13 : William Blake ferait son apparition à Love Island, peu après l’arrivée d’Hélène
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13 : William Blake ferait son apparition à Love Island, peu après l’arrivée d’Hélène
Voila pour toi Joyeux Noel! Et merci à Hélo pour ses conseils.
Un retour bouleversant
Chapitre 1 : Retrouvailles
Hélène avait retrouvé ses amis depuis quelques jours maintenant. Elle avait emménagé avec Johanna et Laly et elles finissaient leur déjeuner.
Laly : C’est marrant, vous ne trouvez pas ?
Johanna : Quoi ?
Laly : Ben, qu’on se retrouve là, toutes les trois à vivre ensemble ! Comme avant !
Hélène, lui souriant : Oui, t’as raison ma Laly. Ça fait longtemps que ça n’était pas arrivé !
Johanna : Oui, qui l’eut cru y’a quelques années ?!
Laly : En tous cas, on est pas douées : toutes les trois célibataires…
Hélène : Et oui, c’est la vie. Mais toi, tu as ton bébé qui va t’occuper bientôt !
Johanna : Oui et puis y’a Stéphane…
Laly, la coupant : Ah non, je te l’ai déjà dit : Stéphane c’est un ami.
Johanna : Si tu le dis…
Hélène : En tous cas, il est drôlement gentil !
Johanna : Trop même !!
Laly, vexée : Pourquoi tu dis ça ?
Johanna : Non, pour rien. Bon, t’es prête faut qu’on aille ouvrir l’agence.
Laly : Oui, oui j’arrive. Et toi, Hélène, tu vas faire quoi ?
Hélène : Faut que j’aille à mon bateau, voir si tout va bien.
Johanna, taquine : Ah oui, et puis tu pourras voir Nicolas comme ça !
Laly : Oui, oui profites-en !
Hélène, souriant : Ben oui, je passerai lui dire bonjour. Allez, je file !
Johanna et Laly : A tout à l’heure.
Arrivée à la Marina, Hélène constata que Nicolas n’était pas encore là. Elle décida donc de se rendre sur son bateau et de le nettoyer. Elle n’entendit pas Nicolas approcher.
Nicolas : Alors, tu bosses déjà ?
Hélène, lui souriant : Et oui, tu vois, j’ai du boulot.
Nicolas : T’as quand même le temps de prendre un café avec moi, au bureau ?
Hélène : Avec plaisir, je finis ça, et je te rejoins.
Au bureau, Hélène et Nicolas discutaient autour d’un café.
Nicolas : Alors? T’es bien installée avec les filles ?
Hélène : Oui, ça me fait plaisir de les retrouver. Elles m’ont manqué.
Nicolas, souriant : Mais toi aussi, tu nous as manqué, tu sais ?
Hélène, détournant le regard : Bon, t’as quoi de prévu aujourd’hui ? Jeanne n’est pas là ?
Nicolas : Non, elle travaille sur le marché. Moi, j’ai surtout des papiers à trier et des coups de fil à donner. Pas de rendez-vous.
Hélène : Ca va, ça marche bien ton affaire ?
Nicolas : Oui, ça va, je ne me plains pas. Et toi, tu comptes faire quoi ?
Hélène : Ben, je sais pas trop. J’hésite à garder ou non mon bateau. C’est de l’entretien et je ne sais pas si j’en aurai encore besoin.
Nicolas, souriant : Ah oui ?
Hélène : Oui, je pense que je vais rester ici, quelques temps au moins.
Puis elle ajouta, tristement : Plus rien ne m’attend en Australie.
Nicolas, surpris : Pourquoi tu dis ça ?
Hélène, hésitante : Avant… Je travaillais, j’étais l’assistante d’un médecin. On aidait les habitants dans les villages reculés. On était souvent en mission…
Nicolas : Ca devait être très intéressant. Et tu as arrêté pour venir nous voir ?
Hélène, songeuse : Non, c’est pas ça, mais… William… Enfin, le Docteur Blake, il… Il a disparu.
Nicolas, surpris : Comment ça disparu ?
Hélène : Il est mort.
Nicolas, posa sa main sur la sienne : Oh…je suis désolé. C’est pour ça que tu es partie ?
Hélène : Oui, c’était trop triste, et j’étais si seule. On était devenus de bons amis.
Nicolas : Ah! Ecoute, tu peux rester avec nous tant que tu veux. Et pour ton bateau, j’ai peut-être une idée.
Hélène, surprise : Laquelle ?
Nicolas : Ben, on pourrait s’associer. Avec deux bateaux, on pourrait faire plus de croisières et avoir plus de clients.
Hélène, hésitante : Euh, je sais pas. Tu crois que c’est une bonne idée ?
Nicolas, esquissant un sourire : Oui, sinon je ne te le proposerais pas ! T’inquiètes pas, je m’en sors bien financièrement.
Hélène : En fait, je voulais dire, qu’on travaille tous les deux. Jeanne, ça va pas la déranger ?
Nicolas : Mais non enfin ! Pourquoi ça la gênerait ?
Hélène, n’eut pas lui temps de lui répondre. Une voix s’éleva près de la porte : Alors je vous dérange ?
Nicolas et Hélène se regardèrent, ils auraient reconnu cette voix entre toutes ! Ils sortirent sur le pas de la porte, pour découvrir leur ami, José, hilare.
Nicolas : José ! Mais t’es revenu quand ?
José : Ben à l’instant ! Je viens d’atterrir ! Et c’est la belle Hélène que je vois là !
Il la serra dans ses bras.
Hélène, souriant : Je suis contente de te voir José. Tu m’as manqué. Les cheveux courts te vont bien !
José : Et moi donc ! Je ne m’attendais pas à te voir ici. Je suis ravi de constater que tout est redevenu comme avant.
Nicolas : Oui et avec toi de retour, on est au complet !
José : J’ai fini mon séjour aux Etats-Unis, vous me manquiez alors je suis rentré. Et toi, Hélène, t’es là depuis quand ?
Hélène : Je suis arrivée y’a quelques jours d’Australie.
José : Ah ben, j’ai choisi le bon moment pour revenir alors ! Et Béné, elle va bien ?
Nicolas et Hélène échangèrent un coup d’œil rapide.
Hélène : Oui, elle va très bien. Elle tient une galerie en ville.
José : Ah oui, c’est génial ça. Je vais aller lui dire bonjour !
Nicolas : Euh, je crois qu’elle ne travaillait pas aujourd’hui. Elle avait des cartons à déballer.
José, surpris : Ah bon, elle a déménagé ?
Nicolas, gêné : Ben, elle habite avec Jimmy maintenant.
José : Jimmy ? Notre Jimmy ?
Hélène, lui pressant le bras : Oui. Ils viennent juste d’emménager ensemble.
José : Ah, je vois. Ben tant mieux, elle doit être heureuse alors. Vous inquiétez pas, je pensais pas qu’elle m’aurait attendu ! Et Johanna et Laly ?
Hélène : Elles vont bien. J’habite avec elles. Elles ont ouvert une agence immobilière en ville.
Nicolas : Et Laly attend un heureux événement !
José, surpris : Alors là, faut que je m’assoie ! Et qui est le fou qui a fait ça ?
Hélène, souriant : T’exagères ! Elle est toute seule en plus, ils se sont séparés. C’est un sale type qu’elle avait rencontré en Colombie.
José : Bon, ben finalement ça en fait des changements ! Et vous, ça va ?
Nicolas : Ben oui tu vois, Oliver m’a cédé son affaire. Je suis le patron maintenant.
José : La classe ! Et toi, Hélène ?
Hélène : Moi ça va. Je viens d’arriver donc, j’ai pas fait grand-chose encore.
Nicolas : Je viens de lui proposer de s’associer avec moi. Elle est venue d’Australie en bateau.
José, souriant : Le bon vieux temps, on dirait !
La matinée s’était déroulée au milieu des souvenirs et des sourires, les trois amis rattrapaient le temps perdu.
Nicolas : Bon, vous voulez venir déjeuner avec moi ? Je dois retrouver Jeanne au resto à côté.
Hélène : T’es sûr que ça va la déranger ?
José, fronçant les sourcils : Ah, parce que toi et Jeanne… ?
Nicolas : Euh oui, ça fait quelques temps maintenant.
José : Ah.
Nicolas : Et oui, c’est la vie !
Hélène : Oui, on y va alors ? Allez, José, viens pour moi ! Ca fait tellement longtemps !
José : Bon, pour toi, c’est d’accord !
Le déjeuner s’était bien passé. José avait retrouvé sa bonne humeur habituelle au contact de ses amis et Nicolas avait décidé d’organiser une fête à la cabane pour célébrer son retour.
José et Hélène lui avaient proposé de s’occuper des courses, ce qui leur permit de rester un peu seuls.
José : Alors, ça te fait quoi de tous les revoir ?
Hélène : Ca fait bizarre, mais je me suis rendue compte à quel point vous m’aviez manqué.
José : Oui, toi aussi, tu m’as manqué, tu sais ? Y’a qu’à toi que je pouvais me confier avant.
Hélène, lui souriant : Et toi, t’es content d’être rentré ?
José : Oui. Même si bien trop de choses ont changé…
Hélène : C’est vrai mais comme dit Nicolas « c’est la vie »… Et tu sais bien qu’elle ne peut pas s’arrêter parce qu’on n’est plus là.
José, sérieusement : Oui, je sais. Mais bon, c’est dur quand même.
Hélène, doucement : Tu dis ça pour Béné ?
José : Non…Enfin si, en partie. Tu sais, au fond de moi j’avais espéré qu’elle serait encore seule, et que…
Hélène, lui touchant la main : Je comprends, t’inquiètes pas.
José : Ah, toi aussi ? Nicolas ? Tu l’aimes toujours ?
Hélène, gênée : Non, enfin je sais pas. C’est difficile, du temps a passé…
José, continuant pour elle : Et, il est avec Jeanne.
Hélène, un peu tristement : Oui, et il a l’air très heureux.
José : Hum…Tu sais, il t’a attendu très longtemps. Leur histoire ça doit être récent. Quand je suis parti, ils étaient juste amis. On parlait souvent de toi, il regrettait.
Hélène : Il t’a dit ?
José : Oui. Après notre arrivée sur l’île, j’ai fait des conneries avec Béné, alors, il m’a expliqué pour vous, il m’a dit qu’il t’avait perdu à cause de ses conneries.
Hélène hocha la tête en silence, puis ajouta : Bon, c’est du passé tout ça. Maintenant on est là, et on doit préparer ta fête.
José : Oui, t’as sûrement raison. Merci, ça m’a fait du bien de te parler.
A la marina, Nicolas rangeait son bureau, mais il avait l’esprit ailleurs. Les retours d’Hélène, puis de José en quelques jours, avaient ravivé ses souvenirs.
Australie –Eté 1995
Ils avaient reçu la visite de José et Bénédicte, qui avaient pris quelques jours de vacances. Hélène et lui partageaient un petit appartement dans le cœur de la ville, et ils avaient accueilli avec plaisir leurs amis. Hélène suivait encore ses cours à l’université, tout en travaillant à la bibliothèque de sa fac. Lui, de son côté, avait trouvé un boulot dans un magasin de musique.
