais l'écrire la semaine prochaine je pense! obligée car si quelque chose me reste en tete ça m'obsède après!

Oui, donc ce ne serait pas raisonnable de le garder en tête Razz (et ça m'arrange ^^)

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Re: 06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  olkev le Mer 29 Déc 2010 - 22:30

Avrildemai a écrit:
olkev a écrit:merci!! j'ai la suite en tete je vais l'écrire la semaine prochaine je pense! obligée car si quelque chose me reste en tete ça m'obsède après!

Oui, donc ce ne serait pas raisonnable de le garder en tête Razz (et ça m'arrange ^^)

oui! la semaine prochaine car ce week end je n'aurai pas le tempsl Very Happy

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Re: 06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  olkev le Lun 3 Jan 2011 - 19:02

voila!!

Chapitre 3 : le destin


José avait prévenu toute la bande et ils s’étaient donné rendez-vous à Happy Bay pour la grande fête pour le retour de Bénédicte.
Le soir, quelle ne fut pas sa surprise de voir arriver Bénédicte et Jimmy en compagnie de Jeanne. Il s’empressa d’aller les saluer.
José : Béné, tu es magnifique, et…
Béné, tenant sa fille dans ses bras : Merci, je te présente Léa.
José, souriant : Elle est mignonne, elle te ressemble.
Béné : Merci.
José, regardant Jeanne : Jeanne, salut.
Jeanne : Bonjour José. Ne sois pas si surpris. J’ai avoué avoir couvert mon frère et ils m’ont libérée.
José : Ah d’accord, t’as bien fait.
Jeanne, soucieuse : Ben, t’as pas l’air ravi de me voir ?
José : Si, si, je suis surpris, c’est tout.

Johanna, Laly, Stéphane et Cynthia les rejoignirent ensuite. Tous furent ravis de découvrir les deux jeunes femmes et Léa. Néanmoins, Johanna s’était aperçue que José avait l’air soucieux. Elle le prit à part.
Johanna : Alors José, ça va pas ?
José : Si, si, ça va, t’inquiète pas.
Johanna : Allez, vas-y, dis-moi.
José, hésitant : Nicolas nous avait donné rendez-vous ici, non seulement pour accueillir Bénédicte, mais aussi pour nous annoncer une grande nouvelle.
Johanna, surprise : Ah bon ? Laquelle ?
José : Je ne sais pas, mais ça fait quelques semaines, qu’il est ailleurs, qu’il cache quelque chose. J’ai pensé qu’il avait peut-être rencontré quelqu’un.
Johanna : Non, tu crois ?
José : J’sais pas, une supposition, mais là avec Jeanne de retour, je sais pas ce qu’il va se passer.
Johanna : Ah oui, je comprends mieux ta tête ! Allez, qui vivra verra, on peut rien faire de toute façon, the show must go on !

De son côté, Nicolas avait expliqué la situation à Hélène : il allait lui présenter ses amis, enfin, leurs amis de toujours. La jeune femme était d’accord, mais un peu nerveuse ; néanmoins, Nicolas avait su trouver les mots pour la rassurer.
Nicolas : Tu sais, ils vont être ravis. Tu nous as tellement manqué, on se connait presque tous depuis la fac !
Hélène : Oui, je me souviens…enfin tu me l’as raconté. C’est juste que j’aimerais tant les reconnaître, me souvenir….et ne pas les décevoir.
Nicolas, lui pressant la main : T’inquiète pas, tu décevras personne. Y’a José aussi, tu te souviens, je t’ai expliqué ?
Hélène : Oui, c’est celui qui conduisait le bateau ?
Nicolas : Oui, c’est ça. Il s’en veut tellement tu sais, il se sent responsable de ta disparition. Il t’aime beaucoup…
Hélène : Ah bon, tu veux dire que…. ?
Nicolas, souriant : Ah non, pas du tout, t’es comme une sœur pour lui. Et puis,…
Le jeune homme interrompit sa phrase, semblant songeur.
Hélène : Et puis, quoi ?
Nicolas, soupirant : Non, rien, c’est compliqué.

Nicolas partit à la cabane. Hélène devait le rejoindre avec Rudy un peu plus tard, pour lui laisser le temps de préparer leurs amis. Dans la voiture, il cherchait ses mots, réfléchissant à comment leur annoncer la nouvelle en douceur. Il avait un peu peur de leur réaction.
Arrivé sur la plage, il aperçut Bénédicte, avec sa fille dans ses bras. Bizarrement, il remarqua que ses amis étaient tous alignés les uns à côté des autres.
Nicolas : Salut ! Béné, ravi de te revoir ici, tu m’as manqué.
Béné : Moi aussi, voici Léa.
Nicolas, regardant le bébé : Salut Princesse, tu es très belle.
Puis se tournant vers ses amis : Qu’est-ce que vous faites comme ça ?
Ils rigolèrent et en criant « surprise », s’écartèrent, laissant apparaître Jeanne. Il y eut un instant de silence.
Le jeune homme sentit son cœur se serrer. Il avait du mal à y croire. Comment pouvait-elle être de retour, précisément le jour où il devait leur annoncer pour Hélène ? Le destin lui jouait un drôle de tour…
Finalement, Jeanne lui lança un timide « Nicolas ? », et se dirigea vers lui. Machinalement, il l’accueillit dans ses bras, sans encore pleinement réaliser ce qu’il se passait.

Heureusement, au bout de quelques instants, José, ayant perçu l’embarras de son ami, lança : « Alors, Nico quelle est ta grande nouvelle ? »


Chapitre 4 : L’heure de vérité.


Tous ses amis le regardaient, attendant une réponse. Nicolas se racla sa gorge, et lâcha la bombe d’une traite : « J’ai retrouvé Hélène, elle est vivante ».

Un instant de silence s’abattit sur la plage, pour la deuxième fois de la soirée. Même Laly, d’habitude si bavarde, semblait sonnée.
José finit par réagir : Comment ça ? Depuis quand ?
Nicolas : Ça fait deux semaines environ.
José, violemment : Quoi, et tu nous annonces ça seulement maintenant, la bouche en cœur ? T’es con ou quoi ?
Johanna : Attends José, calme toi. Il doit avoir une bonne raison.
Laly, le regard dur : Oui, et bien j’aimerais savoir laquelle ??
Nicolas : Après être tombée du bateau, elle a été repêchée par un cargo, mais elle est amnésique : elle se rappelle plus de nous…
José, manifestement sonné : Quoi ? Elle…Elle nous a oubliés ?
Nicolas : Mais elle est en vie José…. En vie !
José, venant le serrer dans ses bras : Excuse-moi, Nico, je suis tellement content ! J’sais pas ce qu’il m’a pris de réagir si violemment.
Nicolas : C’est pas grave, je comprends, et je m’y attendais.
José : Et, comment tu l’as retrouvée alors ?
Nicolas : C’est Rudy, vous, vous souvenez, le chauffeur de taxi qui nous a aidés avec Virginie ? Il l’a rencontrée à Caracas, elle était serveuse dans un bar. Il a décidé de l’aider, et quand je l’ai croisé par hasard sur la route, il a voulu me raconter son histoire. En l’écoutant, j’ai eu un doute, tout collait avec Hélène, mais elle ne se rappelait plus de son nom.
Béné : Ah bon, même ça, elle l’a oublié ? C’est terrible.
Nicolas : Oui, je sais. J’ai donc décidé de la rencontrer au cas où. Et là vous imaginez bien ma surprise.
Johanna : Ah ben oui, on imagine…
Nicolas : Enfin, j’ai passé beaucoup de temps avec elle ces deux dernières semaines ; je lui ai raconté toutes nous histoires, j’ai ramené des photos, mais sans succès.

