Voeu n° 9 FF Béné-Christophe
Page 1 sur 1 • Partager •
Voeu n° 9 FF Béné-Christophe
voilà pour toi Belouga , j'espére que ça te plaira ! Joyeux Noël !
Une rencontre qui change la vie
Bénédicte sortit de l’aéroport d’Orly , encore groggy par le voyage et les émotions des dernières heures , et en plus il faisait froid et pleuvait sur Paris . Au moins la météo était au diapason de son humeur ! Elle venait de quitter José pour la énième fois , sauf que cette fois-ci elle en était certaine c’était définitif ! Elle ne supportait plus ses incartades , puis ses retours tout gêné où il se tenait tranquille pendant quelque temps avant de recommencer de plus belle . Elle avait enfin compris que c’était peine perdue José était comme ça et ne changerait pas , or elle ne le supportait plus . Ce n’est pas ça qu’elle attendait d’un homme , d’une relation amoureuse ! Avec José c’était toujours à sens unique , il recevait mais sans donner , ou très peu , ou quand il se sentait fautif , rarement sans raison .
Toute à ses pensées elle se dirigea vers la station de taxi et monta dans le premier disponible sans faire attention qu’une autre personne montait également dans le taxi par l’autre portière .
-Béné ?
-Christophe ? Mais que fais-tu là ?
-Je rentre d’Angleterre , mais toi ?
-Excusez-moi , messieurs-dames mais où voulez-vous aller ? demanda le chauffeur de taxi qui commençait à s’impatienter .
Les deux amis se regardèrent en riant .Ils avaient oublié qu’ils se trouvaient dans un taxi .Après un dernier regard vers Christophe , Béné donna l’adresse de la maison .
-Ca ne te dérange pas Christophe ?
-Non bien sûr , et puis comme ça on aura un peu plus le temps de parler , lui répondit-il en souriant .
Le temps du trajet ils se racontèrent les dernières nouvelles , notamment Béné …leur départ en vacances , Nicolas retrouvé , Nicolas sans Hélène , José et ses frasques …surtout José et ses frasques ! Christophe l’écoutait attentivement , l’observant en même temps . Il avait du mal à comprendre comment il était possible de faire autant de mal à une fille aussi super que Béné .
-Bon ça y est , nous voici arrivés ! Tu vas bien entrer un peu … et puis ça m’évitera de rester seule , j’ai pas trop envie …
-Ok je te suis !
Christophe , gentiment, proposa à Béné de lui monter ses bagages dans sa chambre et qu’elle aille se détendre dans un bain pendant qu’il allait faire quelques courses pour préparer un petit repas rapide .
-Oh t’es vraiment trop gentil , mais tu sais j’ai pas très faim !
-Oui mais il faut manger , alors tu montes dans la salle de bains et tu me laisses faire !
Quand Béné descendit , Christophe avait tout préparer .
-T’avais raison , un bon bain m’a vraiment fait du bien ! Oh mais tu as tout préparé , t’es vraiment trop mignon !
Ils passèrent une super soirée , à parler de tout et de rien , d’eux , des autres . Béné se sentait bien , elle riait pour un rien . En compagnie de Christophe elle oubliait ce qu’elle venait de vivre avec José . Elle appréciait sa compagnie , son calme , son humour , pour la première fois depuis longtemps elle avait le sentiment d’exister , d’exister pour elle et non pas être juste une image , ce qu’elle avait vraiment l’impression d’être ces derniers temps auprès de José .
-C’est vraiment une super chance que l’on se soit rencontré ce matin …. Grâce à toi mon retour n’a pas été aussi morne que je ne le pensais !
-Oui c’est une chance car je vous aurais chercher partout … Mais c’est moi qui te remercie , j’ai passé une super soirée …
-Christophe ….heu , je peux te demander quelque chose ? …J’ai pas trop envie de rester seule cette nuit …Tu veux pas dormir ici ? …Il y a plein de chambres libres …
-Ecoute , si tu veux ! Personne ne m’attend et moi aussi comme ça je ne serais pas seul .
Contrairement à ce qu’elle pensait Bénédicte passa une très bonne nuit , la soirée qu’elle avait passé la veille lui avait fait énormément de bien et la présence de Christophe dans la maison la rassurait . Elle se réveilla tranquillement et traîna un peu dans son lit , repensant aux derniers événements qu’il s’était déroulé dans sa vie . Elle était de plus en plus certaine d’avoir fait le bon choix en quittant José … Et Christophe … En pensant à lui elle se mit à sourire , petit à petit elle retrouvait le goût à la vie , sa soirée d’hier soir lui avait redonner confiance en la gente masculine , ça lui avait confirmé que José était un cas à part et que tous les hommes n’étaient pas comme lui .
Soudain elle entendit frapper à sa porte , en souriant elle répondit d’entrer . Christophe entra avec le plateau du petit déjeuner dans les mains.
-Salut ma belle , alors bien dormi ?
-Comme un bébé …Oh fallait pas Christophe , j’allais descendre …
-Ca me fait plaisir …Et puis t’as vu ? J’ai mis 2 bols …
-Ah génial , alors ! Viens ! lui fit Béné en souriant et en tapant la place à côté d’elle sur le lit .
-Alors que veux-tu faire aujourd’hui lui demanda Christophe une fois installé à côté d’elle.
Après ce petit déjeuner complice , ils allèrent se promener .Retrouver Paris leur fit du bien , les quais de Seine , Montmartre … Jouer les touristes , redécouvrir la ville . Leur entente et leur complicité grandissait .Ils se découvraient et se découvraient différemment de ce qu’ils pouvaient s’être connu lorsque toute la bande était présente .
Le soir , Christophe invita son amie au restaurant avant de rentrer . Il n’avait pas envie de briser cette magie qui s ‘était installée entre eux . Pendant le repas , malgré sa timidité , il se décida à dire à Bénédicte ce qu’il ressentait depuis leur retrouvailles .