La grand-mère d’Hélène, quant à elle, était dans une maison de retraite spécialisée et ils lui rendaient régulièrement visite. Ce n’était pas facile tous les jours, mais ils étaient heureux ensemble.
Bénédicte et José leur avaient apporté des nouvelles ainsi que des photos de tous leurs amis restés à Paris. Hélène était restée nostalgique durant quelques temps après cette visite., elle avait fini par lui confier :
« La bande me manque… Tu sais Nicolas, toi, tu n’es pas obligé de rester ici. Si…Si tu veux rentrer à Paris, je comprendrais. Je veux pas que tu te sacrifies en restant ici. »
Le jeune homme l’avait pris dans ses bras : « Mon bébé, il n’y a qu’un seul endroit où je veux être : c’est là où tu es toi. Je veux vivre avec toi, y’a que toi qui compte. »
Hélène s’était blottie contre lui, et avait murmuré : « Je t’aime tellement. »
Nicolas fut tiré de ses pensées quand il aperçut un homme qui rôdait auprès du bateau d’Hélène.
Il décida d’aller voir, car l’homme avait l’air de regarder avec insistance vers le bateau.
Nicolas : Vous cherchez quelque chose ?
L’homme : Euh non. En fait, si, je cherche le propriétaire de ce bateau.
Nicolas, méfiant : Et pourquoi ?
L’homme : Je suis un ami à elle.
Nicolas : Ah oui ? Moi aussi, étonnant non ? Qui êtes-vous ?
L’homme : Je m’appelle William. William Blake.
Un retour bouleversant
Chapitre 1 : Retrouvailles
Hélène avait retrouvé ses amis depuis quelques jours maintenant. Elle avait emménagé avec Johanna et Laly et elles finissaient leur déjeuner.
Laly : C’est marrant, vous ne trouvez pas ?
Johanna : Quoi ?
Laly : Ben, qu’on se retrouve là, toutes les trois à vivre ensemble ! Comme avant !
Hélène, lui souriant : Oui, t’as raison ma Laly. Ça fait longtemps que ça n’était pas arrivé !
Johanna : Oui, qui l’eut cru y’a quelques années ?!
Laly : En tous cas, on est pas douées : toutes les trois célibataires…
Hélène : Et oui, c’est la vie. Mais toi, tu as ton bébé qui va t’occuper bientôt !
Johanna : Oui et puis y’a Stéphane…
Laly, la coupant : Ah non, je te l’ai déjà dit : Stéphane c’est un ami.
Johanna : Si tu le dis…
Hélène : En tous cas, il est drôlement gentil !
Johanna : Trop même !!
Laly, vexée : Pourquoi tu dis ça ?
Johanna : Non, pour rien. Bon, t’es prête faut qu’on aille ouvrir l’agence.
Laly : Oui, oui j’arrive. Et toi, Hélène, tu vas faire quoi ?
Hélène : Faut que j’aille à mon bateau, voir si tout va bien.
Johanna, taquine : Ah oui, et puis tu pourras voir Nicolas comme ça !
Laly : Oui, oui profites-en !
Hélène, souriant : Ben oui, je passerai lui dire bonjour. Allez, je file !
Johanna et Laly : A tout à l’heure.
Arrivée à la Marina, Hélène constata que Nicolas n’était pas encore là. Elle décida donc de se rendre sur son bateau et de le nettoyer. Elle n’entendit pas Nicolas approcher.
Nicolas : Alors, tu bosses déjà ?
Hélène, lui souriant : Et oui, tu vois, j’ai du boulot.
Nicolas : T’as quand même le temps de prendre un café avec moi, au bureau ?
Hélène : Avec plaisir, je finis ça, et je te rejoins.
Au bureau, Hélène et Nicolas discutaient autour d’un café.
Nicolas : Alors? T’es bien installée avec les filles ?
Hélène : Oui, ça me fait plaisir de les retrouver. Elles m’ont manqué.
Nicolas, souriant : Mais toi aussi, tu nous as manqué, tu sais ?
Hélène, détournant le regard : Bon, t’as quoi de prévu aujourd’hui ? Jeanne n’est pas là ?
Nicolas : Non, elle travaille sur le marché. Moi, j’ai surtout des papiers à trier et des coups de fil à donner. Pas de rendez-vous.
Hélène : Ca va, ça marche bien ton affaire ?
Nicolas : Oui, ça va, je ne me plains pas. Et toi, tu comptes faire quoi ?
Hélène : Ben, je sais pas trop. J’hésite à garder ou non mon bateau. C’est de l’entretien et je ne sais pas si j’en aurai encore besoin.
Nicolas, souriant : Ah oui ?
Hélène : Oui, je pense que je vais rester ici, quelques temps au moins.
Puis elle ajouta, tristement : Plus rien ne m’attend en Australie.
Nicolas, surpris : Pourquoi tu dis ça ?
Hélène, hésitante : Avant… Je travaillais, j’étais l’assistante d’un médecin. On aidait les habitants dans les villages reculés. On était souvent en mission…
Nicolas : Ca devait être très intéressant. Et tu as arrêté pour venir nous voir ?
Hélène, songeuse : Non, c’est pas ça, mais… William… Enfin, le Docteur Blake, il… Il a disparu.
Nicolas, surpris : Comment ça disparu ?
Hélène : Il est mort.
Nicolas, posa sa main sur la sienne : Oh…je suis désolé. C’est pour ça que tu es partie ?
Hélène : Oui, c’était trop triste, et j’étais si seule. On était devenus de bons amis.
Nicolas : Ah! Ecoute, tu peux rester avec nous tant que tu veux. Et pour ton bateau, j’ai peut-être une idée.
Hélène, surprise : Laquelle ?
Nicolas : Ben, on pourrait s’associer. Avec deux bateaux, on pourrait faire plus de croisières et avoir plus de clients.
Hélène, hésitante : Euh, je sais pas. Tu crois que c’est une bonne idée ?
Nicolas, esquissant un sourire : Oui, sinon je ne te le proposerais pas ! T’inquiètes pas, je m’en sors bien financièrement.
Hélène : En fait, je voulais dire, qu’on travaille tous les deux. Jeanne, ça va pas la déranger ?
Nicolas : Mais non enfin ! Pourquoi ça la gênerait ?
Hélène, n’eut pas lui temps de lui répondre. Une voix s’éleva près de la porte : Alors je vous dérange ?
Nicolas et Hélène se regardèrent, ils auraient reconnu cette voix entre toutes ! Ils sortirent sur le pas de la porte, pour découvrir leur ami, José, hilare.
Nicolas : José ! Mais t’es revenu quand ?
José : Ben à l’instant ! Je viens d’atterrir ! Et c’est la belle Hélène que je vois là !
Il la serra dans ses bras.
Hélène, souriant : Je suis contente de te voir José. Tu m’as manqué. Les cheveux courts te vont bien !
José : Et moi donc ! Je ne m’attendais pas à te voir ici. Je suis ravi de constater que tout est redevenu comme avant.
Nicolas : Oui et avec toi de retour, on est au complet !
José : J’ai fini mon séjour aux Etats-Unis, vous me manquiez alors je suis rentré. Et toi, Hélène, t’es là depuis quand ?
Hélène : Je suis arrivée y’a quelques jours d’Australie.
José : Ah ben, j’ai choisi le bon moment pour revenir alors ! Et Béné, elle va bien ?
Nicolas et Hélène échangèrent un coup d’œil rapide.
Hélène : Oui, elle va très bien. Elle tient une galerie en ville.
José : Ah oui, c’est génial ça. Je vais aller lui dire bonjour !
Nicolas : Euh, je crois qu’elle ne travaillait pas aujourd’hui. Elle avait des cartons à déballer.
José, surpris : Ah bon, elle a déménagé ?
Nicolas, gêné : Ben, elle habite avec Jimmy maintenant.
José : Jimmy ? Notre Jimmy ?
Hélène, lui pressant le bras : Oui. Ils viennent juste d’emménager ensemble.
José : Ah, je vois. Ben tant mieux, elle doit être heureuse alors. Vous inquiétez pas, je pensais pas qu’elle m’aurait attendu ! Et Johanna et Laly ?
Hélène : Elles vont bien. J’habite avec elles. Elles ont ouvert une agence immobilière en ville.
Nicolas : Et Laly attend un heureux événement !
José, surpris : Alors là, faut que je m’assoie ! Et qui est le fou qui a fait ça ?
Hélène, souriant : T’exagères ! Elle est toute seule en plus, ils se sont séparés. C’est un sale type qu’elle avait rencontré en Colombie.
José : Bon, ben finalement ça en fait des changements ! Et vous, ça va ?
Nicolas : Ben oui tu vois, Oliver m’a cédé son affaire. Je suis le patron maintenant.
José : La classe ! Et toi, Hélène ?
Hélène : Moi ça va. Je viens d’arriver donc, j’ai pas fait grand-chose encore.
Nicolas : Je viens de lui proposer de s’associer avec moi. Elle est venue d’Australie en bateau.
José, souriant : Le bon vieux temps, on dirait !
La matinée s’était déroulée au milieu des souvenirs et des sourires, les trois amis rattrapaient le temps perdu.
Nicolas : Bon, vous voulez venir déjeuner avec moi ? Je dois retrouver Jeanne au resto à côté.
Hélène : T’es sûr que ça va la déranger ?
José, fronçant les sourcils : Ah, parce que toi et Jeanne… ?
Nicolas : Euh oui, ça fait quelques temps maintenant.
José : Ah.
Nicolas : Et oui, c’est la vie !
Hélène : Oui, on y va alors ? Allez, José, viens pour moi ! Ca fait tellement longtemps !
José : Bon, pour toi, c’est d’accord !
Le déjeuner s’était bien passé. José avait retrouvé sa bonne humeur habituelle au contact de ses amis et Nicolas avait décidé d’organiser une fête à la cabane pour célébrer son retour.
José et Hélène lui avaient proposé de s’occuper des courses, ce qui leur permit de rester un peu seuls.
José : Alors, ça te fait quoi de tous les revoir ?
Hélène : Ca fait bizarre, mais je me suis rendue compte à quel point vous m’aviez manqué.
José : Oui, toi aussi, tu m’as manqué, tu sais ? Y’a qu’à toi que je pouvais me confier avant.
Hélène, lui souriant : Et toi, t’es content d’être rentré ?
José : Oui. Même si bien trop de choses ont changé…
Hélène : C’est vrai mais comme dit Nicolas « c’est la vie »… Et tu sais bien qu’elle ne peut pas s’arrêter parce qu’on n’est plus là.
José, sérieusement : Oui, je sais. Mais bon, c’est dur quand même.
Hélène, doucement : Tu dis ça pour Béné ?
José : Non…Enfin si, en partie. Tu sais, au fond de moi j’avais espéré qu’elle serait encore seule, et que…
Hélène, lui touchant la main : Je comprends, t’inquiètes pas.
José : Ah, toi aussi ? Nicolas ? Tu l’aimes toujours ?
Hélène, gênée : Non, enfin je sais pas. C’est difficile, du temps a passé…
José, continuant pour elle : Et, il est avec Jeanne.
Hélène, un peu tristement : Oui, et il a l’air très heureux.
José : Hum…Tu sais, il t’a attendu très longtemps. Leur histoire ça doit être récent. Quand je suis parti, ils étaient juste amis. On parlait souvent de toi, il regrettait.