Tous étaient sous le choc, partagés entre la joie d’avoir retrouvée leur amie, et la tristesse qu’elle soit amnésique.
Johanna : Et c’est définitif ? Elle ne retrouvera jamais la mémoire ?
Nicolas : Si, le médecin dit que ça peut revenir à tout moment, maintenant comme…. dans dix ans.
Laly : Mon dieu, c’est pas possible.
Nicolas : Si, malheureusement. Mais ensemble, on va tous l’aider, on va peut-être réussir.
Cynthia : Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ?
Nicolas : Faut lui parler, lui raconter vos souvenirs, vos anecdotes, en espérant que ça soit le déclic… Et surtout être patient.
Jeanne: T’inquiète, on va tous s’y mettre, on ne va pas la laisser tomber.
Ses amis approuvèrent tous.

Soudain, le taxi de Rudy apparut. Le jeune homme en descendit avec Hélène. Nicolas monta l’escalier, prit la main de la jeune femme, et la rassura : « Ca va aller t’en fais pas, je suis là. »
Ils rejoignirent les autres sur la plage.
Nicolas : Hélène, je te présente tous nos amis…
Hélène, le coupant : Attends, j’ai essayé d’apprendre vos prénoms avec les photos que tu m’as montrées. Alors, vous, c’est Johanna, du Texas, et on était ensemble à la cité universitaire.
Johanna, émue : Oui c’est moi, Hélène ! On se tutoie, tu m’as manquée, je suis ravie que tu sois là.
Hélène : Merci. Ah voila, Laly, la Brésilienne !
Laly, émue : Oui, c’est moi ! Oh Hélène c’est un miracle! Et je te présente Diego, mon fils.
Hélène : Ensuite, Bénédicte, qui était à Paris, et qui vient d’avoir un bébé, avec Jimmy.
Bénédicte : Oui je te présente Léa. Je suis tellement contente Hélène.
Jimmy : Moi aussi Hélène, on t’a cherchée tu sais.
Hélène : Oui, je sais, Nicolas m’a dit. Merci. Ah, et toi c’est Cynthia, la seule fille du groupe de musique !
Cynthia, souriant : Oui, tu as vraiment tout bien retenu… Euh, enfin, je voulais dire que…
Hélène, la rassurant : T’en fais pas, j’ai compris. Et le pilote, Stéphane.
Stéphane : Oui c’est bien moi, je suis content de te voir.
Hélène : Et enfin, José ! Nicolas m’a beaucoup parlé de toi, faut pas que tu t’en veuilles tu sais.
José, les larmes aux yeux, la prit dans ses bras : Hélène, j’y croyais plus, je suis tellement content.
Hélène, lui souriant : Moi aussi.
Puis regardant Jeanne : Par contre, je m’excuse, je ne crois pas avoir vu votre photo, enfin je m’en souviens pas.
Nicolas, un peu gêné : C’est que…
Jeanne, souriant : Je n’ étais pas censée être là aujourd’hui, c’est pour ça. T’en fais pas. Je suis Jeanne, une amie. Je suis ravie de te voir.
Hélène : Merci. De même.

La soirée se passa calmement autour du feu, au milieu des rires et des souvenirs. Hélène était restée à côté de Nicolas toute la soirée.
Jeanne avait remarqué que leur complicité était toujours là : malgré l’amnésie, leur relation semblait si naturelle, et ils avaient l’air de se compléter parfaitement.

Plus tard dans la soirée, José prit Nicolas à part.
José : Nico, tu sais, faut continuer à aider Hélène, faut pas laisser tomber.
Nicolas, surpris : Ben, évidemment, pourquoi tu dis ça ?
José : J’sais pas, comme Jeanne est de retour…
Nicolas : Ca n’a rien à voir ! Hélène, c’est différent…
José : Oui, et tu vas faire quoi avec Jeanne ?
Nicolas : Ben, je sais pas, je vais laisser faire le temps j’imagine.
José : Fais gaffe Nicolas, tu les as perdues une fois toutes les deux, il faudrait pas que ça se reproduise encore.
Nicolas resta sans voix, songeur. Après tout, son ami avait peut-être raison ; il était temps qu’il prenne son destin en main.

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Re: 06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  mariemarie le Lun 3 Jan 2011 - 20:10

Trop classe cette histoire !! Et en plus écrite par Olivia !!! Very Happy
Je n'ai que deux mots à dire : LA SUITE !!!

Beau travail grande chef Wink

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Re: 06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  olkev le Lun 3 Jan 2011 - 20:59

merci marie²!!!

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Re: 06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  Avrildemai le Lun 3 Jan 2011 - 21:39

merciiiiiiiii!!!!
la suite ^^!!!!
(oui je me répéte! je sais :p)

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Re: 06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  olkev le Sam 8 Jan 2011 - 21:52

2 nouveaux chapitres!

Chapitre 5 : Aveu
La soirée touchait à sa fin. Tout le monde remercia Nicolas pour sa fête et sa surprise, puis prit congé. Rudy, lui, était parti un peu plus tôt dans la soirée car il devait se lever de bonne heure pour aller chercher des clients à l’autre bout de l’île le lendemain matin. Aussi, Nicolas insista pour raccompagner Hélène chez Rudy : il préférait s’en charger lui-même.

Dans la voiture, les deux jeunes gens discutaient.
Nicolas : Alors, t’en as pensé quoi ?
Hélène : La soirée était très sympa, les filles sont tellement gentilles avec moi. On avait l’air vraiment amies… J’espère que je me rappellerai un jour.
Nicolas, lui serrant le bras : Oui, j’ai confiance en ta mémoire, ça va revenir. Faut juste être patient.
Hélène : J’espère que tu as raison…
Nicolas : C’est une bonne idée que tu déjeunes avec Laly et Johanna demain. Elles te montreront leur agence.
Hélène : Oui, j’ai hâte de la voir, et aussi de découvrir la maison où j’ai vécu.
Nicolas : Tu pourrais retourner vivre là-haut tu sais.
Hélène, hésitante : Mmh, les filles me l’ont proposé, mais je veux pas les déranger.
Nicolas : Tu les dérangeras pas crois-moi, et pour supporter Laly, il vaut mieux être deux !
Hélène, rigolant : Oui, elle est toujours comme ça ? Je veux dire, elle parle toujours autant ?
Nicolas : Ah ça, oui ! Tu vas y aller alors ?
Hélène : Je sais pas. Y’a Rudy aussi, il a été si gentil jusque-là, je ne peux pas le laisser tomber comme ça.
Nicolas : Mmh, c’est sûr. Mais Johanna et Laly sont tes amies aussi, tu leur as manqué tu sais.
Hélène : Je vais réfléchir. Et José, il est vraiment adorable! Mais, il n’a personne dans sa vie ?
Nicolas, rigolant : Et non !
Hélène, surprise : Pourquoi tu rigoles ?
Nicolas : Tu sais, José, c’était un vrai dragueur. Il était avec Bénédicte depuis l’université.
Hélène : Ah bon ? Et qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Nicolas : Leur histoire a toujours eu des hauts et des bas. José n’était pas un modèle de fidélité. Et puis, deux ans après leur arrivée ici, Bénédicte en a eu marre et l’a quitté.
Hélène : Pour Jimmy ?
Nicolas : Non, ça c’était plus tard. Mais José regrette. Il s’est rendu compte qu’il tenait vraiment à elle, mais c’était trop tard. Et il a décidé de la laisser vivre son amour avec Jimmy.
Hélène : Il doit être triste et ça doit être dur pour lui…
Nicolas, hésitant : Tu sais… C’est pas toujours facile de se rendre compte qu’on aime vraiment quelqu’un.
Hélène : Pourquoi tu dis ça ?
Nicolas, embarrassé : Je t’ai dit qu’on avait vécu en Australie et qu’on s’était séparés.
Hélène : Oui, je me souviens.
Nicolas, honteux : En fait, je t’ai trompée et tu m’as surpris avec la fille, dans notre lit.
Hélène l’observa avec un regard, qu’elle n’avait pas eu jusqu’à présent. Le jeune homme sentit son cœur se serrer. Il eut peur d’avoir perdu sa confiance, il se maudit : il aurait mieux fait de se taire.