-Béné , tu sais …Ca va peut-être te paraître rapide ce que je vais te dire ….Mais depuis hier je ne sais pas ….Je me sens vraiment très bien …
-Tu sais , moi aussi …Je ne pensais pas …et surtout pas si rapidement , ni avec toi que je connaissais …Mais depuis hier je te découvre autrement également ….
Christophe attrapa la main de Béné à travers la table et lui sourit . Il savait qu’il était trop tôt pour espérer qu’elle soit amoureuse de lui , lui-même avait besoin de temps pour savoir exactement ce qu’il ressentait pour elle …La seule chose dont il était sûr c’est que ça faisait bien longtemps qu’il ne s’était pas senti aussi bien .
-Que dirais-tu de rentrer ? Je commence à être un peu fatiguée .
-Vos désirs sont des ordres princesse …
Sur le chemin du retour il se risqua à la prendre par le cou , doucement elle appuya sa tête sur son épaule . Voyant cela il s’arrêta ,l’enlaça et l’embrassa avec douceur , avec tendresse .Ils se sentaient bien tous les deux , seuls , loin des autres , loin de leurs passés mutuels , prêts pour une nouvelle vie …. Une nouvelle vie à deux .
Une rencontre qui change la vie
Bénédicte sortit de l’aéroport d’Orly , encore groggy par le voyage et les émotions des dernières heures , et en plus il faisait froid et pleuvait sur Paris . Au moins la météo était au diapason de son humeur ! Elle venait de quitter José pour la énième fois , sauf que cette fois-ci elle en était certaine c’était définitif ! Elle ne supportait plus ses incartades , puis ses retours tout gêné où il se tenait tranquille pendant quelque temps avant de recommencer de plus belle . Elle avait enfin compris que c’était peine perdue José était comme ça et ne changerait pas , or elle ne le supportait plus . Ce n’est pas ça qu’elle attendait d’un homme , d’une relation amoureuse ! Avec José c’était toujours à sens unique , il recevait mais sans donner , ou très peu , ou quand il se sentait fautif , rarement sans raison .
Toute à ses pensées elle se dirigea vers la station de taxi et monta dans le premier disponible sans faire attention qu’une autre personne montait également dans le taxi par l’autre portière .
-Béné ?
-Christophe ? Mais que fais-tu là ?
-Je rentre d’Angleterre , mais toi ?
-Excusez-moi , messieurs-dames mais où voulez-vous aller ? demanda le chauffeur de taxi qui commençait à s’impatienter .
Les deux amis se regardèrent en riant .Ils avaient oublié qu’ils se trouvaient dans un taxi .Après un dernier regard vers Christophe , Béné donna l’adresse de la maison .
-Ca ne te dérange pas Christophe ?
-Non bien sûr , et puis comme ça on aura un peu plus le temps de parler , lui répondit-il en souriant .
Le temps du trajet ils se racontèrent les dernières nouvelles , notamment Béné …leur départ en vacances , Nicolas retrouvé , Nicolas sans Hélène , José et ses frasques …surtout José et ses frasques ! Christophe l’écoutait attentivement , l’observant en même temps . Il avait du mal à comprendre comment il était possible de faire autant de mal à une fille aussi super que Béné .
-Bon ça y est , nous voici arrivés ! Tu vas bien entrer un peu … et puis ça m’évitera de rester seule , j’ai pas trop envie …
-Ok je te suis !
Christophe , gentiment, proposa à Béné de lui monter ses bagages dans sa chambre et qu’elle aille se détendre dans un bain pendant qu’il allait faire quelques courses pour préparer un petit repas rapide .
-Oh t’es vraiment trop gentil , mais tu sais j’ai pas très faim !
-Oui mais il faut manger , alors tu montes dans la salle de bains et tu me laisses faire !
Quand Béné descendit , Christophe avait tout préparer .
-T’avais raison , un bon bain m’a vraiment fait du bien ! Oh mais tu as tout préparé , t’es vraiment trop mignon !
Ils passèrent une super soirée , à parler de tout et de rien , d’eux , des autres . Béné se sentait bien , elle riait pour un rien . En compagnie de Christophe elle oubliait ce qu’elle venait de vivre avec José . Elle appréciait sa compagnie , son calme , son humour , pour la première fois depuis longtemps elle avait le sentiment d’exister , d’exister pour elle et non pas être juste une image , ce qu’elle avait vraiment l’impression d’être ces derniers temps auprès de José .
-C’est vraiment une super chance que l’on se soit rencontré ce matin …. Grâce à toi mon retour n’a pas été aussi morne que je ne le pensais !
-Oui c’est une chance car je vous aurais chercher partout … Mais c’est moi qui te remercie , j’ai passé une super soirée …
-Christophe ….heu , je peux te demander quelque chose ? …J’ai pas trop envie de rester seule cette nuit …Tu veux pas dormir ici ? …Il y a plein de chambres libres …
-Ecoute , si tu veux ! Personne ne m’attend et moi aussi comme ça je ne serais pas seul .
Contrairement à ce qu’elle pensait Bénédicte passa une très bonne nuit , la soirée qu’elle avait passé la veille lui avait fait énormément de bien et la présence de Christophe dans la maison la rassurait . Elle se réveilla tranquillement et traîna un peu dans son lit , repensant aux derniers événements qu’il s’était déroulé dans sa vie . Elle était de plus en plus certaine d’avoir fait le bon choix en quittant José … Et Christophe … En pensant à lui elle se mit à sourire , petit à petit elle retrouvait le goût à la vie , sa soirée d’hier soir lui avait redonner confiance en la gente masculine , ça lui avait confirmé que José était un cas à part et que tous les hommes n’étaient pas comme lui .
Soudain elle entendit frapper à sa porte , en souriant elle répondit d’entrer . Christophe entra avec le plateau du petit déjeuner dans les mains.
-Salut ma belle , alors bien dormi ?