Hélène : Il t’a dit ?
José : Oui. Après notre arrivée sur l’île, j’ai fait des conneries avec Béné, alors, il m’a expliqué pour vous, il m’a dit qu’il t’avait perdu à cause de ses conneries.
Hélène hocha la tête en silence, puis ajouta : Bon, c’est du passé tout ça. Maintenant on est là, et on doit préparer ta fête.
José : Oui, t’as sûrement raison. Merci, ça m’a fait du bien de te parler.
A la marina, Nicolas rangeait son bureau, mais il avait l’esprit ailleurs. Les retours d’Hélène, puis de José en quelques jours, avaient ravivé ses souvenirs.
Australie –Eté 1995
Ils avaient reçu la visite de José et Bénédicte, qui avaient pris quelques jours de vacances. Hélène et lui partageaient un petit appartement dans le cœur de la ville, et ils avaient accueilli avec plaisir leurs amis. Hélène suivait encore ses cours à l’université, tout en travaillant à la bibliothèque de sa fac. Lui, de son côté, avait trouvé un boulot dans un magasin de musique.
La grand-mère d’Hélène, quant à elle, était dans une maison de retraite spécialisée et ils lui rendaient régulièrement visite. Ce n’était pas facile tous les jours, mais ils étaient heureux ensemble.
Bénédicte et José leur avaient apporté des nouvelles ainsi que des photos de tous leurs amis restés à Paris. Hélène était restée nostalgique durant quelques temps après cette visite., elle avait fini par lui confier :
« La bande me manque… Tu sais Nicolas, toi, tu n’es pas obligé de rester ici. Si…Si tu veux rentrer à Paris, je comprendrais. Je veux pas que tu te sacrifies en restant ici. »
Le jeune homme l’avait pris dans ses bras : « Mon bébé, il n’y a qu’un seul endroit où je veux être : c’est là où tu es toi. Je veux vivre avec toi, y’a que toi qui compte. »
Hélène s’était blottie contre lui, et avait murmuré : « Je t’aime tellement. »
Nicolas fut tiré de ses pensées quand il aperçut un homme qui rôdait auprès du bateau d’Hélène.
Il décida d’aller voir, car l’homme avait l’air de regarder avec insistance vers le bateau.
Nicolas : Vous cherchez quelque chose ?
L’homme : Euh non. En fait, si, je cherche le propriétaire de ce bateau.
Nicolas, méfiant : Et pourquoi ?
L’homme : Je suis un ami à elle.
Nicolas : Ah oui ? Moi aussi, étonnant non ? Qui êtes-vous ?
L’homme : Je m’appelle William. William Blake.

olkev-

Nombre de messages: 710
Date d'inscription: 23/06/2006

Re: 13 : William Blake ferait son apparition à Love Island, peu après l’arrivée d’Hélène
La surprise !!!
Quel plaisir de te relire !!
Et quel début !! Pas moins de trois retours viennent chambouler la vie de Nicolas : celui de son meilleur ami, qui est en même temps le meilleur allié des pro H&N ; celui de la femme qui a partagé sa vie pendant tant d'années, qu'il a tellement aimée et qu'il n'a visiblement pas oubliée ; et celui de cet inconnu qui pourrait bien lui faire comprendre l'évidence...
Je suis fan !!!
Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!
La suite Olivia !!!
Quel plaisir de te relire !!
Et quel début !! Pas moins de trois retours viennent chambouler la vie de Nicolas : celui de son meilleur ami, qui est en même temps le meilleur allié des pro H&N ; celui de la femme qui a partagé sa vie pendant tant d'années, qu'il a tellement aimée et qu'il n'a visiblement pas oubliée ; et celui de cet inconnu qui pourrait bien lui faire comprendre l'évidence...
Je suis fan !!!
Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!
La suite Olivia !!!

Mélodie- Nombre de messages: 188
Date d'inscription: 14/06/2009
Re: 13 : William Blake ferait son apparition à Love Island, peu après l’arrivée d’Hélène
Chapitre 2 : La révélation
« William Blake ». Le cœur de Nicolas avait manqué un battement lorsque ces deux mots sortirent de la bouche de l’inconnu. Blake, l’homme dont Hélène lui avait parlé le matin même. Et qu’elle croyait mort. Que faisait-il ici ?
L’homme le fixait, guettant une réaction sur son visage. Nicolas reprit ses esprits.
Nicolas : Hélène… Elle m’a dit que vous étiez mort ?
William, surpris : Ah bon ? C’est qu’elle vous a dit?
Nicolas : Oui. Alors, qu’est-ce qu’il s’est passé ?
William, gêné : Je préfèrerai en parler directement avec elle. Vous savez où je peux la trouver ?
Nicolas, suspicieux : Je vais la prévenir. Repassez ici demain matin.
William : D’accord, merci. Vous travaillez ici ?
Nicolas, désignant son bureau : Oui, là-haut. Je m’appelle Nicolas Vernier au fait.
William, ironique : Ah, c’est vous le fameux Nicolas ?!
Nicolas, à nouveau sur la défensive : Fameux ?
William : Oui, Hélène m’a beaucoup parlé de vous. En bien, rassurez-vous.
Nicolas, maussade : Ah, je vois. Bon et bien à demain.
Sur la route, Nicolas était perdu dans ses pensées. Visiblement William connaissait bien Hélène. Très bien même, elle lui avait parlé de lui. Elle qui d’habitude était si secrète, elle devait avoir vraiment confiance en lui, pour se confier ainsi. Voir même, plus que ça… Le jeune homme préféra ne pas pousser plus loin cette réflexion et revint à sa principale interrogation : Hélène lui avait dit que William était mort. Pourquoi ? Savait-elle qu’il était en vie ? Lui avait-elle menti ? Mais pourquoi ? Elle avait pourtant l’air sincère lorsqu’elle lui avait parlé de cette tragédie. Non, Hélène n’avait pas pu lui mentir. Pas à lui ! Il la connaissait suffisamment bien et la confiance avait toujours été la base de leur relation.
Il fut tiré de ses pensées par la vue de la cabane. Hélène, José et Jeanne étaient en train de finir de préparer le buffet.
Nicolas : Salut ! Je vois que vous avez bien avancé !
José, souriant : Ben oui, tu vois, je suis bien entouré ! J’ai bien fait de revenir !
Hélène : Ah, tu changes pas toi ! Tout est prêt.
Jeanne : Tu as dit quoi aux autres, Nico ?
Nicolas : Juste qu’on fêtait le retour d’Hélène. Ils ne sont pas au courant pour José.
José : Ca va être ma fête alors !
Johanna, Stéphane et Laly arrivèrent les premiers.
Laly : Mais j’hallucine ou quoi ? C’est José ?
Johanna : Ah, oui effectivement, c’est bien lui !
José, souriant : Et oui, les filles, je suis de retour !!
Johanna : T’es rentré quand ? T’es mignon avec ta nouvelle coupe.
José : Je suis arrivé ce matin. Merci, Johanna, t’es très en beauté.
Laly, boudant : Bon, et moi alors !
José, rigolant : Tu sais quoi ? Tu m’as manqué !!
Laly, ravie : Ah, oui ? Et bien, toi aussi. Y’avait personne d’autre avec qui me disputer !
José : Bon, et j’ai appris la grande nouvelle…. Alors, félicitations ! Enfin, je le plains cet enfant, avec une mère pareille !
Laly, lui tirant la langue : Ah, ah. T’as pas changé !
José : Et non ! Mais je rigole, je suis content pour toi. Et Stéphane, bon courage pour la supporter !
Stéphane : Merci, José. Mais elle est adorable.
Laly, triomphante : Tu vois !
Bénédicte et Jimmy arrivèrent ensuite, main dans la main.
Bénédicte, hésitant : Mais… José ?
José, la serrant dans ses bras : Oui, c’est moi. Ca va, ma belle ? T’es splendide.
Bénédicte : Merci. Je suis contente de te voir.
José : Moi aussi. Jimmy, alors la forme ?
Jimmy, surpris : Oui, merci. Content de te voir, José.
Toute la bande se retrouva sur la plage, la fête se déroulait à merveille entre les rires et les souvenirs. Nicolas avait décidé de ne rien dire à Hélène pour l’instant. Il ne voulait pas gâcher sa soirée. Et puis, après tout, Hélène n’avait peut-être pas envie de voir William.
José était en pleine conversation avec Johanna.
José : Alors, Nico m’a dit que vous aviez ouvert une agence immobilière. Ca se passe bien ?
Johanna : Oui, ça va, je ne me plains pas !
José : Tu crois que tu pourrais me trouver une petite location sympa ?
Johanna : Bien sûr ! En tous cas, pour ce soir, tu peux dormir chez nous. Y’a le canapé si tu veux.
José : Merci, c’est gentil.
Johanna : Je peux te poser une question ?
José : Ben, oui vas-y.
Johanna : Tu… Tu es revenu pour Béné ?
José, troublé : Disons que vous me manquiez tous, et que j’avais fait le tour des Etats-Unis !
Johanna, souriant : Vaste pays, hein ?
José : Ca tu peux le dire. Il te manque ?
Johanna : Oui, un peu. Mais je suis bien ici, et puis Hélène vient de revenir. Je n’y croyais pas !
José : Et moi donc ! Quand je suis arrivé, je l’ai trouvée en pleine conversation avec Nicolas. Imagine ma tête !
Johanna, intéressée : Ah oui, ils étaient ensemble ?
José, souriant : Oui. Enfin, ils discutaient.
Johanna : Ah, je vois.
José : Je me suis cru quelques années en arrière, ils avaient l’air si complices.
Johanna : Oui, je sais. Je pense qu’elle l’aime toujours, tu sais.
José : Oui, ça ne m’étonnerait pas. Mais…
Johanna : Il est avec Jeanne. Et Hélène ne fera rien pour s’interposer.
José, soupirant : Oui, je sais bien….
Laly, les rejoignant : Ben alors, vous faites bande à part ?
Johanna : Non, non, on discutait.
Laly, malicieuse : Je vois. Je vais rentrer Johanna, je suis fatiguée.
Johanna : Attends, je rentre aussi. J’ai des rendez-vous tôt demain. José, tu fais quoi ?
José : Si ta proposition de canapé tient toujours, je vous suis.
Ils rejoignirent les autres devant la cabane.
Johanna : Bon, nous on y va. Hélène, tu fais quoi ?
Hélène : Euh, je vais rester encore un peu.
Nicolas : Je te raccompagnerai, si tu veux.
Hélène : D’accord, merci. A tout à l’heure les filles.
Hélène avait fini la soirée sur la plage avec Jeanne, Bénédicte, Jimmy et Nicolas. Après avoir aidé Jeanne à ranger, Nicolas la raccompagna en voiture.
Hélène : C’était sympa cette soirée. Ca faisait longtemps.
Nicolas : Oui, c’est vrai. Ca fait plaisir qu’on soit tous réunis comme avant.
Hélène : Oui, tu te rappelles quand on faisait les grands dîners à la maison avec Manuela, Christophe, Olivier…
Nicolas, lui souriant : Oui, je me rappelle, la belle époque. T’as des nouvelles de Manuela ?