La voiture était maintenant arrêtée devant chez Rudy.
Hélène, songeuse : Et ensuite, qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Nicolas, hésitant : J’ai pas pu t’expliquer, tu m’as pas laissé le temps, tu es partie de notre appartement.
Hélène : Et tu n’as pas essayé de me rattraper et de m’expliquer ?
Nicolas, cherchant ses mots : J’ai eu tellement honte. Tu sais cette fille, je l’aimais pas, c’est toi que j’aimais….Mais je m’en suis rendu compte trop tard. J’ai fait mes bagages et j’ai quitté notre appartement. Je t’avais laissé un petit mot, en t’indiquant que j’allais passer quelques jours chez nos amis à Sidney. Comme tu ne m’as pas rappelé… alors j’ai pas osé t’appeler non plus. Je savais que je t’avais fait du mal. Milles fois, j’ai pensé à t’appeler, à revenir en Australie, mais j’étais sûr que tu me pardonnerais pas. J’ai même pas dit la vérité aux autres quand je les ai retrouvés.

Ce long flot de paroles avait soulagé Nicolas, il se sentait libéré d’un poids. Il reprit son souffle, et prit la main d’Hélène.
Nicolas : Je suis vraiment désolé de te raconter ça... Mais j’avais besoin de te le dire.
Hélène, triste : Je comprends. Mais tu sais, c’est difficile, vu que je me rappelle pas de notre histoire.
Le jeune homme sentit comme un coup de poignard dans sa poitrine. La réalité le rattrapait.
Hélène, doucement : J’aimerais te dire que je te pardonne. Mais je peux pas, ça…n’aurait pas de sens actuellement. Enfin, je te remercie de m’avoir dit la vérité.
Nicolas la serra dans ses bras, et la jeune femme s’abandonna quelques instants à cette étreinte. Il se sentait bien dans ses bras. Il retrouvait son odeur, ses longs cheveux. Si seulement… Il n’avait pas tout fait foirer.

La jeune femme se détacha : Il faut que je rentre maintenant. Et puis Jeanne doit t’attendre à la cabane.
Nicolas, surpris : Euh… oui. Mais tu sais Jeanne et moi…
Hélène, le coupant : Ecoute, Nicolas, pas ce soir. Je suis fatiguée là.
Nicolas : D’accord. A demain, alors. Je t’attends pour la balade. Et bonne nuit.
La jeune femme acquiesça t lui déposa un baiser sur la joue, et rentra chez elle.

Sur la route, Nicolas se rendit compte qu’il était fatigué. Cet aveu l’avait véritablement épuisé. Lui avoir raconté toute cette histoire avait ravivé certains souvenirs, et des sentiments qu’il pensait enfouis.
Puis, il constata qu’il était parti déjà depuis une heure de la cabane où Jeanne devait l’attendre.
Jeanne… Le jeune homme avait réussi à éviter toute explication durant la soirée, mais il était conscient qu’il ne pourrait pas l’éviter longtemps. Il repensa à ce que lui avait dit José « Prends ton destin en main ».
Néanmoins, les choses n’étaient pas si faciles.
D’un côté, il y avait Jeanne, il pensait qu’elle l’avait oublié, mais elle était sortie de prison pour lui, condamnant son frère.
Et, de l’autre, Hélène. Jamais il ne l’avait totalement oubliée, elle faisait partie de lui. Passer ces dernières semaines à ses côtés, même si sa mémoire lui faisait défaut, avait été une renaissance. Il avait eu l’impression qu’ils reconstruisaient leur histoire. Cependant, il savait que actuellement Hélène ne se rappelait pas de leur passé. Elle n’éprouverait certainement pas les mêmes sentiments quand elle retrouverait la mémoire. C’est elle qui l’avait envoyé à Paris retrouver Jeanne après tout. Si elle l’avait vraiment aimé, elle n’aurait pas fait ça…

La vue de la plage le tira de ses pensées.
Nicolas entra dans la cabane et fut soulagé, sûrement par lâcheté, de s’apercevoir que Jeanne s’était endormie. Il décida de passer la nuit dans le hamac à l’extérieur.

Chapitre 6 : La vie

Le lendemain, Jeanne vint le retrouver sur la plage.
Jeanne, souriant : Bonjour. Je t’ai pas entendu rentrer hier soir. Désolée, le décalage horaire surement.
Nicolas : C’est pas grave t’en fais pas. T’as bien dormi ?
Jeanne : Oui, j’avais oublié comme c’était agréable de dormir près de l’océan.
Nicolas, sec : C’est sûr, ça doit te changer.
Jeanne : Ecoute Nicolas, je suis désolée. J’aurai s dû te dire la vérité pour mon frère et la prison.
Nicolas : Oui.
Jeanne : J’ai pas osé, c’était trop dur… Et puis, je ne voulais pas que tu aies pitié de moi.
Nicolas, furieux : Mais voyons Jeanne, on est, enfin on était un couple ! Y’a pas de pitié entre nous. Si tu ne me fais pas confiance, ça sert à rien d’être ensemble.
Jeanne : Je sais, mais je ne voulais pas que tu arrêtes de vivre pour moi.
Nicolas : Tu imagines quand j’ai reçu ta lettre ? Et ensuite quand j’ai appris pour la prison ?
Jeanne, gênée : Oui. Je m’en excuse encore. J’espère que tu pourras me pardonner un jour.
Nicolas : Je pense que oui…
Jeanne, souriant, vint se blottir dans ses bras. Le jeune homme lui rendit d’abord son étreinte puis se recula.
Nicolas : Mais pour l’instant, je sais pas Jeanne. J’ai besoin de faire le point.
Jeanne, hésitante : C’est Hélène ?
Nicolas : Non, enfin…Si. Je veux continuer à l’aider à retrouver sa mémoire. Et elle doit avoir confiance en moi pour ça.
Jeanne : Mais c’est pas pour autant que tu dois t’empêcher de vivre. Tu sais, je comprends totalement que tu veuilles passer du temps avec elle, c’est normal.
Nicolas : Merci. Bon, tu vas faire quoi aujourd’hui ?
Jeanne : Je pense que je vais aller voir Béné et puis refaire des colliers pour le marché.
Nicolas : Tu peux venir travailler à la marina si tu veux.
Jeanne, gênée : Je préfère te laisser un peu d’espace.
Nicolas : Comme tu veux. Je vais retrouver José, et puis dans l’après-midi, Hélène doit passer nous voir.