-Comme un bébé …Oh fallait pas Christophe , j’allais descendre …
-Ca me fait plaisir …Et puis t’as vu ? J’ai mis 2 bols …
-Ah génial , alors ! Viens ! lui fit Béné en souriant et en tapant la place à côté d’elle sur le lit .
-Alors que veux-tu faire aujourd’hui lui demanda Christophe une fois installé à côté d’elle.
Après ce petit déjeuner complice , ils allèrent se promener .Retrouver Paris leur fit du bien , les quais de Seine , Montmartre … Jouer les touristes , redécouvrir la ville . Leur entente et leur complicité grandissait .Ils se découvraient et se découvraient différemment de ce qu’ils pouvaient s’être connu lorsque toute la bande était présente .
Le soir , Christophe invita son amie au restaurant avant de rentrer . Il n’avait pas envie de briser cette magie qui s ‘était installée entre eux . Pendant le repas , malgré sa timidité , il se décida à dire à Bénédicte ce qu’il ressentait depuis leur retrouvailles .
-Béné , tu sais …Ca va peut-être te paraître rapide ce que je vais te dire ….Mais depuis hier je ne sais pas ….Je me sens vraiment très bien …
-Tu sais , moi aussi …Je ne pensais pas …et surtout pas si rapidement , ni avec toi que je connaissais …Mais depuis hier je te découvre autrement également ….
Christophe attrapa la main de Béné à travers la table et lui sourit . Il savait qu’il était trop tôt pour espérer qu’elle soit amoureuse de lui , lui-même avait besoin de temps pour savoir exactement ce qu’il ressentait pour elle …La seule chose dont il était sûr c’est que ça faisait bien longtemps qu’il ne s’était pas senti aussi bien .
-Que dirais-tu de rentrer ? Je commence à être un peu fatiguée .
-Vos désirs sont des ordres princesse …
Sur le chemin du retour il se risqua à la prendre par le cou , doucement elle appuya sa tête sur son épaule . Voyant cela il s’arrêta ,l’enlaça et l’embrassa avec douceur , avec tendresse .Ils se sentaient bien tous les deux , seuls , loin des autres , loin de leurs passés mutuels , prêts pour une nouvelle vie …. Une nouvelle vie à deux .
miso- Nombre de messages: 10
Date d'inscription: 25/08/2009
Re: Voeu n° 9 FF Béné-Christophe
Joyeux noël
Le choix du cœur
Béné était dans l’avion, jusqu’au dernier moment elle avait espéré que José changerais d’avis et viendrais l’empêcher de prendre cet avion, mais il était pas venu, et elle c’était envolé vers Paris.
José l’avait souvent trompé, mais elle ne c’était jamais imaginé qu’il tomberait vraiment amoureux d’une de ses conquêtes. Mais dés qu’elle avait vu Jeanne, lors de son accident de violier, elle avait compris qu’elle était différente, elle ne savait pas comment l’expliquer, mais en la voyant ce jour là elle avait comprit qu’elle ne pourrais pas lutter, pourtant elle avait essayer, et avait cru réussir quand Jeanne était reparti, mais la vie les avait de nouveau réuni, et même après avoir découvert la vérité sur celle qu’il considérait comme une princesse et qui était en réalité une petite voleuse, il l’avait choisi, pire ça avait renforcer ses sentiments. Et il avait réussit à la reconquérir malgré sa promesse faites à la suite de cette accident. Béné c’était alors rendu à l’évidence, elle ne pouvait pas lutter, voilà pourquoi elle était dans cette avion, et que dans quelques heures elle atterrirait à Paris, sans savoir ou aller.
A Love Island José venait de rejoindre Nicolas à sa cabane, mais il n’était pas venu seul, Jeanne l’accompagné. Il voulait la présenter officiellement à son meilleur ami. Il ne voulait pas perdre cette amitié si importante pour lui. Il voulait qu’il comprenne qu’il n’y pouvait rien, c’était son cœur qui avait choisi.
- Salut Nico, Dit José en arrivant sur la plage.
- Salut José, Mademoiselle.
- Tu te rappelle de Jeanne ?
- Oui, je croyais que vous étiez en prison.
- Non, je suis sorti hier.
Nicolas se méfiait, Béné était son amie, mais il n’arrivait pas à trouver la jeune femme en face de lui antipathique.
- Et qu’est ce que vous faites là, tous les deux ?
- J’ai quitté Béné, elle est rentré à Paris, je sais ce que tu vas pensé, mais je n’y peut rien je suis vraiment amoureux de Jeanne. J’ai essayé de lutter, pour Béné, pour toutes ses années passés avec elle, mais je n’ai pas réussi à contrôler mon cœur malgré toute ma volonté. Tu sais très bien que je n’ai pas arrêter de trompé Béné, et tu dois te dire que ce n’est qu’une nouvelle passe, mais non. En faites j’aimais vraiment Béné, mais j’aimais une autre femme plus fort.
- Quoi ?!? Mais pourquoi tu m’en a jamais parlé ?
- Parce que c’était Hélène.
- Hélène ? Mon Hélène ?
- Oui, je n’ai jamais réussi à l’oublier depuis la fac, c’est pour cette raison que je trompé Béné, je cherchais Hélène dans toutes ces femmes. Mais depuis que j’ai rencontré Jeanne, j’ai le sentiment d’être vraiment totalement avec elle, je n’ai pas ce manque que je ressentais avec les autres. Tu comprends ?
- Oui, j’aurais pensé t’en vouloir, Béné est ma meilleure amie, un peu comme ma petite sœur, mais je te connais, je sais ce que tu viens de me dire était sincère, et même si tu ne me l’avais pas expliqué, j’aurais bien étais obligé de m’en apercevoir à ta façons de la regarder, je n’ai jamais vu cette lueur que j’y vois en ce moment avant. Donc je n’ai qu’une chose à dire : Soyez heureux, et Jeanne, bienvenue dans la bande.