Hélène : Oui, on s’écrit régulièrement. Tu sais, elle a retrouvé Christophe.
Nicolas, surpris : Ah bon ?
Hélène : Au détour d’une séance de photos à New-York. Il bossait sur le studio d’à côté.
Nicolas : Alors là, le hasard… Et ils sont restés en contact ?
Hélène, souriant : Ah, ça oui ! Ils se sont remis ensemble. Ils vivent à New-York.
Nicolas : C’est beau. Une jolie histoire. Christophe l’aimait tellement…
Hélène, pensive : Oui, comme quoi, il n’est jamais trop tard…
Nicolas : C’est vrai.
Puis hésitant : Tu sais je voulais te dire… Pour l’Australie…Pour ce jour-là…Je suis désolé, j’ai été con. Je regrette vraiment…
Hélène, gênée : C’est bon, Nicolas, c’est le passé. J’ai oublié.
Nicolas, soupirant : Oui, mais quand même…
Hélène, le coupant : C’est la vie Nicolas. On fait tous des erreurs. Bon, on est arrivé, j’y vais. Ne tarde pas Jeanne va t’attendre.
Nicolas : Oui. Je voulais te dire…
Hélène : Quoi ?
C’était le moment de lui dire, « William est vivant ». Mais aucun son ne réussit à sortir de ses lèvres, à part « bonne nuit ».
Il retourna à la cabane, où Jeanne l’attendait.
Jeanne : Ah te voilà ! C’était bien cette fête. José a l’air d’avoir un peu muri.
Nicolas, vaguement : Oui, c’est vrai.
Jeanne, surprise : Ca va ? T’as l’air soucieux ?
Nicolas : Euh, non. C’est rien, la fatigue sûrement. On va dormir ?
Jeanne : D’accord.
Nicolas eut du mal à trouver le sommeil, il ne cessait de voir le visage de William. Il hésitait toujours, devait-il en parler à Hélène ? Au petit matin, il avait pris sa décision, il devait lui dire la vérité.
Il sortit préparer le petit-déjeuner sur la plage.
Jeanne le rejoignit peu après : Bonjour mon amour. T’es déjà levé ?
Nicolas : Bonjour ma chérie. Oui je n’arrivais plus à dormir. Et puis, faut que je passe chez les filles.
Jeanne, surprise : Ah bon, si tôt ? Pourquoi ?
Nicolas : Faut que je parle à Hélène.
Jeanne : Ben, tu l’as vue hier soir !
Nicolas, évasif : Oui, je sais. Mais j’ai oublié de lui dire un truc.
Jeanne, un peu énervée : Ca doit être important à cette heure-là ! Et de quoi il s’agit ?
Nicolas : Euh…
Jeanne : Ben, vas-y dis-moi !
Nicolas : Hier, j’ai rencontré un homme avec qui elle travaillait en Australie. Il la cherchait. Faut que je lui dise.
Jeanne, surprise : Ben, pourquoi tu ne lui as pas dit hier soir ?
Nicolas, confus : C’est que… Elle m’avait dit qu’il était mort. Alors, j’ai pensé qu’elle n’avait sûrement pas envie de le voir.
Jeanne : Enfin Nico, tu te prends pour qui ? Elle doit savoir ! Surtout, si elle le croit mort, elle sera sûrement ravie de savoir qu’il est en vie !
Nicolas : Oui, je me suis dit ça cette nuit. C’est pour ça, je vais aller la voir chez les filles.
Jeanne, apaisée : C’est ce que tu as de mieux à faire ! Allez file.
Nicolas arriva rapidement chez les filles, José lui ouvrit la porte.
José, souriant : Déjà ? Je te manquais à ce point-là ?
Nicolas : C’est pas le moment, José !
José, soupirant : Toujours en train de râler toi !
Nicolas : Bon, Hélène est là ?
José, souriant : Ah, je comprends mieux ton empressement ! Désolé, tu l’as loupée. Elle vient juste de partir.
Nicolas, surpris : Où ça ?
José : A la Marina, je crois. Elle voulait passer voir son bateau, comme il y a eu un peu de vent hier soir.
Nicolas, sentit son cœur se serrer : Merde ! Bon, je vais essayer de la rattraper.
José : C’est si urgent ? Tu veux pas prendre un café ?
Nicolas : Non, merci j’ai pas le temps.
Il démarra en trombe, direction la Marina. Il espérait rattraper Hélène, et surtout que Blake ne soit pas arrivé avant lui.
Heureusement, il vit Hélène juste devant la Marina, au moment où il se garait.
Hélène, l’apercevant : Ah Nicolas, t’es déjà là ?
Nicolas, soulagé : Euh, oui. J’ai des clients tôt.
Hélène : T’as le temps de prendre un café ?
Nicolas : Oui, avec plaisir. Et justement, il faut que je te dise quelque chose.
Hélène, surprise : Ah bon ? Allons-y alors.
Ils avancèrent vers le bureau, mais au bout de quelques instants Hélène s’arrêta. Nicolas leva les yeux, et aperçut William près de son bateau.
Nicolas : Ah oui, je voulais te dire…
Mais la jeune femme partit en courant vers le bateau. Nicolas hésita un instant, puis décida de la suivre.
En voyant la jeune femme, William sourit.
Hélène : William ? Mais je comprends pas?
Chapitre 3 : L’aveu
Le temps sembla s’arrêter un instant sur Love Island, les yeux de William passèrent d’Hélène à Nicolas, et celui-ci semblait pris de court.
William, s’adressant à Hélène : Oui, c’est moi. Nicolas ne t’as pas prévenu ?
Hélène, surprise : Non. De quoi ?
Nicolas, gêné : Attends Hélène, je vais t’expliquer…
Hélène, fronçant les sourcils : Ah, oui ?
Nicolas : Oui, j’allais te dire que j’avais vu William hier mais…
Hélène, le coupant : On verra ça plus tard, Nicolas ! Là je dois parler avec William.
Puis s’adressant à William : Tu viens sur mon bateau, je te fais un café ?
William, souriant : Oui, avec plaisir.
Nicolas les regarda s’éloigner, le cœur serré. Il avait remarqué le regard furieux d’Hélène à son égard. La jeune femme se mettait rarement en colère, ce qui était d’autant plus inquiétant. La dernière fois, qu’il lui avait vu ce regard, c’était lorsque….
Eté 1996
Nicolas était au lit avec Tina, une jeune Australienne rencontrée quelques jours plus tôt, lorsqu’il entendit la porte d’entrée de l’appartement s’ouvrir. D’un bond, il se releva et tenta de se rhabiller mais la porte s’ouvrit brusquement.
Hélène : Nicolas, t’es là ?
Puis l’apercevant à moitié dévêtu, elle tourna la tête vers le lit et vit la jeune femme, qui ne savait pas quoi faire.
Nicolas : Attends, c’est pas ce que tu crois…
Hélène, furieuse : Ah oui ? Et c’est quoi alors ?
Nicolas, honteux : C’est… C’est une erreur…
Hélène : L’erreur c’est que je sois rentrée plus tôt non ?
Nicolas : Euh… Non, mais tu sais c’est toi que j’aime.
Hélène : Et ben on dirait pas. Bon je vous souhaite plein de bonheur, moi je m’en vais.
Nicolas : Attends, Hélène…
Mais c’était trop tard, la jeune femme avait refermé la porte, et avait déjà atteint la porte d’entrée.
Hélène : C’est pas la peine Nicolas, j’ai compris.
Et elle était partie, le laissant là, honteux, avec ses regrets.
Nicolas fut tiré de ses pensées par l’arrivée de José.
José : Alors, tu l’as retrouvée ton Hélène ?
Nicolas, maussade : Oui. Enfin si on veut.
José, surpris : Qu’est-ce qu’il se passe ? T’en tires une tête !
Nicolas : Non rien.
José : Tu t’es disputé avec Hélène ? Elle est où d’ailleurs ?
Nicolas : Sur son bateau.
José : Bon, je vais aller lui dire bonjour et voir si elle fait la même tête que toi !
Nicolas : Non, n’y vas pas. Elle n’est pas seule.
José, passant la tête par la porte, aperçut William sur le bateau : C’est qui ce Guignol ?
Nicolas, d’un ton las : William Blake.
José : Tu le connais?
Nicolas : Non. Enfin, je l’ai rencontré hier, c’est un ami d’Hélène, il vient d’Australie.
José : Et qu’est ce qu’il fait là ?
Nicolas : Il est venu retrouver Hélène. Elle le croyait mort.
José : Hein ??
Nicolas : J’en sais pas plus, c’est ce qu’elle m’avait dit, c’est tout.
Sur le bateau, Hélène avait servi deux tasses de café.
Hélène, hésitante : Alors, je t’écoute ?
William : Nicolas m’a dit que tu croyais que j’étais mort ?
Hélène : Oui. La tour de contrôle avait perdu la trace de ton avion, tu n’as pas donné de nouvelles. On a tous cru que tu t’étais écrasé en mer surtout avec le mauvais temps.
William, gêné : Je suis désolé.
Hélène : De quoi ?
William : J’aurai dû donner de mes nouvelles. En fait, mon avion était pris dans un orage, j’ai réussi atterrir sur une petite île. Là, des habitants m’ont recueilli, m’ont nourri et m’ont soigné.
Hélène : Pourquoi tu n’es pas revenu avant alors ?
William, hésitant : J’ai… J’ai pensé que ce serait peut-être plus facile pour moi de commencer une nouvelle vie. Je me suis dit que c’était peut-être un signe du destin, il y avait fort à faire dans ce village, je les ai aidés.
Hélène, doucement : Tu te rends compte qu’on t’as cru mort ? J’ai cru que…
William, la coupant : Je suis désolé si je t’ai fait de la peine, ce n’était pas mon intention. Après que tu m’aies dit que tu n’étais pas amoureuse de moi, je me suis rendu compte que j’allais avoir beaucoup de mal à t’oublier en te voyant tous les jours.
Hélène, baissant la tête : Je suis désolée, William.
William : Ce n’est pas de ta faute, t’inquiètes pas. Mais quand je me suis retrouvé dans ce village, je me suis dit que si je restais là-haut je t’oublierai plus facilement.
Hélène : Je vois. Et finalement, pourquoi es-tu là aujourd’hui ?
William, la regardant dans les yeux : J’ai pas réussi Hélène. J’ai essayé de t’oublier, mais je me suis dit que tu devais me chercher, que je devais te donner des nouvelles. Alors, je suis rentré à Sydney, et là on m’a appris que tu étais partie. J’ai réussi à savoir par Sam que tu avais décidé de partir retrouver tes amis. Comme tu m’avais parlé de Love Island, j’ai pris un billet d’avion et je suis venu.
Hélène, émue : Je sais pas quoi te dire. Je suis désolée de t’avoir fait autant de peine mais je suis contente de revoir et de te savoir en vie.
William, souriant : Merci. Alors comment ça se passe ici ? Qu’est-ce que tu fais ?
Hélène : Oh, je suis arrivée récemment, j’habite avec mes amies, Laly et Johanna. Je pense que je vais rester ici, Nicolas m’a proposé de m’associer avec lui pour louer mon bateau, mais j’ai pas encore décidé.
William : Ah, Nicolas, je vois. Mais tu sais, on pourrait rentrer en Australie et reprendre nos places au sein du centre hospitalier.