Ils échangèrent un rapide baiser, et Nicolas partit à la Marina. José était déjà sur place.
José, souriant : Salut Nico ! Alors, comment s’est passée ta soirée ?
Nicolas : Ben t’étais là non ?
José : Mais non ! Je veux dire après. T’as raccompagné Hélène non ?
Nicolas, souriant : Tu ne changeras jamais toi !
José : Et non c’est trop tard maintenant ! Alors, raconte !!
Nicolas : Ben rien, on a discuté, c’est tout.
José : Et de quoi ?
Nicolas : Oh, du passé...Si tu veux tout savoir, je lui ai dit pourquoi on s’était séparés.
José, surpris : Ah, ben c’est pas la meilleure technique de drague.
Nicolas, énervé : Oh, ça va José. C’est pas le moment de toute façon.
José, violemment : Ah oui ? Et pourquoi ? A cause de Jeanne, c’est ça ? Elle revient et toi tu rappliques la bouche en cœur ? Elle s’est excusée au moins ?
Nicolas : Ca va, José, ça te regarde pas !
José : Oui, c’est ça, c’est facile hein. Elle est où d’ailleurs ?
Nicolas : A la cabane.
José : Je vois.
Nicolas, furieux : Mais qu’est-ce que tu voulais que je fasse ? J’allais pas lui dire de partir quand même ?
José : Et pourquoi pas ?
Nicolas : Sois pas con ! J’ai dormi dans le hamac, si tu veux tout savoir !
José : Tu fais ce que tu veux, mais je t’aurai prévenu !
Nicolas : Oui, ça, je sais. Bon, on peut bosser maintenant ?
José, marmonnant : Oui chef ! C’est quoi le programme ?
Nicolas : Faut préparer le bateau. J’ai proposé à Hélène de faire un tour cette après-midi.
José, souriant : Ah oui ? Ah ça, c’est une bonne idée ! Je peux venir aussi ou c’est un tête à tête ?
Nicolas, souriant : T’es incroyable toi, tu changes d’humeur en un instant ! Non, viens avec nous, elle t’aime bien tu sais.
José, taquin : C’est vrai ? Elle te l’a dit ?
Nicolas : Oui.
José, sérieux : Hum, c’est intéressant, je suis célibataire après tout. Et Hélène, ben c’est Hélène quoi.
Nicolas : Pardon ?
José : Ben, si t’es avec Jeanne, y’a pas de problème non ?
Voyant, le visage de son ami se figer : Ça va, je rigole. Tu sais bien que Hélène c’est quelqu’un de spécial pour moi. Je la respecte trop pour ça.
Nicolas, soulagé : Oui. Et puis, tu n’as jamais été son style !
José, espiègle : T’es sûr ? Rappelle-toi, elle a hésité entre nous, quelques temps….
Nicolas : Ah, ah !
José : Oh la la, si on peut plus plaisanter... Allez, on va bosser.

Dans l’après-midi, comme convenu, Hélène les rejoignit. Nicolas fut soulagé de constater qu’elle était venue malgré sa confidence de la veille.
Ils partirent se promener en mer. Aux commandes, Nicolas expliquait à la jeune femme comment fonctionnait un bateau. Elle semblait ravie et épanouie.
Hélène : Oui, je me souviens de ces gestes. J’ai l’impression que j’ai pas oublié ça.
Nicolas, plein d’espoir : Ah oui, tu crois ? Ou ça vient de te revenir ?
Hélène : Non, je crois que j’avais pas oublié. Tu sais c’est comme le vélo, j’ai pas oublié comment on s’en sert.
Nicolas, déçu : Oui, tu as sûrement raison. C’est pas les mêmes souvenirs.
José : Excusez-moi de vous déranger, mais y’a une jolie crique par là. On pourrait aller se baigner ?
Hélène : Ah oui, bonne idée, surtout avec cette chaleur.
Ils avancèrent encore un peu, et jetèrent l’ancre. Ils avaient déjà passé quelques instants à se baigner, quand Hélène remonta sur le bateau, pour chercher un ballon.
Elle s’apprêtait à sauter du pont, quand José l’interpella : « Hélène ! Par ici la balle ! »
La jeune femme porta ses mains à sa tête.
Nicolas : Hélène, ça va ?
Pour toute réponse, la jeune femme s’évanouit. Sa tête heurta le sol, et elle tomba à l’eau.
Nicolas cria « Hélène !! ». Il n’était pas loin d’elle, et put donc la secourir rapidement.
Nicolas, hurlant : José, viens m’aider, faut la ramener sur bateau. Elle est inconsciente.
José, paniqué : Mais c’est pas vrai ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

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Re: 06 : FF Nico retrouve Hélène amnésique

Message  olkev le Dim 30 Jan 2011 - 10:58

Chapitre 7 : Les souvenirs


Nicolas et José avaient remonté Hélène sur le bateau et l’avaient allongée dans une des cabines. La jeune femme n’avait pas repris conscience.
Nicolas, anxieux : Allez José, dépêche-toi ! Tu rentres à la marina, et tu préviens la capitainerie qu’on a besoin d’une ambulance.
José, livide : Oui, j’y vais. Je suis désolé, Nico.
Nicolas : Arrête, c’est pas de ta faute.
José : Je suis maudit… Je monterai plus sur un bateau, c’est fini.