En France Bénédicte venez d’atterrir à Roissy, elle attendait l’arrivé de ses bagage quand son regard fut attiré par un attroupement de filles devant la sortie, visiblement elles attendaient quelqu’un qui devait arrivé de l’autre avion, car leurs yeux étaient tous rivé vers l’autre tapis de bagage. Curieuse Béné regarda les autres arrivé, son regard fut attiré vers un homme brun dont la silhouette lui était étrangement familière, il dut sentir son regard car il se tourna vers elle. Béné le reconnu alors, elle en croyait pas ses yeux, Christophe son ami était là devant elle, mais elle ne comprenait pas pourquoi il ne venait pas la voir, car il l’avait vu, elle en était sur. Elle le vit parler à une fille qui venait d’arriver à ses côtés, cette femme aussi lui semblait familière. La jeune fille s’approcha d’elle et elle reconnu Taxi.
- Taxi ?!? S’écria Béné une fois que cette dernière fut à sa hauteur
- Et oui, c’est moi. Ca va Béné ? Qu’est ce que tu fais là ? Les autres ne sont pas avec toi ?
- Non, c’est une longue histoire, mais je suis seule. Mais c’est Christophe là bas ? Pourquoi il est pas venu me voir directement ?
- Pour te protéger en quelques sorte.
- Me protéger ?
- Oui, les fans ne te connaissent pas, expliqua Taxi en montrant les filles que Béné avait remarqué plus tôt. C’est pas qu’elles soient violentes, mais il faut y aller en douceur, continua Taxi.
- Ces filles sont là pour lui ?
- Oui, enfin pour eux, dit Taxi en montrant 3 hommes qui avait rejoint Christophe. Elle les reconnu aussitôt.
- Mais c’est Etienne, Christian et Bruno !!!
- Eh Oui, ils ont reformé le groupe, et je suis la chanteuse.
- Toi ?!? Je savais pas que tu savais chanté.
- Moi non plus. Mais quand je suis parti, j’ai commencé à déconné.
- Tu t’ai remis à voler ?
- Non, je me suis droguée.
Aussitôt Béné regarda Christian.
- Oui, c’est grace à ça que je l’ai rencontré, mais pas comme tu le pense. Mais se serait trop long à t’expliquer. Vient à la maison, on pourra parler plus longtemps.
- D’accord mais vous habitez ou ?
- Dans votre ancienne maison, je pense que tu sauras y aller, lui dit Taxi en souriant. Bon je te laisse les garçons ont récupéré les bagages et les fans s’impatiente. A tout à l’heure.
Béné sorti plus vite que les autres qui était retenu pas leurs fans. Elle s’arrêta donc chez Alfredo pour prendre un café. Rien n’avait changé, mise à part qu’un énorme poster dédicacé de Taxi et des garçons était affiché bien en vu sur le mur. Béné le regarda un long moment, jamais elle n’aurait pensé retrouver ses amis aussi vite en arrivant à Paris, et surtout dans ses conditions.
Au bout d’un moment elle se décida à aller vers son ancienne maison. Elle n’en revenait pas qu’ils y habitaient de nouveau. Elle arriva devant et hésita quelques instant avant de frapper, de toute façon elle n’avait nulle part ou aller, donc elle se lança. Ce fut Christian qui vint lui ouvrir, il l’a fit rentrer, ferma la porte derrière elle, et la serra fort dans ses bras.
- Béné, tu m’as tellement manqué, ça me fait trop plaisir de te voir.
Les larmes que Béné avait refoulé depuis sa discussion avec Taxi s’échappèrent, et elle pleura dans les bras de son ami. Christian s’assit dans le salon en gardant Béné dans ses bras car il avait senti ses larmes. Il releva la tête et regarda Etienne (désolée j’ai pas pu m’en empéché) avant de lui dire :
- Mon chéri tu peux lui faire un thé, je pense qu’elle en a besoin.
Béné, se demanda si elle avait bien entendu mon chéri et redressa la tête pour regarder Christian. Christian vit son regard interrogatif et lui sourit.
- Oui tu as bien entendu j’ai dit mon chéri. Je suis avec Etienne. Mais c’est une longue histoire, tu dois être fatigué par ton voyage, on te racontera tout demain.
- Non, racontez moi tout maintenant, j’ai besoin qu’on me change les idées pour ne pas penser à José, dit-elle en étouffant en sanglot.
Christian lui raconta alors comment après être retombé dans la drogue, il s’en était sorti grâce à un centre de désintox, qu’il n’avait jamais quitté même à la fin de son sevrage, il y était devenu éducateur pour les toxicos, et les avait aidé comme on l’avait aidé lui. C’est dans ce centre qu’il avait vu arrivé Etienne qui lui aussi était tombé dedans suite à la mort de Cathy. Christian c’était investi à fond pour sortir son ami de l’enfer de la drogue, tellement investit que ses sentiment avaient peu à peu changé pour se transformer en amour sincère. Heureusement les sentiments d’Etienne avait évolué dans le même sens au même moment et tout c’était fait naturellement. Ensuite ils avaient rencontré Taxi, et c’était rendu compte au fil des thérapies de groupe qu’ils avaient les mêmes amis. C’est à cette période que Taxi avait commencé à chanter, et que les garçons avait décidé de reformé le groupe. Christian était toujours en contact avec Christophe l’a appelé, et Christophe a tout de suite accepté de rejoindre le groupe, et il a amené avec lui Bruno. Ils avaient ensuite fait des maquettes et avait réussit à trouver une maison de disque et depuis ils vivaient de leur musique.
Béné les avait écouté avec attention, car chacun avait rajouté son point de vu à l’histoire, et avait les larmes aux yeux.
- Oh, bah non tu pleures encore, s’exclama Taxi, on t’a raconté ça pour te changer les idées, alors pour tu pleures.
- C’est l’émotion, je trouve votre histoire super !!!
- Bah tu as qu’a nous rejoindre dans notre aventure proposa Christophe.