Hélène, hésitante : Je ne sais pas, je suis contente d’avoir retrouvé mes amis, ils m’ont manqué.
William : Je vois, réfléchis tu sais, tu as le temps. On peut dîner ensemble ce soir ? J’ai un rendez-vous avec un médecin en ville dans une demi-heure.
Hélène : Oui avec plaisir.
William : A ce soir alors.
Hélène était restée sur son bateau, elle réfléchissait aux propos de William. Il n’avait pas réussi à l’oublier malgré la distance. Il se retrouvait dans sa situation vis-à-vis de Nicolas. Etait-ce bien raisonnable de rester près de lui, alors qu’il était avec Jeanne ? Elle avait tenté de l’oublier depuis leur rupture. Mais force était de constater qu’elle n’y était pas parvenue, alors que lui avait su tourner la page. Elle aperçut alors Nicolas qui se dirigeait vers son bateau, elle se promit de ne pas laisser transparaître ses sentiments.
Nicolas : Hélène, je peux te parler ?
Hélène : Oui, vas-y monte.
Nicolas, se passant la main dans les cheveux : Je suis désolé tu sais, je t’ai cherchée ce matin pour te dire pour William. Je suis même passé chez les filles, mais tu étais déjà partie.
Hélène : Je ne comprends pas Nicolas, pourquoi tu ne m’as rien dit hier soir ?
Nicolas, hésitant : Je ne savais pas quoi faire, tu m’avais dit qu’il était mort, alors j’ai pensé que tu avais peut-être inventé ça pour ne pas parler de lui. J’ai pensé que tu n’avais pas envie de le voir.
Hélène, surprise : Je t’ai souvent menti Nicolas ?
Nicolas, piteusement : Non, jamais, je sais. J’ai juste voulu te protéger tu sais.
Hélène, avec amertume : Ecoute, je t’ai dit qu’il était mort parce que c’est ce que je croyais. Tu aurais dû me prévenir tout de suite, c’est à moi de prendre mes décisions toute seule! Si je n’avais pas envie de le voir, je lui aurais dit moi-même. Tu n’as plus à me protéger, je n’ai pas eu besoin de toi ces dernières années !
Nicolas, baissant la tête : Excuse-moi Hélène, je ne voulais pas te blesser, ni empiéter sur ta vie privée.
Hélène : Oui, mais c’est ce que tu as pourtant fait !
Nicolas : Et finalement, qu’est ce qu’il s’est passé avec William ?
Hélène : Il a eu un accident d’avion et il est resté avec les villageois qui l’avaient recueilli.
Nicolas : Pourquoi il ne t’a rien dit ?
Hélène, hésitante : Il… Il avait besoin de faire un break.
Nicolas, surpris : Un break ?
Hélène, évasive : Oui, besoin de s’éloigner du centre où on travaillait, de tout...
Nicolas : Ah. Et pourquoi il est revenu ?
Hélène : Il voulait me voir, me dire qu’il était en vie. Et puis, il m’a proposé de repartir en Australie avec lui.
Nicolas : Et tu vas partir ?
Hélène : Je sais pas, je suis bien ici avec vous. Mais j’aimais bien mon travail en Australie.
Nicolas : Tu peux pas repartir comme ça quand même ? Tu sais, ça tient toujours ma proposition pour le bateau.
Hélène : Je sais pas Nicolas, les choses ont changé ici. Je suis pas sûre d’avoir encore ma place avec vous.
Nicolas, lui touchant le bras : Dis pas ça. Tout le monde est ravi de ton retour.
Hélène, haussant les épaules : Je sais mais… Je vais réfléchir. Allez, j’ai promis aux filles de déjeuner avec elles, il faut que j’y aille.
Nicolas : D’accord. Je suis là tu sais, si t’as besoin de parler.
Hélène, lui souriant : Je sais.
Nicolas resta pensif quelques instants après son départ, il avait bien remarqué la gêne de la jeune femme au sujet du retour de William. Elle ne lui disait pas tout, il y avait une autre raison pour que William le docteur n’ait pas donné de nouvelles, et Hélène n’avait pas l’air de lui en tenir rigueur, comme si elle comprenait ce choix.
Hélène rejoignit Laly, Bénédicte et Johanna pour déjeuner : comme au bon vieux temps elles se retrouvaient autour d’une table. Hélène les mit au courant du retour de William le matin même, mais passa sous silence l’attitude de Nicolas.
Laly, souriant : Whaou, il est venu d’Australie pour te donner des nouvelles, c’est romantique !
Bénédicte : Euh, je te rappelle qu’elle le croyait mort quand même ! C’est la moindre des choses.
Johanna : Attends Hélène, je ne comprends pas pourquoi il avait besoin de faire un break, et qu’il ne te l’a pas dit ?
Hélène, hésitante : Et bien il… Il est amoureux de moi.
Laly : Non ? Tu le savais ?
Hélène : Oui, il me l’avait dit avant son départ.
Bénédicte : Et tu lui avais dit quoi ?
Hélène : Ben…
Johanna : Je vois, tu lui as dit que tu ne l’aimais pas et c’est pour ça qu’il a essayé de t’oublier.
Hélène, doucement : Oui.
Laly : Mais il a l’air sympa ce type pourtant ? Il n’est pas beau ?
Bénédicte : Laly ! Y’a pas que ça dans la vie. Je suppose qu’il n’a pas réussi à t’oublier ?
Hélène : Non. Et il m’a proposé de repartir avec lui en Australie, pour retravailler ensemble.
Laly, stupéfaite : Quoi ? Tu vas pas nous quitter encore ?
Johanna : Tu vas faire quoi ?
Hélène : Je ne sais pas. C’est pas facile, je suis très heureuse de vous avoir retrouvé mais je dois penser à mon avenir. Je ne peux pas être éternellement en vacances.
Johanna : Tu peux travailler avec nous, tu sais ?
Hélène : C’est gentil , mais je veux pas être un poids pour vous. Avec le dernier cyclone, je sais bien que les affaires ne sont pas au mieux. Nicolas m’a proposé de m’associer avec lui.
Bénédicte : Ce serait une bonne idée avec ton bateau, ce serait un bon investissement, non ?
Hélène : Si mais je sais pas si c’est une bonne idée.
Johanna : Ben pourquoi ? Il ne te propose pas ça par hasard.
Hélène : Oui je sais, mais bon vis-à-vis de Jeanne, ça me gêne.
Laly : Ca n’a rien à voir Hélène, tu dois vivre ta vie pour toi.
Bénédicte : Elle a raison, Jeanne est une fille très gentille, et elle a confiance en Nicolas.
Hélène : Oui, merci pour vos conseils, je vais réfléchir.
Chapitre 4 : Dîners
Nicolas avait retrouvé José au bureau. Ce dernier avait remarqué que son ami semblait de mauvaise humeur.
José : Alors qu’est-ce qu’elle t’a dit ?
Nicolas, tristement : Qu’elle n’avait pas besoin de moi.
José : Comment ça ?
Nicolas : En fait, je savais que Blake était revenu et je ne lui ai pas dit. Je voulais lui dire ce matin mais elle l’a vu avant.
José, surpris : Pourquoi tu ne lui as pas dit hier soir ?
Nicolas, maussade : Je ne sais pas… Je pensais qu’elle ne voulait pas le voir vu qu’elle m’avait dit qu’il était mort.
José : Tu m’épates des fois Nico ! Tu me donnes toujours plein de conseils, mais tu ne les appliques pas à toi. C’est à elle de décider ! C’était sa vie !
Nicolas, amer : Oui, ça, elle me l’a fait comprendre !
José : Ecoute Nico, je sais que tu vas dire que ça ne me regarde pas, mais si tu veux faire partie de la vie d’Hélène autrement, il faut lui dire.
Nicolas : De quoi tu parles ?
José : T’as vu ta tête ? Tu n’aurais pas encore des sentiments pour elle ? Tu peux me le dire tu sais… Je suis bien placé pour comprendre.
Nicolas : C’est compliqué. Je sais plus trop où j’en suis. Je pensais que je l’avais oubliée, enfin non pas oubliée, mais je suis avec Jeanne, tu comprends….
José : Oui, je sais. Vous avez vécu une longue et belle histoire, c’est normal que tu sois troublé par son retour. Mais si y’a plus que ça, il faut que tu fasses le point.
Nicolas : Je ne sais pas. Toutes façons, elle a tourné la page, elle.
José : Qu’est-ce que t’en sais ?
Nicolas : Elle va peut-être repartir en Australie avec lui…
José, surpris : Quoi ?
Nicolas : Oui, il lui a proposé de reprendre leur boulot là-haut.
José : Non mais attends, le mec se fait passer pour mort et il revient la bouche en cœur ?
Nicolas : A peu près oui. Il avait besoin de faire un break, c’est ce qu’elle m’a dit en tous cas.
José : C’est étrange cette histoire. Ecoute, je suis désolé de te demander ça, mais tu crois que… qu’ils sont plus que des amis ?
Nicolas, doucement : Je ne sais pas.
José : Je vais essayer de mener mon enquête. Elle a dû parler aux filles, je vais aller voir Johanna tout à l’heure.
Nicolas : Comme tu veux, mais soit discret !
José, souriant : Tu me connais !
Nicolas : Justement !!
Le soir venu, José décida d’aller faire un tour à l’agence des filles et il aperçut Johanna, seule.
José : Bonsoir !
Johanna : Tiens José, qu’est-ce que tu fais là ?
José : Euh, je venais voir si tu avais trouvé une location pour moi ? Laly n’est pas là au fait ?
Johanna, souriant : Elle est rentrée, elle était fatiguée à cause de sa grossesse. Pourquoi, tu ne te sens pas bien sur notre canapé ?
José : Euh, si, mais bon je ne veux pas vous déranger !
Johanna : Oui, je vois, et puis pour ramener tes conquêtes c’est pas terrible hein !
José : Crois pas ça, j’ai changé tu sais. Je me suis rendu compte qu’il était temps que je grandisse.
Johanna : Et bien, il n’est jamais trop tard ! J’ai une petite maison à louer si tu veux, le propriétaire m’a déposé les clés tout à l’heure.
José : Et elle est où ?
Johanna : Pas loin de chez nous, et tu as une super vue sur l’océan. Tu veux aller voir ?
José : Avec plaisir. Et après je t’invite à dîner !
Johanna : D’accord, ça marche.
La visite s’était bien passée, et les deux jeunes gens étaient au milieu du dîner.
José : J’ai vu le mec d’Hélène aujourd’hui.
Johanna : Quel mec ?
José : Celui qui vient d’Australie, William.
Johanna : Ah. Mais c’est pas son mec !
José : T’es sûre ? Car faire tout ce trajet pour la voir, quand même…
Johanna : Non, on en a parlé, elle n’est pas avec lui.
José : Ah bon ? Enfin je pense qu’il a quand même une idée derrière la tête…
Johanna : Ben, il lui a proposé de repartir avec lui en Australie.
José : Oui, je sais, Nico me l’a dit. Et elle va faire quoi ?
Johanna : Je ne sais pas, elle réfléchit. J’espère qu’elle va rester mais…
José : Mais quoi ? Dis moi ?