Nicolas caressait la joue d’Hélène et lui tenait la main.
Nicolas, murmurant : Allez, Hélène. Réveille- toi, j’ai besoin de toi. Tu peux pas me laisser comme ça…
Au bout de quelques minutes, qui lui parurent des heures, la jeune femme remua.
Nicolas : Hélène, tu m’entends ? Ca va ? Comment tu te sens ?
Hélène, ouvrant doucement les yeux : Nicolas ?
Nicolas, euphorique : Oui, c’est moi ! Tu te sens bien ?
La jeune femme s’était redressée, et lentement reprenait ses esprits.
Hélène : Qu’est ce qu’il s’est passé ?
Nicolas : Tu t’es évanouie et tu es tombée à l’eau. Tu te souviens ?
Hélène : Euh, vaguement.
Le jeune homme la prit dans ses bras, et la serra contre lui. Hélène lui rendit son étreinte, un peu surprise.
Nicolas, lui caressant la joue : J’ai eu si peur…
Soudain, il prit son visage entre ses mains, et lui déposa un baiser sur les lèvres. La jeune femme ne le repoussant pas, il s’enhardit et sa bouche se fit plus avide. Hélène lui rendit son baiser passionnément.
Durant leur étreinte, ils n’entendirent pas José, descendu prendre des nouvelles. Il sourit en les voyant et remonta rapidement sans faire de bruit.
Pour Nicolas et Hélène, le temps s’était arrêté ; ils partageaient ce moment ensemble. Comme s’ils ne s’étaient jamais quittés, retrouvant rapidement leurs sensations passées. Les caresses du jeune homme commençaient à se faire plus pressantes, Hélène se recula.
Hélène, reprenant son souffle : Arrête Nicolas. On ne peut pas faire ça à Jeanne. Rappelle-toi les dernières fois.
Nicolas, surpris : Comment-ça les dernières fois ?
Hélène : Ben oui sur le bateau, elle nous a vus depuis l’hélicoptère. Et sur le bateau quand José est arrivé après pour nous dire que Jeanne était en prison.
Nicolas, souriant : Oui.
Hélène, mécontente : Pourquoi tu souris ? C’est pas bien franchement.
Nicolas : Mais non, c’est pas ça. Ca y est tu, te souviens ? Je veux dire, tous tes souvenirs sont revenus ?
Hélène, stupéfaite : Oh c’est pas vrai… Si, je revois bien la fac, Cathy et Etienne, Christian, Olivier…
Nicolas, la serrant dans ses bras : Je suis si content. J’y croyais plus.
Hélène : Je te remercie, je sais que tu m’as beaucoup aidée.
Nicolas : Tu rigoles ou quoi ? T’aurais fait la même chose pour moi.
Hélène, après un bref sourire, ajouta tristement, comme pour elle-même : Bon maintenant, c’est fini.
Nicolas, ne comprenant pas : Oui, tu vas retrouver tous tes amis, tu devrais être contente ?
Hélène, vivement : Oui , c’est vrai. Bon allez, on va prévenir José.
Nicolas, essayant de la retenir : Hélène, attends. Pour ce qu’il s’est passé tout à l’heure…
Hélène, faiblement : T’inquiète pas Nicolas, j’ai oublié.
Nicolas : Non, mais c’est pas ça attends…
Hélène : José est là-haut, il faut le prévenir. Il doit s’inquiéter.

La jeune femme remonta sur le pont, laissant Nicolas perplexe.
Hélène, enthousiaste : José, ça y est je me souviens de tout.
José, souriant : C’est pas vrai ? Je suis vraiment ravie ma belle, tu m’as manqué. Et tu te souviens de l’accident ?
Hélène : Oui vaguement, avec les enfants qui faisaient le bazar.
José, embarrassé : Je suis vraiment désolé, tu sais. J’aurais tout donné pour te retrouver.
Hélène le prit dans ses bras : T’inquiète pas, je t’en veux pas. Je suis là maintenant, on oublie tout ça.
José : Merci. Et Nicolas qu’est-ce qu’il fait ?
Hélène, vaguement : Oh, il arrive.

Quelques heures après, toute la bande s’était retrouvée à la cabane de Nicolas. Ils avaient été informés de l’incident de l’après-midi, et découvraient avec bonheur Hélène « vivante ».
Hélène était avec les filles, elle se sentait revivre. Elles évoquaient avec bonheur le passé.
Nicolas était un peu en retrait ; surpris, José vint le voir.
José : Ben alors Nico, ça va pas ? T’es pas content ?
Nicolas : Si, si. Je suis ravi qu’elle ait retrouvé la mémoire.
José : Pourquoi tu tires cette tronche alors ?
Nicolas : Pour rien.
José : Bon allez, raconte-moi. Je suis au courant de toute façon.
Nicolas, surpris : Au courant ? De quoi tu parles ?
José, souriant : Je vous ai vus vous embrasser Hélène et toi dans la cabine !! C’est génial mon pote !
Nicolas, furieux : Tu nous as espionnés ?
José : Mais non ! J’étais descendu voir comment Hélène allait, c’est tout. Je vous ai vu alors je suis remonté sans bruit.
Nicolas : Laisse tomber de toute façon, ça ne voulait rien dire pour elle.
José, surpris : Quoi ?
Nicolas : Elle m’a dit qu’on devait tout oublier. A cause de Jeanne.
José n’eut pas le temps de répondre. Jimmy et Stéphane avaient hissé Hélène sur une table et lui demandaient un discours.
Hélène, se raclant la gorge : Bon, je suis très contente d’avoir retrouvé ma mémoire, et surtout de me souvenir de vous tous.
Tout le monde applaudit et l’acclama.
Hélène : Je voulais aussi vous remercier. Vous m’avez tous aidée.
Puis, un peu plus hésitante : Et aussi, je vais m’absenter quelques temps.
Un silence s’abattit sur la plage.
Laly, surprise, reprit ses esprits en premier : Comment ça ? On vient à peine de te retrouver ?

Nicolas eut l’impression que son cœur avait loupé un battement. Elle allait partir ? C’était à cause de lui, et de ce qu’il s’était passé sur le bateau. Il en était sûr. Une fois encore, elle le repoussait. Elle ne voulait pas se battre pour lui, ou tout simplement, elle n’était pas intéressée par leur couple.
D’ailleurs, elle ne le regardait même pas actuellement alors qu’elle répondait à Laly : J’ai eu mes parents au téléphone, ils se sont faits du souci pour moi. Je vais donc aller leur rendre une petite visite, ça fait longtemps que je les ai pas vus.
Elle ajouta, comme pour se justifier : Et puis, c’est leur anniversaire de mariage en plus.
Mais faites pas cette tête, je reviendrai, c’est promis !

Chapitre 8 : Le départ


La fête touchait à sa fin. Nicolas n’était pas de très bonne humeur et ne s’était pas montré très bavard. Au moment du départ, il apostropha Hélène : Tu veux que je te raccompagne chez Rudy ?
Hélène, souriant : Non merci. Je vais passer la nuit chez Johanna et Laly. Je vais rentrer avec elles.
Nicolas, hésitant : Ah d’accord, c’est une bonne idée. Et tu pars quand alors ?
Hélène, gênée : Demain, je pense. Je vais appeler l’aéroport pour voir les horaires.
Nicolas, surpris : Déjà ?
Hélène : Oui, l’anniversaire de mariage est ce week-end.
Nicolas : Ah. Et tu reviens quand ?
Hélène : Je sais pas. Je vais profiter un peu de ma famille. Et puis, tu sais Justine vient d’avoir un bébé.
Nicolas : Ah oui, ça y est, elle a accouché ! Tu la féliciteras de ma part. Jérôme doit être ravi.
Hélène : Oh oui ! Bon, j’y vais les filles m’attendent. A bientôt.
Nicolas, avec un sourire forcé : A bientôt.