- Mais je sais pas joué d’instrument.
- Non, je sais, mais notre décoratrice, celle qui faisait tous les décors de nos concert et émission, vient de me… Enfin de nous laisser tomber. Donc tu pourrais la remplacer, non ?
- Eh, mais ça c’est une superbe idée !!! Et puis elle pourrait la remplacer pas uniquement comme déco… Taxi ne put finir sa phrase, elle avait été bâillonnée par Bruno.
Béné avait cru comprendre ce qu’elle avait voulu dire, mais ne sachant pas si Christophe voulait en parler ne posa pas de question.
- Bon alors tu acceptes ? Demanda Etienne, qui était revenu avec son thé.
- Si vous voulez bien de moi, j’accepte.
- Marché conclu, s’exclama Taxi que Bruno avait libéré. Et puis qui sait tu retrouveras peut être le grand amour parmi nous, je suis sur que tu ferais un très beau couple avec Christophe.
- Taxi !!! s’écria se dernier
- Quoi, c’est vrai, vous iriez bien ensemble, j’ai le droit de le dire, non ?
Béné, ne put s’empêcher de sourire, elle avait laissé derrière Laly, mais elle retrouvait Taxi, qui à sa manière était aussi folle que la brésilienne, elle n’allait pas être dépaysé.
Christophe regarda Béné, et vu son sourire, et pour la première fois la regarda vraiment comme une femme, car avant elle était juste la copine de José, mais là il la voyait que pour la première fois et il l’a trouvé vraiment joli. Béné senti son regard et le regarda à son tour, et elle fut troublé. Tout le monde remarqua ce qui se passé, mais personne ne fit de commentaire, même pas Taxi, comme quoi elle était plus discrète que Laly finalement.
Ils mangèrent tous ensemble et allèrent se coucher. Mais être dans cette maison fit remonté des souvenirs dans la tête de Béné, et elle n’arriva pas à trouver le sommeille. Elle redescendit dans le salon, et s’assit devant un chevalet que les autres avaient laissé là. Elle commença à dessiner, et une fois son dessin fini, elle regarda et s’aperçu qu’elle avait dessiné Christophe. Justement ce dernier ne trouvant pas non plus le sommeil venait d’arriver dans le salon.
- Ca va Béné ? demanda-t-il
Béné qui ne l’avait pas entendu arriver sursauta.
- Je t’ai fait peur ?
- Non, tu m’as surprise, je ne t’ai pas entendu arrivé.
- T’arrives pas à dormir ?
- Non. Toi non plus ?
- Non, moi aussi je sors d’une rupture, et je sais ce que tu peux ressentir.
- C’est vrai ?
- Oui. Et Christophe lui raconta son histoire avec Vanessa. Et toi avec José qu’est ce qui c’est passé ?
Ils c’étaient tous les deux assis sur le canapé, et Béné lui expliqua ce qui c’était passé à leur arrivé à Love Island, et la rencontre de José avec Jeanne.
- Voilà il m’a trompé une nouvelle fois, sauf que cette fois il est vraiment tombé amoureux de sa nouvelle conquête.
- Je sais pas comment il a put tomber amoureux de quelqu’un d’autre, tu es tellement gentille, belle, souriante… Il lui dit ça en lui caressant le visage. Puis il approcha son visage du sien, mais se stoppa, au dernier moment.
- Désolé, je sais pas ce qui m’a prit dit-il à Béné.
- Chut, lui dit cette dernière en se penchant à son tour vers lui. Ce fut elle qui posa ses lèvres sur les siennes. Et c’est ainsi qu’ils échangèrent leur premier baiser.
- Je sais pas ou ça va nous mener dit Béné, après ce baiser, mais à partir du moment ou je t’ai vu dans cette aéroport j’ai senti que j’avais besoin de toi pour oublier José.
- Je serais là alors. Et il l’embrassa de nouveau en la prenant dans ses bras. Ils remontèrent se coucher, et s’endormirent rapidement.
Quelques mois plus tard, la tourné de Taxi et des garçons avait reprit et tout le monde avait remarqué le changement de décoratrice car les décors était plus beau, et plus majestueux qu’avant. Béné, s’éclatait vraiment dans son nouveau boulot et avait totalement tourné la page de Love Island.
Alors qu’après un concert le groupe se restauré le manager du groupe arriva et leur annonça qu’une série de concert était prévu dans une île paradisiaque appelait Love Island. Alors qu’il s’attendait à des cris de joie, il eut droit à un grand silence, tout le monde regardant vers Béné.
- Mais c’est géniale dit alors cette dernière, je vais créer un décors spécial pour cette tourné sur l’île. Et aussitôt dit aussitôt fait, elle parti chercher une feuille de papier dans une loge.
Christophe la suivi.
- Ca te fait vraiment rien de retourner sur cette île ? On risque de voir José tu sais ?
- Oui, et alors ? José n’est qu’un souvenir pour moi, un bon souvenir, même. Mais je l’ai jamais aimé comme je t’aime toi, car il ne m’a jamais apporté autant de douceur, de tendresse, de stabilité et d’amour que tu m’en apporte toi.
- Tu l’as vraiment oublié alors ?
- Oui, totalement. Tu n’a aucune crainte à avoir, et puis c’est pas pour cette vieille histoire avec José que je vais quitter le père de mon enfant.
- Je suis rassuré alors… Quoi ? Le père de ton enfant ? Tu… Tu es enceinte ?
- Oui, on va être parent.
- Ah mais c’est trop génial !!! Dit-il en la prenant dans ses bras et en l’embrassant. Puis il lui prit la main et se précipita vers les autres pour leur annoncé la bonne nouvelle.
A des milliers de kilomètres, à la cabane de Nicolas on faisait également la fête pour pratiquement les même raisons : José et Jeanne allaient eux aussi être parents.