Johanna : Je pense qu’elle a toujours des sentiments pour Nicolas, et c’est dur pour elle de l’oublier ici.
José, souriant : C’est vrai ?
Johanna, surprise : Pourquoi tu souries ?
José, se penchant vers elle : Car je pense que Nicolas ne l’a pas oubliée…
Johanna : Tu crois ? Mais Jeanne ?
José : Oui, y’a Jeanne. Mais c’est pas pareil. Hélène et Nicolas, c’est autre chose…
Johanna : C’est vrai. Tu crois qu’on peut faire quelque chose ? Ce serait bête que Hélène reparte sans savoir…
José, soucieux : On va réfléchir, mais là Nicolas s’est mis dans une sale position.
Johanna : Pourquoi ?
José : Hélène t’as pas dit ? Nicolas savait que William était là et cherchait Hélène, mais il lui a pas dit…Elle n’a pas tellement apprécié.
Johanna : Ah bon… Mais elle nous a rien dit, tiens !
José : Etrange, hein !
Johanna : Pourquoi, il a fait ça ?
José : Il ne veut pas l’avouer, mais je pense qu’il a un peu paniqué…
La soirée se passa tranquillement, Johanna découvrait José sous une autre facette, posé et à l’écoute. Ils décidèrent d’aller boire un verre dans un bar du centre-ville.
Johanna, entrant dans le bar : Tiens, mais regarde là-haut, ce n’est pas Hélène ?
José, regardant dans sa direction : Si…. Et elle est avec son ami, William.
Johanna : Viens, on va les saluer !
José : Je ne sais pas si j’ai envie de le rencontrer lui…
Mais déjà Johanna se dirigeait vers son amie, elle lui tapa sur l’épaule.
Johanna : Hélène !
Hélène, surprise : Tiens, qu’est-ce que tu fais là ?
Johanna : Je suis avec José, on prend un verre !
Hélène : Ah, coucou José !
José : Salut ma belle !
Hélène, regardant William : William, je te présente mes amis, Johanna, et José
Johanna : Hi ! Ravie de vous rencontrer
José, sans conviction : Bonsoir.
William : Je suis ravi de vous rencontrer, Hélène m’a beaucoup parlé de vous !
José, sarcastique : Ah, ben pas nous !
Johanna, discrètement : Ca suffit José. Bon ben, on vous laisse ! A tout à l’heure Hélène.
Hélène : D’accord bonne soirée.
Ayant pris une table plus loin, José ne cachait pas sa mauvaise humeur.
José : Je le sens pas ce type ! Je ne sais pas ce qu’elle lui trouve !
Johanna : T’exagères, il a l’air sympa.
José : Mouais, si tu le dis !
Johanna : Bon allez, on parle d’autre chose, raconte-moi les Etats-Unis !
José et Johanna rentrèrent chez les filles, la jeune Texane se fit une tisane avant d’aller dormir.
Johanna : Bonne nuit, José. Merci pour cette soirée.
José : Merci à toi. J’ai beaucoup apprécié, on avait rarement autant parlé tous les deux.
Johanna : C’est vrai, on se connaissait pas si bien. Toi, tu étais avec Béné…
José : Et toi avec Christian…
Johanna, doucement : C’est vrai. C’est du passé tout ça.
Elle se pencha et lui déposa un baiser sur la joue pour lui souhaiter bonne nuit. Mais le jeune homme la retint par le bras et lui déposa un doux baiser sur les lèvres. Elle hésita un instant et lui rendit son baiser.
Johanna, souriant : On a fait quoi là ?
José, lui rendant son sourire : Je ne sais pas, mais c’était bien.
Johanna : C’est vrai. Bon je te laisse, avant qu’on fasse des choses qu’on regrette. Bonne nuit.
José : Bonne nuit, ma belle.
José s’apprêtait à se coucher quand il entendit le bruit d’une voiture qui s’arrêtait devant la maison.
Il s’approcha de la fenêtre discrètement, et aperçut William au volant. Hélène discutait avec lui, puis se pencha et lui déposa un baiser sur la joue.
William : Attends, Hélène.
Hélène, surprise : Oui ?
William : Merci pour cette soirée. Tu m’avais vraiment manqué…
Hélène : Merci. Toi aussi tu m’as manqué.
William lui sourit et se pencha pour l’embrasser, la jeune femme lui rendit son baiser quelques instants.
Hélène, confuse : Je… Je ne suis pas sûre que ça soit une bonne idée.
William : Pourquoi ça t’as pas plu ?
Hélène : Si mais…je ne suis pas prête.
William, lui touchant le bras : Tu as tout ton temps, Hélène, je t’attendrai.
Hélène, souriant : Merci. Allez, je rentre, bonne nuit.
José avait aperçu toute la scène à travers la fenêtre, il soupira. Puis, il se hâta de s’allonger sur le canapé. Il entendit Hélène entrer, et qui essayait de ne pas faire de bruit. Il l’interpella « Hélène, c’est toi ? »
Hélène, doucement : Oui. Désolée je t’ai réveillé ?
José, se redressant : Non, t’inquiètes, on est rentré y’a pas longtemps. Tu veux boire quelque chose ?
Hélène : Je ne veux pas t’empêcher de dormir.
José : Non, je ne suis pas fatigué. Je te fais une tisane ?
Hélène : D’accord, merci.
José lui prépara sa tisane, et s’assit à côté d’elle sur le canapé.
Hélène : Merci ! Qu’est-ce que je ferai sans toi !
José, souriant : Tu ne boirais pas de tisane ! Alors t’as passé une bonne soirée ?
Hélène : Oui, je suis contente d’avoir retrouvé William. J’étais si triste en pensant qu’il était mort…
José : Oui, Nicolas m’a expliqué. Tu ne trouves pas ça bizarre qu’il revienne comme ça ?
Hélène, surprise : Ben non. Pourquoi tu dis ça ?
José : Je sais pas, il se fait passer pour mort et revient tout à coup…
Hélène : C’est compliqué. Il avait besoin de temps, c’est tout.
José : Si tu le dis, mais méfie-toi quand même. Et alors tu vas repartir ?
Hélène : Ah, je vois Nicolas t’as tout dit !
José : Non, pas seulement. J’en ai parlé avec Johanna aussi.
Hélène, taquine : Alors il se passe quoi entre vous ?
José, gêné : Euh rien, pourquoi tu dis ça ?
Hélène : Attends, je te connais quand même. Tu dînes avec elle, tu l’emmènes boire un verre, vous rentrez tard…
José : Oui, c’est vrai. Tu le gardes pour toi, mais… On s’est embrassés tout à l’heure.
Hélène : Ah oui, et ensuite ?
José : Rien, je ne sais pas trop ce que cela signifiait.
Hélène : Tu ne fais pas de bêtises avec elle ! Elle a déjà assez souffert…
José, gravement : Je sais. On va prendre notre temps, et puis j’ai changé tu sais.
Hélène : Je vois ça.
José : Au fait, et toi c’est pareil avec William, le restaurant, le bar, tu rentres tard…
Hélène, gênée : Ah oui… Et bien, non rien de spécial.
José : T’es sûre ?
Hélène : On s’est embrassés mais je ne sais pas où j’en suis.
José : Réfléchis Hélène. Tu sais, fais pas des choses que tu regretterais ensuite.
Hélène : Oui, je sais. Je ne veux pas le faire souffrir. Bon je vais dormir maintenant, bonne nuit José.
José : Bonne nuit. Je suis heureux que tu sois rentrée, nos conversations me manquaient. Y’a qu’avec toi que je peux parler comme ça.
Hélène, souriant : Moi aussi, je suis ravie d’être là.
José : Alors reste…
Hélène, gravement : Je vais voir. Bonne nuit.
Chapitre 5 : La décision
Le lendemain matin, quand Johanna se leva, elle constata que José avait déjà rangé le canapé, et était parti. La jeune femme éprouva comme un regret mais d’un autre coté se sentit soulagée de ne pas avoir à s’expliquer sur ce qu’il s’était passé la veille au soir. Laly la rejoignit peu après, elle prit son déjeuner rapidement puis fila emmener Diego à la crèche. Johanna prenait son café quand Hélène se leva. Les filles discutaient autour d’un café.
Johanna : Alors ta soirée avec William ?
Hélène : Ca va, tout c’est bien passé.
Johanna : Il a l’air très sympa en tous cas.
Hélène, souriant : Oui, il l’est. Et toi, ta soirée avec José ?
Johanna, baissant la tête : Euh…Et bien c’était une bonne soirée !
Hélène, malicieusement : Et bien tant mieux alors !
Johanna : En fait, on…Tu me promets que tu n’en parles pas aux autres ?
Hélène : Tu me connais Johanna, je ne répète jamais rien.
Johanna : Oui, c’est vrai. Et bien, on s’est embrassés en rentrant ici.
Hélène : C’est une bonne nouvelle ou pas?
Johanna : Je… Je ne sais pas ! O my god ! C’est José quoi… Tu sais comment il est!
Hélène, doucement : Il a changé tu sais. On a un peu discuté, je crois que le fait d’être rentré et d’avoir constaté que Béné vivait avec Jimmy, ça l’a fait murir.
Johanna, hésitante : Tu crois ?
Hélène : Oui, je pense. Mais prends ton temps, vous n’êtes pas pressés.
Johanna : Oui, t’as raison. D’ailleurs, je ne l’ai même pas vu ce matin.
Hélène, taquine : Il te manque déjà ?
Johanna : Très drôle ! Tu vas faire quoi aujourd’hui ?
Hélène : J’ai un rendez-vous avec William et des élus locaux.
Johanna, surprise : Pourquoi ?
Hélène : Pour étudier avec eux les besoins des habitants des villages isolés. Peut-être qu’on va ouvrir un centre ici, comme celui où je travaillais en Australie.
Johanna : Waouh, c’est un superbe projet ! Et puis, comme ça, tu resterais ici ?
Hélène, souriante : C’est qu’un projet pour l’instant, et je ne sais pas si je serai en charge du centre. Bon, allez je file !
De son côté, José avait ouvert le bureau à la Marina quand Nicolas arriva.
Nicolas : Et bien, José t’es déjà là !
José : Et oui, tu vois je suis tombé du lit, enfin du canapé !
Nicolas : T’as pas encore trouvé une location ?
José : Si, ça y’est hier soir Johanna m’a fait visiter une petite maison sympa, je vais la prendre.
Nicolas : Ah, ben c’est génial ! T’as eu des infos au fait ?
José, malicieux : A quel sujet ?
Nicolas, maussade : Tu sais bien… William.
José : Oui, j’ai discuté avec Johanna, Hélène ne sort pas avec lui, elle lui a dit.
Nicolas : Bon, tant mieux.
José : Comment ça tant mieux ?
Nicolas : Oui, je le sens pas ce type.
José : Il a plutôt l’air sympa pourtant…
Nicolas : Tu l’as vu de loin comment tu peux le savoir ?
José, gêné : Et bien en fait…Hier soir, j’étais au Laguna Beach, et j’ai vu Hélène et William. Elle nous a présentés.
Nicolas, sarcastique : Je vois. Bon, et t’es resté avec eux ?
José : Non, j’étais avec Johanna, on les a laissés tous les deux.
Nicolas, surpris : Johanna ?