Johanna, Hélène et Laly avaient décidé de ne pas se coucher tout de suite et de profiter encore un peu de la soirée. Elles discutaient devant une tasse de thé.
Johanna : Alors, c’est sûr? Tu pars demain ?
Hélène : Oui. Ca va me faire du bien de revoir ma famille.
Johanna, un peu sceptique : C’est juste pour ça que tu pars ?
Hélène, surprise : Ben oui. Pourquoi tu me dis ça ?
Johanna : Je sais pas…Tu as passé beaucoup de temps avec Nicolas ces dernières semaines. Et là, tu retrouves la mémoire et tu pars. Tu chercherais pas à l’éviter ?
Hélène : Mais non… Pourquoi tu t’imagines des choses pareilles ?
Laly : C’est bon, Diego dort. Qu’est-ce que tu t’imagines Johanna ?
Johanna : Non, rien. Je demandais à Hélène quand elle partait.
Laly, avec un sourire triste : C’est dommage de partir déjà.
Hélène, souriant : Je reviendrai ma Laly. T’en fais pas.
Laly : Oui, t’as plutôt intérêt ! En tout cas, y’en a un à qui ça n’a pas l’air de faire plaisir.
Hélène, surprise : De qui tu parles ?
Laly : De Nicolas, tiens ! T’as vu la tête qu’il a tirée toute la soirée.
Johanna : Allez, Laly, commence pas tes délires !
Hélène : J’ai rien remarqué moi.
Laly : Je délire pas, c’est vrai. Hélène, il s’est passé quelque chose entre vous ?
Hélène, gênée : Nnnon… Rien d’important.
Laly : Allez, dis-nous ! On est tes amies !
Johanna : Je dois reconnaître qu’elle a raison. Dis-nous. On pourra peut-être t’aider.
Hélène, hésitante : Et bien sur le bateau, on… On s’est embrassés.
Laly, exultant : Ouah, mais c’est génial ! Et alors, c’est reparti ?
Hélène : Mais non, c’était…une erreur. L’émotion sûrement…C’était juste après que je me sois évanouie.
Johanna : Non mais, arrête Hélène. T’en as parlé avec lui au moins ?
Hélène : Non. Enfin, je lui ai dit qu’il valait mieux qu’on oublie tout ça.
Laly : Mais pourquoi enfin ?
Hélène : Il est avec Jeanne. J’ai pas le droit de faire ça.
Johanna : Jeanne, Jeanne, mais pense à toi enfin ! Et je suis pas sûre qu’ils soient ensemble. Ils avaient l’air assez distants.
Laly : Oui, je les ai pas trouvés très proches non plus.
Hélène, sceptique : C’est parce qu’elle vient de revenir c’est tout. Et puis de toute façon, je peux pas.
Johanna : Quoi, tu peux pas ? Tu l’aimes toujours non?
Hélène, rougissant : Non, c’est pas ça mais…
Laly, la coupant : Y’a pas de mais Hélène. Agis. Tu vas le regretter sinon.
Hélène : Mumh, je vais réfléchir quand je serai à Paris.
Johanna : Fais attention, ce sera peut-être trop tard.
Hélène : Et bien dans ce cas, c’est qu’il ne m’aimait pas vraiment.

Les filles partirent se coucher, mais dans son lit, Hélène avait du mal à retrouver le sommeil.
Elle pensait à Nicolas, et les paroles de ses amies résonnaient dans sa tête. Après tout, elles avaient peut-être raison. Elle aurait dû écouter ce que Nicolas avait à lui dire sur le bateau.
Tout au fond d’elle, elle savait qu’elle était toujours amoureuse de lui. Mais elle avait tellement souffert en Australie qu’elle ne voulait pas prendre à nouveau de risques. Se contenter d’être son amie serait toujours moins douloureux.
Et puis, il y avait…le bébé qu’elle avait perdu. Elle repensa à ce terrible jour, où elle avait été prise de saignements. Elle s’était rendue à l’hôpital, mais le diagnostic du médecin avait été sans appel « Vous avez fait une fausse couche, Mademoiselle Girard . Je suis désolé.»
Nicolas n’était pas au courant, ni même de sa grossesse. Elle ne s’imaginait pas bâtir quelque chose avec lui sans lui en parler. L’honnêteté avait toujours été une des forces de leur relation. Cependant, un tel aveu était dur et la replongeait irrémédiablement dans ce douloureux épisode. Et elle ne s’en sentait pas le courage.
La jeune femme finit par s’endormir d’un sommeil agité.

A la cabane, après le départ des autres, Nicolas et Jeanne s’étaient retrouvés en tête à tête.
Jeanne : Bon, ça y’est tout est rangé.
Nicolas : Ah, merci.
Jeanne : Ca va ? Tu as l’air soucieux ?
Nicolas : Non, c’est la fatigue. Je vais aller me coucher. Allez, bonne nuit.
Le jeune homme lui déposa un baiser sur la joue, et se dirigea vers le hamac, sous l’œil triste de son amie.

Le lendemain, Nicolas retrouva José à la Marina.
José : Salut Nico ! Ca va ?
Nicolas : Salut. Mouais, ça va.
José : Qu’est-ce que t’as ? C’est à cause du départ d’Hélène ? Tu lui as parlé au moins?
Nicolas, maussade : J’ai essayé figure toi ! Mais les filles l’attendaient, elle a dormi chez elles. Et pour lui dire quoi de toute façon ?
José, énervé : Mais tu crois qu’elle s’en va comme ça, par hasard ? Faut que tu la retiennes !
Nicolas : Elle a pas voulu m’écouter. Elle est pas intéressée je te dis. C’est du passé pour elle.
José : Pose-lui la question au moins ! Elle sait pas ce que tu ressens. Tu peux pas la laisser partir comme ça ! C’est Hélène merde !
Nicolas : Mumh, je sais pas.
José : Ben, tarde pas trop, elle va s’en aller aujourd’hui.
Ils furent interrompus par Johanna.
Johanna : Salut !
José, surpris : Tiens, salut Johanna. Qu’est-ce que tu fais là ?
Johanna : J’étais dans le coin, on a accompagné Hélène à l’aéroport.
Nicolas, blême : Quoi ? Elle est partie ? Déjà ?
Johanna : Oui, son avion a décollé maintenant.
Nicolas : Ben tu vois, José, c’est réglé comme ça.
Johanna, surprise : De quoi tu parles ?
Nicolas : De rien, laisse tomber.
Johanna : Ah. En tout cas elle m’a laissé une lettre pour toi. Tiens, la voilà.
Nicolas, surpris : Ah bon ? Pourquoi ?
Johanna : Elle me l’a pas dit ! Ben lis-la, tu verras !

Le jeune homme déplia la lettre.
« Nicolas,
Quand tu liras cette lettre, je serai dans l’avion pour Paris. Ne m’en veux pas ; j’ai demandé à Johanna de te la donner après mon départ.
Ne m’en veux pas non plus de ne pas t’avoir dit au revoir, mais ça aurait été trop dur.
J’ai repensé à ce que tu m’avais dit avant que je retrouve la mémoire. Sur notre séparation. J’ai pensé que puisque tu avais été totalement honnête avec moi, je te devais aussi la vérité.
C’est difficile à dire.
Voilà, le jour où je t’ai surpris avec cette fille, je rentrais plus tôt pour t’annoncer que j’étais enceinte. J’avais pris rendez-vous pour faire ma prise de sang.