FIN
Le choix du cœur
Béné était dans l’avion, jusqu’au dernier moment elle avait espéré que José changerais d’avis et viendrais l’empêcher de prendre cet avion, mais il était pas venu, et elle c’était envolé vers Paris.
José l’avait souvent trompé, mais elle ne c’était jamais imaginé qu’il tomberait vraiment amoureux d’une de ses conquêtes. Mais dés qu’elle avait vu Jeanne, lors de son accident de violier, elle avait compris qu’elle était différente, elle ne savait pas comment l’expliquer, mais en la voyant ce jour là elle avait comprit qu’elle ne pourrais pas lutter, pourtant elle avait essayer, et avait cru réussir quand Jeanne était reparti, mais la vie les avait de nouveau réuni, et même après avoir découvert la vérité sur celle qu’il considérait comme une princesse et qui était en réalité une petite voleuse, il l’avait choisi, pire ça avait renforcer ses sentiments. Et il avait réussit à la reconquérir malgré sa promesse faites à la suite de cette accident. Béné c’était alors rendu à l’évidence, elle ne pouvait pas lutter, voilà pourquoi elle était dans cette avion, et que dans quelques heures elle atterrirait à Paris, sans savoir ou aller.
A Love Island José venait de rejoindre Nicolas à sa cabane, mais il n’était pas venu seul, Jeanne l’accompagné. Il voulait la présenter officiellement à son meilleur ami. Il ne voulait pas perdre cette amitié si importante pour lui. Il voulait qu’il comprenne qu’il n’y pouvait rien, c’était son cœur qui avait choisi.
- Salut Nico, Dit José en arrivant sur la plage.
- Salut José, Mademoiselle.
- Tu te rappelle de Jeanne ?
- Oui, je croyais que vous étiez en prison.
- Non, je suis sorti hier.
Nicolas se méfiait, Béné était son amie, mais il n’arrivait pas à trouver la jeune femme en face de lui antipathique.
- Et qu’est ce que vous faites là, tous les deux ?
- J’ai quitté Béné, elle est rentré à Paris, je sais ce que tu vas pensé, mais je n’y peut rien je suis vraiment amoureux de Jeanne. J’ai essayé de lutter, pour Béné, pour toutes ses années passés avec elle, mais je n’ai pas réussi à contrôler mon cœur malgré toute ma volonté. Tu sais très bien que je n’ai pas arrêter de trompé Béné, et tu dois te dire que ce n’est qu’une nouvelle passe, mais non. En faites j’aimais vraiment Béné, mais j’aimais une autre femme plus fort.
- Quoi ?!? Mais pourquoi tu m’en a jamais parlé ?
- Parce que c’était Hélène.
- Hélène ? Mon Hélène ?
- Oui, je n’ai jamais réussi à l’oublier depuis la fac, c’est pour cette raison que je trompé Béné, je cherchais Hélène dans toutes ces femmes. Mais depuis que j’ai rencontré Jeanne, j’ai le sentiment d’être vraiment totalement avec elle, je n’ai pas ce manque que je ressentais avec les autres. Tu comprends ?
- Oui, j’aurais pensé t’en vouloir, Béné est ma meilleure amie, un peu comme ma petite sœur, mais je te connais, je sais ce que tu viens de me dire était sincère, et même si tu ne me l’avais pas expliqué, j’aurais bien étais obligé de m’en apercevoir à ta façons de la regarder, je n’ai jamais vu cette lueur que j’y vois en ce moment avant. Donc je n’ai qu’une chose à dire : Soyez heureux, et Jeanne, bienvenue dans la bande.
En France Bénédicte venez d’atterrir à Roissy, elle attendait l’arrivé de ses bagage quand son regard fut attiré par un attroupement de filles devant la sortie, visiblement elles attendaient quelqu’un qui devait arrivé de l’autre avion, car leurs yeux étaient tous rivé vers l’autre tapis de bagage. Curieuse Béné regarda les autres arrivé, son regard fut attiré vers un homme brun dont la silhouette lui était étrangement familière, il dut sentir son regard car il se tourna vers elle. Béné le reconnu alors, elle en croyait pas ses yeux, Christophe son ami était là devant elle, mais elle ne comprenait pas pourquoi il ne venait pas la voir, car il l’avait vu, elle en était sur. Elle le vit parler à une fille qui venait d’arriver à ses côtés, cette femme aussi lui semblait familière. La jeune fille s’approcha d’elle et elle reconnu Taxi.
- Taxi ?!? S’écria Béné une fois que cette dernière fut à sa hauteur
- Et oui, c’est moi. Ca va Béné ? Qu’est ce que tu fais là ? Les autres ne sont pas avec toi ?
- Non, c’est une longue histoire, mais je suis seule. Mais c’est Christophe là bas ? Pourquoi il est pas venu me voir directement ?
- Pour te protéger en quelques sorte.
- Me protéger ?
- Oui, les fans ne te connaissent pas, expliqua Taxi en montrant les filles que Béné avait remarqué plus tôt. C’est pas qu’elles soient violentes, mais il faut y aller en douceur, continua Taxi.
- Ces filles sont là pour lui ?
- Oui, enfin pour eux, dit Taxi en montrant 3 hommes qui avait rejoint Christophe. Elle les reconnu aussitôt.
- Mais c’est Etienne, Christian et Bruno !!!
- Eh Oui, ils ont reformé le groupe, et je suis la chanteuse.
- Toi ?!? Je savais pas que tu savais chanté.
- Moi non plus. Mais quand je suis parti, j’ai commencé à déconné.
- Tu t’ai remis à voler ?
- Non, je me suis droguée.
Aussitôt Béné regarda Christian.
- Oui, c’est grace à ça que je l’ai rencontré, mais pas comme tu le pense. Mais se serait trop long à t’expliquer. Vient à la maison, on pourra parler plus longtemps.
- D’accord mais vous habitez ou ?