José : Euh, oui, on a passé la soirée ensemble.
Nicolas, sérieux : Tu ne déconnes pas avec elle !
José, souriant : Non, chef !
Nicolas : Pourquoi ça te fait rire ?
José : Hélène m’a dit la même chose hier soir.
Nicolas : Comme quoi… Mais je croyais que tu n’avais pas passé la soirée avec elle ?
José : Non mais… Je dors sur leur canapé tu sais…
Nicolas : Je vois, tu l’as entendu rentrée. Laisse tomber, je te demanderai pas l’heure !
José : Je suis désolé, Nico. Tu sais, faut bien qu’elle vive elle aussi ! Tu voudrais qu’elle fasse quoi ? T’es avec Jeanne je te rappelle. Tu ne peux pas les avoir tous les deux.
Nicolas, après un instant de réflexion : Je sais bien mais…
José : Quoi ?
Nicolas, penaud : Je ne sais pas où j’en suis, José. Ça me rend malade de la savoir avec lui.
José, souriant : C’est plutôt une bonne nouvelle, non ?
Nicolas : Tu trouves ? Et Jeanne ? Je ne peux pas être amoureux de deux femmes !
José : Ecoute Nico, c’est à toi de te poser les bonnes questions, tu m’as assez fait la morale avec Béné, non ? Je ne t’ai pas écouté et je l’ai perdue définitivement. Alors réfléchis bien.
Nicolas : Oui, tu as raison. Mais bon, je pense que Hélène a tourné la page, après ce que je lui ai fait c’est normal…
José : Tu sais, j’ai fait bien pire à Béné, et elle m’a pardonné. Alors, ne laisse pas passer ta chance, si c’est ça que tu veux.
Nicolas : Merci, José.
José : De rien, pour une fois que c’est moi qui te donne des conseils !
Dans l’après-midi, Hélène arriva à la marina, où elle aperçut Nicolas et José sur Le Miracle.
Hélène : Salut les gars !
José, l’embrassant : Ah ma belle, ça fait plaisir de te voir !
Nicolas : Salut Hélène. Ca va ? Tu passes voir ton bateau ?
Hélène, gênée : Euh, oui mais pas seulement, faut que je te parle.
José, souriant : Je vois, je vais aller boire un café.
Hélène : Merci, José.
Nicolas, doucement : Alors, qu’est-ce qu’il y a ?
Hélène : Je voulais te demander si tu pouvais surveiller mon bateau quelques temps ?
Nicolas, surpris : Bien sûr mais pourquoi ?
Hélène : Je pars quelques temps en Australie.
Nicolas, le visage fermé : Je vois. Avec ton docteur je suppose ?
Hélène : Oui. Ce n’est pas ce que tu crois, Nicolas.
Nicolas, sceptique : Ah bon ?
Hélène : On a comme projet d’ouvrir un centre humanitaire ici, comme celui où je bossais en Australie. On doit voir avec les responsables Australiens, pour voir comment organiser ça et si c’est possible. On a eu l’accord des élus d’ici.
Nicolas : C’est un beau projet, j’espère que ça marchera. Tu pars combien de temps ?
Hélène : Je ne sais pas encore, une ou deux semaines.
Nicolas : Tant que ça ?
Hélène : Oui, on a plusieurs rendez-vous.
Nicolas : Et tu pars quand ?
Hélène : Demain.
Nicolas : Si vite ! Tu me donnes des nouvelles, hein ?
Hélène, lui souriant : Bien sûr. Je te remercie pour le bateau.
Nicolas : De rien.
Hélène : Bon, j’y vais, j’ai des choses à préparer. A bientôt.
Nicolas réfléchit un instant, il repensa aux propos de José « ne fais pas la même erreur que moi ». Son ami avait raison, il ne pouvait pas la laisser partir sans rien lui dire. Il n’attendit pas plus longtemps et pris son courage à deux mains.
Nicolas, lui saisissant le bras : Attends, Hélène…
Hélène, se retournant : Oui ?
Nicolas, cherchant ses mots : Je… Je crois que je suis encore amoureux de toi.
Hélène, gênée : Nicolas, je… Y’a Jeanne non ?
Nicolas, confus : Oui, je sais mais… Toi, ce n’est pas pareil…Tu es Mon Hélène, et depuis que tu es revenue, je ne sais plus où j’en suis. C’est comme si on s’était jamais quittés…
Hélène, tristement : Et pourtant…
Nicolas, piteusement : Oui, je sais, c’est de ma faute. J’en suis vraiment désolé, je regrette si tu savais. Si je pouvais revenir en arrière…
Hélène, doucement : C’est du passé, tout ça. On est resté longtemps ensemble, c’est normal que mon retour te trouble. Je ne pense pas que tu m’aimes encore, tu t’accroches à nos souvenirs.
Nicolas : Non, je ne crois pas.
Il l’attira vers elle et lui déposa un baiser sur les lèvres, la jeune femme ne réagit pas. Il prit son menton entre ses doigts et lui releva doucement sa tête.
Nicolas, la regardant droit dans les yeux : Dis-moi, que tu ne ressens plus rien pour moi et je te laisse.
Devant le silence de la jeune femme, il saisit son visage entre ses deux mains et l’embrassa. La jeune femme lui rendit son baiser pendant quelques instants.
Le temps semblait s’être arrêté sur Le Miracle, les deux silhouettes de Nicolas et Hélène étaient réunies en une seule. Hélène se recula soudain.
Hélène : On ne peut pas faire ça Nicolas. Pas comme ça.
Nicolas, reprenant ses esprits : Je… Je vais parler à Jeanne. C’est toi, que j’aime. J’en suis sûr maintenant.
Hélène : Je… Je ne sais pas Nicolas. Je pars demain de toute façon, alors cette séparation nous permettra de faire le point. A bientôt.
Nicolas : Attends…
Néanmoins, Hélène était déjà partie, Nicolas la regarda s’éloigner… Ce baiser l’avait projeté quelques années en arrière. Il retrouvait son parfum, et la douceur de ses lèvres. Il se rendait compte à quel point elle lui avait manqué…et surtout, qu’il ne l’avait pas oubliée.
Elle, elle semblait hésitante, elle n’avait surement plus confiance en lui, après ce qu’il s’était passé en Australie…c’était bien normal !
José le rejoignit peu après, tout sourire.
José, souriant : Alors, c’était bien ?
Nicolas, maussade : De quoi tu parles ?
José : Je vous ai vus vous embrasser !
Nicolas : T’es pas gêné, toi !
José : Faut pas faire ça sur le ponton où tout le monde peut vous voir !!
Nicolas : Oui, enfin, ça ne veut rien dire.
José : Comment ça ?
Nicolas : Elle part en Australie, demain.
José : Et tu la laisses partir ?
Nicolas : Je n’ai pas le choix. Elle a besoin de réfléchir.
José : Fais pas le con, Nico. Tu vas le regretter…
Nicolas : Je sais…
José : Ah, ben il tombe bien celui-là !
Nicolas : De qui, tu parles ?
Puis, il leva la tête et aperçut William.
Nicolas, sarcastique : Génial…
William : Bonjour Nicolas, José. Nicolas, tu as vu Hélène ?
Nicolas : Oui, elle vient de partir.
William : Elle allait où ?
Nicolas : Je ne sais pas. Pas loin sûrement. Tu la vois demain de toute façon.
William : Oui, elle t’a dit ?
Nicolas : Oui.
William : T’inquiètes pas, je prendrai soin d‘elle.
Nicolas : Si tu crois que ça me rassure…
William, surpris : Pourquoi tu dis ça ? Je ne lui ai jamais fait de mal, moi !
Nicolas, furieux : En se faisant passer pour mort ? C’est pas glorieux !
William, sans réfléchir : Et bien moi au moins, je ne l’ai pas trompée alors qu’elle était enceinte !
Chapitre 6 : La décision
Enceinte. Les mots de William raisonnaient dans la tête de Nicolas, elle avait été enceinte de lui. Comment ne l’avait-il pas su ? Et comment, lui, le savait ? Et le bébé ?
Nicolas était livide et cherchait ses mots, tandis que William se demandait ce qu’il devait faire. Il allait partir quand Nicolas retrouva l’usage de la parole.
Nicolas, d’une voix blanche : Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
William, confus : Je… Euh, non rien. J’ai dit ça comme ça.
Nicolas, furieux : Tu te fous de moi ou quoi ?
William : Non, mais… Ecoute, ce n’est pas à moi de t’en parler.
Nicolas, le pointant du doigt : T’aurais peut-être dû y penser avant…
William : Je suis désolé…
José : Bon, je crois que t’as fait assez de dégâts comme ça. Tu ferais mieux de partir.
Puis tenant, Nicolas par le bras : Allez, Nico, vient on va faire un tour.
Nicolas, se détachant brusquement : Non, c’est bon ! J’ai besoin d’être un peu seul.
Nicolas prit le volant, et roula sur les routes de l’île qu’il connaissait bien. Il fallait qu’il lui parle. Comment avait-il pu lui faire ça ? Son comportement n’était déjà pas glorieux, mais là c’était le summum de la connerie. Il aurait dû retourner la voir, il n’aurait pas dû la laisser seule en Australie.
Eté 1995
Une semaine. Ca faisait une semaine qu’Hélène l’avait surpris au lit avec cette fille. Il s’était réfugié à l’hôtel. Il avait quitté l’appartement avec le strict minimum, persuadé qu’il viendrait chercher le reste plus tard. Tous les jours, il revenait dans leur rue, assis sur un banc, il espérait la voir sortir de l’immeuble et pouvoir lui parler. Ne la voyant pas sortir, il avait essayé de sonner, mais ses appels étaient restés sans réponse. Une fois, il avait tenté de l’appeler mais la jeune femme avait raccroché après l’avoir entendu.
Il aurait pourtant dû insister, ne pas baisser les bras et fuir à Love Island. Mais il était persuadé qu’elle ne lui pardonnerait jamais.
Son trajet en voiture finit par le mener chez les filles. Il frappa à la porte mais personne ne répondit. Il fit le tour de la maison, et l’aperçut assise sur la plage, les yeux rivés sur l’océan.
Le jeune homme s’approcha doucement d’elle.
Nicolas : Je peux m’asseoir ?
Hélène, surprise : Nicolas, qu’est-ce que tu fais là ?
Nicolas : Faut que je te parle.
Hélène : On s’est tout dit déjà, non ?
Nicolas, tristement : Non, je ne crois pas. J’ai vu William.
Hélène : Ah bon ?
Nicolas, doucement : Il m’a dit pour le bébé. Notre bébé…
Il vit la jeune femme blêmir, puis elle détourna la tête, prête à fuir.
Nicolas, la retenant par le bras : Attends Hélène, il faut qu’on en parle !
Hélène, furieuse : Comment a-t-il osé te parler de ça ?
Nicolas : Ce n’est pas le plus important, non ?
Hélène : Si on veut.
Nicolas : Qu’est-ce qu’il s’est passé Hélène ?
Hélène, tristement : Il s’est rien passé Nicolas. J’ai perdu notre bébé. Le peu qu’il me restait de toi, s’est envolé.