J’ai pas eu le courage de te le dire ensuite, après que tu sois parti. J’ai hésité, tu sais. Mais je me suis dit que si tu souhaitais revenir ensuite, je ne saurais pas si c’était à cause de ça ou si tu voulais qu’on continue notre histoire. J’ai laissé la vie faire son choix. Tu ne m’as pas rappelée, alors je n’ai rien dit.
Je sais que ça doit être dur de l’apprendre seulement maintenant…c’est du passé, mais je voulais que tu le saches.
Au cours du deuxième mois de grossesse, j’ai été prise de douleurs atroces. J’ai été à l’hôpital et ils m’ont annoncé que j’avais fait une fausse couche. Ca a été très dur à vivre, mais c’est la vie qui en a décidé ainsi.
J’espère que tu me pardonneras de t’avoir caché ça.
Prends soin de toi,
Hélène. »


Nicolas reposa la lettre : il était sous le choc. Comment avait-il pu tout gâcher ? Sa faiblesse lui sauta aux yeux. Non seulement il avait perdu Hélène à cause de sa bêtise, mais en plus il avait perdu leur bébé. Elle avait dû traverser cette terrible épreuve tout seule. C’est pour ça qu’elle le fuyait aujourd’hui : elle ne pouvait pas lui pardonner ça.
Il fut tiré de ses pensées par José : Nico ? Ca va ? T’es tout pâle ?
Nicolas, faiblement : Non, ça va pas !
José : Qu’est qu’elle t’a dit ?
Nicolas : Je suis vraiment trop nul, j’ai tout fait foirer.
José : De quoi tu parles ?
Johanna, lui touchant le bras : Mais pourquoi tu dis ça ? Elle va revenir tu sais.
Nicolas : Elle…elle était enceinte.
Johanna, surprise : Quand ça ?
Nicolas : En Australie, quand on s’est quittés.
José, surpris : Tu le savais pas ?
Nicolas : Non, elle vient de me le dire dans sa lettre.
Johanna : Et le bébé ?
Nicolas : Elle a fait une fausse couche.
José : C’est dur. Mais tu sais, c’est une femme forte, elle a dû réussir à surmonter tout ça.
Nicolas : C’est de ma faute ! Si je l’avais pas trompée…
Johanna : Mais non, c’est la vie ça. Tu sais, elle nous a dit que vous vous étiez embrassés hier.
Nicolas, surpris : Ah oui ? Et elle t’a dit quoi ?
Johanna, gênée : Ben…
Nicolas : C’est fini c’est ça ? Elle m’aime plus ?
Johanna : Non, je pense qu’elle est perdue. Elle pense que tu es avec Jeanne et veut pas la faire souffrir.
José, triomphant : Tu vois, je te l’avais dit !
Nicolas, se prenant la tête dans les mains : C’est pas vrai…Mais je suis vraiment trop nul !
Johanna : Tu sais, si tu l’aimes, c’est sûrement pas trop tard.
José : Elle a raison, agis Nico !
Nicolas : Vous avez raison. Je peux pas la perdre encore.
Il sortit du bureau en courant.


Chapitre 9 : Enfin


Pour Nicolas, les événements s’étaient enchainés cette après-midi. Sa conversation avec José, la lettre d’Hélène et les explications de Johanna lui avaient fait prendre conscience qu’il ne pouvait pas la laisser seule. C’était sa moitié, il en était sûr désormais et il devait le lui dire.
Il arriva enfin au marché, et repéra Jeanne et son cœur se serra.
Nicolas : Jeanne ?
Jeanne, surprise : Nico ? Qu’est-ce que tu fais là ? Y a un problème ?
Nicolas, hésitant : Non…. Enfin, il faut que je te parle.
Jeanne, inquiète : D’accord. J’arrive, je préviens juste Mélodie, qui s’occupera de mon stand.
Nicolas : OK. Viens, on va sur la plage.

Quelques minutes après, Nicolas et Jeanne étaient assis sur la plage.
Nicolas, hésitant : Tu sais, je t’ai dit que j’avais besoin de temps. Et bien, ça y est, j’ai fait le point.
Jeanne : Ah. Et alors ?
Nicolas : Je suis désolé, Jeanne. Je t’ai aimée mais…
Jeanne, le coupant : Tu aimes toujours Hélène, c’est ça ?
Nicolas, gêné : Oui. Elle est partie à Paris, elle m’a laissé une lettre et j’ai compris certaines choses. Pendant qu’elle était amnésique, on était très proches, et c’est comme si on avait reconstruit notre relation. Et là, je me rends compte que je l’aime vraiment.
Jeanne : Je vois. Tu sais, au fond de moi, j’ai toujours eu peur de ce moment. J’ai vu dès qu’elle est arrivée qu’il y aurait toujours quelque chose entre vous. Mais j’avais espéré que ce ne soit que de l’amitié.
Nicolas : Moi aussi, tu sais. Je pensais que c’était de l’amitié, de la complicité et des souvenirs. Mais je me rends compte que c’est pas le cas. Elle a beaucoup souffert à cause de moi et je ne veux pas que ça recommence.
Jeanne, tristement : Et tu vas faire quoi ?
Nicolas : J’ai pris un billet pour Paris, je pars ce soir.
Jeanne : Bon, et bien on dit quoi dans ces cas là ? Bonne chance ?
Nicolas : Merci. Je suis désolé. Je suis sûr que tu vas retrouver quelqu’un.
Jeanne, sceptique : Oui, on verra.

Nicolas était passé à la cabane prendre quelques affaires, puis à l’agence pour informer les filles de son départ.
Nicolas : Salut !
Johanna : Ben t’étais parti où ?
Nicolas : A l’aéroport, j’ai pris un billet pour Paris. Mon avion décolle tout à l’heure.
Laly, malicieuse : Ah bon, et tu vas faire quoi ?
Johanna : Laly !
Nicolas, souriant : Non, elle a raison. Il m’a fallu du temps pour le comprendre mais j’aime Hélène et je vais aller le lui dire.
Johanna, le serrant dans ses bras : Je suis si contente. Tu sais elle s’est tellement mise en retrait, elle a pas pensé à elle.
Nicolas : Oui je sais. Moi je croyais qu’elle avait tourné la page. Enfin, je me suis pas posé de questions.
Laly : Ah , depuis le temps que je lui dis de se bouger ! Bonne chance Nicolas. Tu vas aller chez ses parents ?
Nicolas : Oui, elle doit être là-haut. Allez, j’y vais.
Johanna : Take care. Et tiens-nous au courant.
Laly : Et ramène Hélène hein !

Le jeune homme se dirigea ensuite vers la marina.
José : Ben alors, tu faisais quoi ? Tu pourrais prévenir quand même !
Nicolas, souriant : Oh José, râle pas ! J’étais à l’aéroport, j’ai pris un billet pour Paris. Je pars tout à l’heure.
José, heureux : Ah enfin ! Bravo ! Tu n’as pas besoin que je t’accompagne, hein ?
Nicolas : Non, je vais m’en sortir ! Toi, je te laisse la gestion de la Marina, alors je compte sur toi.
José : Oui, chef ! Allez, file, ne loupe pas ton avion. Et embrasse Hélène de ma part !
Nicolas : D’accord. Et merci José.
José : Avec plaisir !