- Dans votre ancienne maison, je pense que tu sauras y aller, lui dit Taxi en souriant. Bon je te laisse les garçons ont récupéré les bagages et les fans s’impatiente. A tout à l’heure.
Béné sorti plus vite que les autres qui était retenu pas leurs fans. Elle s’arrêta donc chez Alfredo pour prendre un café. Rien n’avait changé, mise à part qu’un énorme poster dédicacé de Taxi et des garçons était affiché bien en vu sur le mur. Béné le regarda un long moment, jamais elle n’aurait pensé retrouver ses amis aussi vite en arrivant à Paris, et surtout dans ses conditions.
Au bout d’un moment elle se décida à aller vers son ancienne maison. Elle n’en revenait pas qu’ils y habitaient de nouveau. Elle arriva devant et hésita quelques instant avant de frapper, de toute façon elle n’avait nulle part ou aller, donc elle se lança. Ce fut Christian qui vint lui ouvrir, il l’a fit rentrer, ferma la porte derrière elle, et la serra fort dans ses bras.
- Béné, tu m’as tellement manqué, ça me fait trop plaisir de te voir.
Les larmes que Béné avait refoulé depuis sa discussion avec Taxi s’échappèrent, et elle pleura dans les bras de son ami. Christian s’assit dans le salon en gardant Béné dans ses bras car il avait senti ses larmes. Il releva la tête et regarda Etienne (désolée j’ai pas pu m’en empéché) avant de lui dire :
- Mon chéri tu peux lui faire un thé, je pense qu’elle en a besoin.
Béné, se demanda si elle avait bien entendu mon chéri et redressa la tête pour regarder Christian. Christian vit son regard interrogatif et lui sourit.
- Oui tu as bien entendu j’ai dit mon chéri. Je suis avec Etienne. Mais c’est une longue histoire, tu dois être fatigué par ton voyage, on te racontera tout demain.
- Non, racontez moi tout maintenant, j’ai besoin qu’on me change les idées pour ne pas penser à José, dit-elle en étouffant en sanglot.
Christian lui raconta alors comment après être retombé dans la drogue, il s’en était sorti grâce à un centre de désintox, qu’il n’avait jamais quitté même à la fin de son sevrage, il y était devenu éducateur pour les toxicos, et les avait aidé comme on l’avait aidé lui. C’est dans ce centre qu’il avait vu arrivé Etienne qui lui aussi était tombé dedans suite à la mort de Cathy. Christian c’était investi à fond pour sortir son ami de l’enfer de la drogue, tellement investit que ses sentiment avaient peu à peu changé pour se transformer en amour sincère. Heureusement les sentiments d’Etienne avait évolué dans le même sens au même moment et tout c’était fait naturellement. Ensuite ils avaient rencontré Taxi, et c’était rendu compte au fil des thérapies de groupe qu’ils avaient les mêmes amis. C’est à cette période que Taxi avait commencé à chanter, et que les garçons avait décidé de reformé le groupe. Christian était toujours en contact avec Christophe l’a appelé, et Christophe a tout de suite accepté de rejoindre le groupe, et il a amené avec lui Bruno. Ils avaient ensuite fait des maquettes et avait réussit à trouver une maison de disque et depuis ils vivaient de leur musique.
Béné les avait écouté avec attention, car chacun avait rajouté son point de vu à l’histoire, et avait les larmes aux yeux.
- Oh, bah non tu pleures encore, s’exclama Taxi, on t’a raconté ça pour te changer les idées, alors pour tu pleures.
- C’est l’émotion, je trouve votre histoire super !!!
- Bah tu as qu’a nous rejoindre dans notre aventure proposa Christophe.
- Mais je sais pas joué d’instrument.
- Non, je sais, mais notre décoratrice, celle qui faisait tous les décors de nos concert et émission, vient de me… Enfin de nous laisser tomber. Donc tu pourrais la remplacer, non ?
- Eh, mais ça c’est une superbe idée !!! Et puis elle pourrait la remplacer pas uniquement comme déco… Taxi ne put finir sa phrase, elle avait été bâillonnée par Bruno.
Béné avait cru comprendre ce qu’elle avait voulu dire, mais ne sachant pas si Christophe voulait en parler ne posa pas de question.
- Bon alors tu acceptes ? Demanda Etienne, qui était revenu avec son thé.
- Si vous voulez bien de moi, j’accepte.
- Marché conclu, s’exclama Taxi que Bruno avait libéré. Et puis qui sait tu retrouveras peut être le grand amour parmi nous, je suis sur que tu ferais un très beau couple avec Christophe.
- Taxi !!! s’écria se dernier
- Quoi, c’est vrai, vous iriez bien ensemble, j’ai le droit de le dire, non ?
Béné, ne put s’empêcher de sourire, elle avait laissé derrière Laly, mais elle retrouvait Taxi, qui à sa manière était aussi folle que la brésilienne, elle n’allait pas être dépaysé.
Christophe regarda Béné, et vu son sourire, et pour la première fois la regarda vraiment comme une femme, car avant elle était juste la copine de José, mais là il la voyait que pour la première fois et il l’a trouvé vraiment joli. Béné senti son regard et le regarda à son tour, et elle fut troublé. Tout le monde remarqua ce qui se passé, mais personne ne fit de commentaire, même pas Taxi, comme quoi elle était plus discrète que Laly finalement.
Ils mangèrent tous ensemble et allèrent se coucher. Mais être dans cette maison fit remonté des souvenirs dans la tête de Béné, et elle n’arriva pas à trouver le sommeille. Elle redescendit dans le salon, et s’assit devant un chevalet que les autres avaient laissé là. Elle commença à dessiner, et une fois son dessin fini, elle regarda et s’aperçu qu’elle avait dessiné Christophe. Justement ce dernier ne trouvant pas non plus le sommeil venait d’arriver dans le salon.
- Ca va Béné ? demanda-t-il
Béné qui ne l’avait pas entendu arriver sursauta.
- Je t’ai fait peur ?