Le jeune homme aperçu des larmes rouler sur ses joues. Il la prit dans ses bras, et lui murmura : « Je suis désolé. Désolé de t’avoir fait ça. Désolé que tu aies été toute seule pour traverser ça. Désolé que tu l’aies perdu. Désolé d’avoir été aussi nul ». Hélène hocha la tête.
Ils restèrent enlacés pendant de longues minutes, puis Nicolas brisa le silence.
Nicolas : Pourquoi tu ne m’en as pas parlé ?
Hélène : Quand je suis revenue, ce n’était pas vraiment le moment. Tu avais tourné la page. Et puis, ces souvenirs sont très douloureux pour moi.
Nicolas : Je comprends. Et quand est-ce que t’as su que tu étais enceinte ?
Hélène, gênée : Le jour où je t’ai surpris avec…
Nicolas, la coupant : Je vois. Je suis vraiment le roi des cons.
Hélène, souriant faiblement : Tu ne pouvais pas savoir.
Nicolas : Mumh. Ça n’excuse rien. Et ta fausse couche… (hésitant) c’était quand ?
Hélène : Deux mois après. Je… Je travaillais au centre, et j’ai été prise de fortes douleurs au ventre. William avec qui je travaillais à ce moment-là, m’a accompagnée à l’hôpital, mais c’était trop tard déjà. Il m’a aidé à ne pas déprimer après ça.
Nicolas : Tu crois que tu pourras me pardonner un jour?
Hélène : Je pense que c’est déjà fait en partie, sinon je ne serai pas là. Mais j’ai besoin de temps Nicolas.
Nicolas, hochant la tête : Je comprends. Je serai là Hélène. Je t’attends.
Hélène : Et Jeanne ?
Nicolas : Je vais lui parler. Je ne peux pas continuer comme ça. Elle comprendra.
Hélène : Ca va être dur pour elle.
Ils restèrent encore assis quelques instants puis se relevèrent. Nicolas la raccompagna jusqu’à la maison des filles.
Nicolas : Bon, cette fois, je te dis bon voyage pour de bon.
Hélène : D’accord. A bientôt.
Le jeune homme la serra dans ses bras et lui déposa un rapide baiser sur les lèvres.
Il prit la direction de la cabane : autant ne pas laisser trainer les choses plus longtemps. Il aperçut Jeanne en train de lire sur la plage, et la rejoignit.
Jeanne : Nico, t’es déjà là ?
Nicolas : Oui. Faut que je te parle.
Jeanne, surprise : Ca va, t’as l’air bizarre ?
Nicolas : Ce n’est pas facile à dire, mais depuis qu’Hélène est revenue je sais plus où j’en suis.
Jeanne, tristement : J’avais remarqué.
Nicolas : Je suis désolé. Je t’ai aimé tu sais. Mais avec Hélène c’est… c’est différent.
Jeanne : Pourquoi ?
Nicolas : C’est comme si on s’était jamais quittés. C’est mon âme sœur. Mais il s’est rien passé, tu sais, entre nous jusque-là.
Jeanne : Et tu veux quoi ? Ma bénédiction ?
Nicolas : Non. Bien sûr que non. Je ne voulais pas te mentir et te faire souffrir. Tu ne mérites pas ça.
Jeanne : Je vois. Bon, je vais faire mes bagages.
Nicolas : Tu vas où ?
Jeanne : Je ne sais pas encore. Je vais peut-être rentrer à Paris voir mon frère.
Nicolas, penaud : Tu peux rester ici tant que tu veux. Je vais aller dormir sur Le Miracle.
Jeanne : Merci.
Nicolas : Je suis désolé Jeanne.
Jeanne : Moi aussi.
Chapitre 7 : Enfin
Le lendemain matin, après le départ d’Hélène pour l’aéroport et de Laly pour la crèche, Johanna et José s’étaient retrouvés seuls.
José : Ca va Johanna ? T’as une petite mine ?
Johanna : Ca va. Je suis juste un peu triste à cause du départ d’Hélène. Je pense qu’elle fait une erreur.
José : Tu sais, elle juste besoin de temps. Y’a eu pas mal de changements ces temps-ci dans sa vie.
Johanna : Si tu le dis. Mais c’est dommage, elle aime Nicolas et il l’aime, c’est du temps perdu.
José, souriant : Ca c’est vrai. Quand une fille vous plaît, il faut lui dire !
Johanna : Ah oui ?
José, sérieux : Oui. D’ailleurs, Johanna, j’ai beaucoup repensé à ce qu’il s’est passé l’autre soir. Je ne regrette pas qu’on se soit embrassés.
Johanna, rougissant : Ah. Et bien… moi non plus pour tout te dire.
José : Alors qu’est-ce qu’on attend ?
Johanna : Pour ?
José : Pour recommencer ?
Johanna : Ben, je ne sais pas.
Le jeune homme s’approcha d’elle, et l’attira vers lui. Il l’embrassa délicatement et la jeune Texane lui rendit son baiser.
José, souriant : Bon, faut que j’aille bosser, je ne peux pas laisser Nico seul aujourd’hui. Mais on se voit ce soir ?
Johanna : D’accord. Bonne journée.
Dans les airs, William et Hélène étaient assis côte à côte dans l’avion. Le médecin avait remarqué que sa voisine ne semblait pas de très bonne humeur, ce qui était plutôt rare.
William : Hélène, ça va ?
Hélène, sèchement : Oui.
William : Ben, on ne dirait pas. Tu peux me parler, tu sais. Je suis toujours là pour t’écouter.
Hélène, sarcastique : Oui et pour répéter…
William, confus : Pourquoi tu dis ça ?
Hélène : J’ai vu Nicolas hier soir.
William, gêné : Ah. Et il t’a dit pour…
Hélène, furieuse : Pour ma fausse-couche. Oui ! Comment as-tu pu faire ça ? Ce n’était pas à toi de lui dire !
William : Je sais. Je suis désolé, Hélène. Ca m’a échappé. On s’engueulait. J’étais furieux après lui et c’est sorti tout seul.
Hélène : Pourquoi, vous vous disputiez ?
William : A ton avis ? A cause de toi ! Deux hommes qui aiment la même femme, ça ne peut pas marcher.
Hélène, gênée : Je… William, je suis désolée mais je suis amoureuse de Nicolas. J’ai essayé de l’oublier, de me dire que c’était fini, mais je n’y suis pas parvenue. Je préfère être honnête avec toi, je ne veux pas te faire encore souffrir.
William : Je vois. Je te remercie pour ta franchise.
Le reste du vol se passa dans un silence pesant.
Hélène retrouva avec une certaine nostalgie la terre Australienne. Arrivée dans sa chambre d’hôtel, elle défit sa valise.
Au milieu de ses habits, elle trouva une petite enveloppe portant son prénom. Immédiatement, elle reconnut l’écriture de Nicolas : ils avaient l’habitude de se laisser des petits mots quand ils habitaient ensemble.
D’une main tremblante, mais impatiente, elle ouvrit l’enveloppe.
Mon Hélène,
Quand tu ouvriras cette enveloppe, tu seras déjà loin de moi. Et je peux déjà te le dire, tu me manques.
J’ai ouvert les yeux ces derniers jours et j’ai laissé pleinement s’exprimer les sentiments que j’avais étouffés ces dernières années : je ne t’ai jamais oubliée. J’avais toujours gardé un infime espoir de te retrouver un jour, et quand tu es apparue il y a quelques semaines, mon cœur s’est réveillé.
Tu n’as pas changé, tu es toujours la même. J’ai l’impression qu’on s’est quittés il y a quelques jours seulement. D’un coup d’œil, on se comprend. Un seul sourire de toi suffit à me rassurer. Ta seule présence embellit ma journée.
Alors je sais que ce que j’ai fait est inexcusable, j’ai gâché notre si belle histoire. Mais j’espère que tu trouveras la force de me pardonner pour que l’on puisse reprendre notre histoire, où plutôt en écrire une nouvelle, encore plus belle.
Prends le temps qu’il te faut, Hélène, je serai là, je t’attendrai.
Je te promets de ne plus jamais te faire souffrir et de prendre soin de toi. Je serai là pour construire une famille avec toi.
Je sais maintenant qu’il n’y a plus que toi qui compte pour moi, et on assez perdu de temps.
Je t’aime
Nicolas.
Hélène reposa la lettre. Nicolas. Bien sûr qu’elle l’aimait. Combien de fois avait-elle rêvé qu’ils se retrouveraient ? Depuis la première fois où elle l’avait vu à la cafète, elle avait su que c’était lui. L’homme de sa vie. Ils avaient traversé des épreuves ensemble, le service militaire, Christian et la drogue, le départ de Johanna, la fausse couche de Linda, le groupe qui avait failli éclater, le départ en Australie, la maladie de sa grand-mère et tant d’autres… Ils avaient toujours pu compter l’un sur l’autre. Sauf quand elle avait fait cette fausse couche… Mais à la décharge de Nicolas, il n’était pas au courant.
Elle repensa aux paroles de ses amies « Penses à toi, Hélène »…. Après tout, elles avaient raison, elle avait toujours pensé aux autres, au détriment d’elle-même.
Aujourd’hui, elle avait envie de n’écouter que son cœur. Elle n’avait pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir ce qu’il voulait : être avec Nicolas. Elle avait besoin de sa présence, de son amour, de lui tout simplement.
Maintenant qu’elle en avait pris conscience, ce besoin devenait une nécessité.
Hélène était dans l’avion pour de Love Island. Elle n’en revenait pas de l’avoir fait. Elle avait tout plaqué et prit un billet retour. William avait été déçu de son départ si soudain, mais la jeune femme lui avait fait comprendre qu’elle ne pouvait plus perdre de temps. Le médecin avait compris et il avait promis de la tenir au courant de l’évolution de leur projet.
Quelques heures plus tard, l’avion touchait le sol de l’aéroport. Il était déjà minuit, mais elle parvint à trouver un taxi, conduit par un sympathique chauffeur Sri-lankais. Il la conduisit à la cabane de Nicolas. La plage était plongée dans l’obscurité, Nicolas devait déjà dormir. Hélène hésita un instant puis, finalement, se dit qu’elle n’avait pas fait tout ce trajet pour rien.
Elle poussa doucement la porte et vit Nicolas endormi. Elle ôta ses chaussures et s’allongea près de lui. Elle se blottit dans ses bras et lui chuchota « Nicolas, c’est moi… »
Le jeune homme se réveilla : Hélène ?
Hélène, riant : Oui, t’attendais quelqu’un d’autre ?
Nicolas : N… non. Mais qu’est-ce que tu fais là ?
Hélène : J’ai pris un avion et je suis rentrée.
Nicolas : Pourquoi ?
Hélène : A ton avis ? Pour toi. Parce que moi aussi je t’aime et je ne veux plus te perdre.
Nicolas, la serrant dans ses bras : Oh, je suis heureux ! Dis-moi que je ne rêve pas ?
Hélène, le pinçant : Non, tu es bien réveillé.
Nicolas : Je t’aime tellement. Tu ne repars plus ?
Hélène : Non, promis. Si tu veux bien de moi avec toi ?
Nicolas : Et comment !!
Le jeune homme lui donna un long baiser. Hélène oublia tout dans ses bras et reprit ses marques, comme avant. La nuit fut belle et longue pour eux, comme si ils étaient seuls au monde sur cette plage du bout du monde.

olkev-

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