L’avion de Nicolas s’était posé à Orly sans encombre. Le jeune homme avait réussi à dormir quelques heures. Il sortit de l’aéroport et fut frappé par la grisaille parisienne : au moins une chose qui ne changeait pas. Dans le métro, le trajet lui parut interminable, ne faisant qu’accentuer son stress. Il cherchait ses mots : comment allait-il lui annoncer son envie de former à nouveau un couple ? Et puis, s’excuser encore pour l’Australie ? Il espérait qu’elle lui pardonnerait et surtout lui ferait à nouveau confiance.
Les stations passaient lentement. Enfin la voix automatique annonça Porte de Clichy, puis Mairie de Clichy, et enfin Gabriel Péri. Il se rappelait très bien du chemin à parcourir jusqu’à la maison des Girard.
Enfin, il arriva devant la porte ; il hésita quelques instants puis toqua à la porte. Au bout d’un petit moment, la porte s’ouvrit, laissant apparaître Roger, le père d’Hélène.
Roger , souriant : Nicolas ! Ah ben ça alors, je m’attendais pas à te voir !
Nicolas : Bonjour Monsieur.
Roger : Je t’en prie, entre.
Nicolas : Merci.
Il s’effaça pour le laisser entrer.
Roger : Alors, qu’est-ce que tu fais là ?
Nicolas : Et bien, je suis venu voir Hélène.
Roger, surpris : Tu as fait tout ce trajet pour la voir ? Mais elle vient juste d’arriver !
Nicolas : Oui, je sais mais il fallait que je lui parle.
Roger, souriant : Ah. Je vois. Mais je suis désolé, elle est sortie tout à l’heure.
Nicolas, déçu : Et vous savez où elle est partie ?
Roger : Non, elle a juste dit qu’elle allait se promener. Essaye de l’appeler, elle a dû prendre son portable.
Nicolas : Merci. Je vais y aller et essayer de la retrouver.
Roger : D’accord, tu peux laisser tes affaires ici tu sais. Tu viendras bien diner ce soir ?
Nicolas : Euh, oui avec plaisir !...Enfin si Hélène est d’accord…

Nicolas prit congé et se dirigea vers la station de métro. Il aurait pu appeler Hélène et lui demander où elle était, mais il préférait lui faire la surprise. Il décida de lui envoyer un texto sans lui dire qu’il était à Paris : peut-être aurait-il un indice. « Hélène. J’espère que tu as retrouvé ta famille et que le voyage s’est bien passé. Donne-moi de tes nouvelles. Je t’embrasse, Nicolas ».
Il s’assit en espérant avoir une réponse ; les minutes qui s’écoulaient lui parurent interminables. Enfin, il vit son téléphone s’allumer : « Nicolas, je suis bien arrivée. Tout va bien, justement je pensais à vous ; je suis chez Alfredo’s ! Je t’embrasse, Hélène »
Nicolas se leva d’un bond. Bien sûr qu’il se souvenait de l’adresse ! Ils y avaient été si souvent. Le trajet en métro lui parut à nouveau interminable. Enfin, il arriva dans la rue où était situé Alfredo’s. Il ne le reconnut pas tout de suite car ce n’était plus leur Alfredo’s café, mais un café de l’enseigne américaine Starbucks.
Il se dirigea vers la porte, et là, il fut soulagé de l’apercevoir, assise seule à une table, en train de lire. Il respira un grand coup, et poussa la porte. Il se dirigea discrètement vers sa table, la jeune femme plongée dans sa lecture, ne l’avait pas vu arriver.
Nicolas posa sa main sur son épaule : Hélène ?
La jeune femme sursauta et se retourna. Evidemment, elle avait reconnu sa voix. Elle l’aurait toujours reconnue, où qu’ils soient. Son cœur se serra, de nombreux sentiments jaillirent dans son esprit : la joie, la surprise, l’inquiétude. Comment pouvait-il être là ?
Hélène, stupéfaite : Nicolas ? Qu’est-ce que tu fais là ?
Nicolas, souriant : Tu m’as dit que t’étais chez Alfredo’s !
Hélène, lui rendant son sourire : Je veux dire, ici, à Paris !
Nicolas : J’avais besoin de te parler.
Hélène : Mais je suis partie hier.
Nicolas, doucement : Tu m’as pas laissé te parler, je te signale. On peut sortir, on sera mieux dehors ?
Hélène, rassemblant ses affaires rapidement : Euh oui, j’arrive.

Ils se dirigèrent machinalement vers leur endroit préféré, le long des quais de Seine. Le temps était gris, mais il ne faisait pas froid. Ils parlèrent d’abord de sujets anodins, du trajet et de Paris.
Puis, ils s’assirent sur un banc, et Nicolas décida de se jeter à l’eau : J’ai lu ta lettre.
Hélène, troublée : Ah. Et tu m’en veux pas ?
Nicolas, surpris : T’en vouloir ? Comment tu peux penser ça ? C’est plutôt à moi de te demander ça. Je t’ai vraiment fait du mal, et je m’en excuse. Je savais absolument pas que tu étais enceinte ce jour là. Je suis vraiment un abruti.
Hélène, doucement : Non, mais tu pouvais pas savoir. C’était pas prévu. C’est la vie.
Nicolas : Non, c’est de ma faute et tu as souffert toute seule en plus. J’étais même pas là pour t’aider.
Hélène, tristement : Non. Mais tu sais, ça y’est, j’ai accepté tout ça. C’est derrière moi. Cet accident m’a fait relativiser les choses. Je veux dire, ça aurait pu être pire si je n’avais pas été repêchée, ou même si je n’avais pas retrouvé la mémoire… On oublie ça Nicolas.
Nicolas : Je peux pas oublier totalement tu sais. Mais, si tu me pardonnes, alors je voudrais te dire…
Hélène : Oui, je te pardonne. Je veux tourner la page.
Nicolas, la regardant droit dans les yeux : Je t’aime.
Hélène détourna les yeux, puis émue : C’est pour me dire ça que tu as fait tout ce trajet ?
Nicolas, lui prenant la main : Oui. Mais pas seulement. Je souhaitais aussi te dire que je voulais qu’on essaye à nouveau tous les deux. Je veux plus être séparé de toi. Je veux passer le reste de mes jours à tes cotés. Je veux t’épouser et puis avoir des enfants…
Hélène, souriant : Tu vas un peu vite non ?
Nicolas : Non. Je t’aime et je ne veux plus perdre de temps.
Hélène, timidement : Et Jeanne ?
Nicolas : Jeanne, je lui ai parlé. On s’était pas remis ensemble depuis son retour. Je lui avais expliqué que j’avais besoin de temps. Je savais plus où j’en étais. Vous voir revenir toutes les deux en même temps dans ma vie…
Hélène : Le destin…
Nicolas : Oui. Mais j’ai choisi, et c’est toi que j’aime. Je te promets, je ne te ferai plus souffrir.
Hélène : Moi, aussi je t’aime, Nicolas. Mais je ne supporterai pas de souffrir une deuxième fois comme ça.
Nicolas, la prenant dans ses bras : Non, mon bébé, je te jure. Je t’aime plus que tout. On a perdu trop de temps.
Il se pencha vers elle, l’embrassa délicatement et la jeune femme lui rendit son baiser. Et ils oublièrent pendant quelques instants le reste du monde, comme si le temps s’était arrêté. Savourant simplement le bonheur d’être à nouveau ensemble.

Ils passèrent quelques jours à Paris, chez les Girard, ravis de leur présence, mais tristes ensuite de leur départ.
Néanmoins, le jeune couple leur donna rendez-vous dans quelques mois à Love Island… pour leur mariage avec tous leurs amis.

olkev

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