- Non, tu m’as surprise, je ne t’ai pas entendu arrivé.
- T’arrives pas à dormir ?
- Non. Toi non plus ?
- Non, moi aussi je sors d’une rupture, et je sais ce que tu peux ressentir.
- C’est vrai ?
- Oui. Et Christophe lui raconta son histoire avec Vanessa. Et toi avec José qu’est ce qui c’est passé ?
Ils c’étaient tous les deux assis sur le canapé, et Béné lui expliqua ce qui c’était passé à leur arrivé à Love Island, et la rencontre de José avec Jeanne.
- Voilà il m’a trompé une nouvelle fois, sauf que cette fois il est vraiment tombé amoureux de sa nouvelle conquête.
- Je sais pas comment il a put tomber amoureux de quelqu’un d’autre, tu es tellement gentille, belle, souriante… Il lui dit ça en lui caressant le visage. Puis il approcha son visage du sien, mais se stoppa, au dernier moment.
- Désolé, je sais pas ce qui m’a prit dit-il à Béné.
- Chut, lui dit cette dernière en se penchant à son tour vers lui. Ce fut elle qui posa ses lèvres sur les siennes. Et c’est ainsi qu’ils échangèrent leur premier baiser.
- Je sais pas ou ça va nous mener dit Béné, après ce baiser, mais à partir du moment ou je t’ai vu dans cette aéroport j’ai senti que j’avais besoin de toi pour oublier José.
- Je serais là alors. Et il l’embrassa de nouveau en la prenant dans ses bras. Ils remontèrent se coucher, et s’endormirent rapidement.
Quelques mois plus tard, la tourné de Taxi et des garçons avait reprit et tout le monde avait remarqué le changement de décoratrice car les décors était plus beau, et plus majestueux qu’avant. Béné, s’éclatait vraiment dans son nouveau boulot et avait totalement tourné la page de Love Island.
Alors qu’après un concert le groupe se restauré le manager du groupe arriva et leur annonça qu’une série de concert était prévu dans une île paradisiaque appelait Love Island. Alors qu’il s’attendait à des cris de joie, il eut droit à un grand silence, tout le monde regardant vers Béné.
- Mais c’est géniale dit alors cette dernière, je vais créer un décors spécial pour cette tourné sur l’île. Et aussitôt dit aussitôt fait, elle parti chercher une feuille de papier dans une loge.
Christophe la suivi.
- Ca te fait vraiment rien de retourner sur cette île ? On risque de voir José tu sais ?
- Oui, et alors ? José n’est qu’un souvenir pour moi, un bon souvenir, même. Mais je l’ai jamais aimé comme je t’aime toi, car il ne m’a jamais apporté autant de douceur, de tendresse, de stabilité et d’amour que tu m’en apporte toi.
- Tu l’as vraiment oublié alors ?
- Oui, totalement. Tu n’a aucune crainte à avoir, et puis c’est pas pour cette vieille histoire avec José que je vais quitter le père de mon enfant.
- Je suis rassuré alors… Quoi ? Le père de ton enfant ? Tu… Tu es enceinte ?
- Oui, on va être parent.
- Ah mais c’est trop génial !!! Dit-il en la prenant dans ses bras et en l’embrassant. Puis il lui prit la main et se précipita vers les autres pour leur annoncé la bonne nouvelle.
A des milliers de kilomètres, à la cabane de Nicolas on faisait également la fête pour pratiquement les même raisons : José et Jeanne allaient eux aussi être parents.
FIN

sof-cooper- Nombre de messages: 174
Date d'inscription: 05/04/2008
Re: Voeu n° 9 FF Béné-Christophe
Mmmmmm, pas facile de passer après Miso et Sof!!! C'est pas les pires fiqueuses que je connaisse...
Quoi qu'il en soit Joyeux Noël Yacinthe!
Et je nous y ai mis un clin d'œil à notre région!
Réapprendre à aimer
Cette fois, c’était fini… 6 ans ! Allait-elle réussir à l’oublier ? Il avait été son premier grand amour !
Bénédicte venait d’embarquer dans l’avion qui la ramenait vers Paris… pour toujours. Elle quittait cette île, ses amis sans au revoir. Un adieu aurait été trop déchirant, et elle n’était pas assez forte pour affronter cela, pas encore… Nicolas, José, Johanna, Laly et les autres avaient été sa famille durant tout ce temps. Ils allaient lui manquer !
Pendant le vol, elle repensa à toutes ces années, de l’insouciance de la fac à leurs responsabilités de jeunes adultes.
Elle se souvint de ce jour où les filles l’avaient draguée pour José chez Alfredo’s, elle les avait trouvées un peu bizarres mais elle s’était laissée emporter. Et elle avait eu raison ; malgré les tromperies, les disputes, ils avaient vécu un grand amour, mais maintenant, elle trouverait la force de repartir de l’avant… Prise dans ses pensées, elle finit par s’endormir… Une dizaine d’heures plus tard, elle était à Orly… Le hall était bondé, quel contraste avec le petit aéroport sur sa paisible île de Love Island… Elle se figea dans le hall ! Qu’allait-elle faire maintenant ? Ils avaient résilié le bail de la maison. Elle était ici, à Paris, seule, sans logement. Elle se laissa tomber sur un des sièges de l’aéroport et se mit à pleurer ! Elle ne retournerait pas en arrière, jamais !
Combien de temps resta-t-elle assise, découragée ? Elle ne savait pas ! Quand soudain, elle sentit une main sur son épaule, elle sursauta.
Christophe : Béné, mais qu’est-ce que tu fais là ?
Bénédicte : Christophe ? Ooooh, que je suis heureuse de te voir ! Mais et toi, que fais-tu ici ?
Christophe : Tu es sûre que ça va ? On dirait que tu as pleuré !
Bénédicte : Une longue histoire, je te raconterai.
Christophe : Tu n’es plus avec les autres sur votre île ?
Bénédicte : Comment t’es au courant ?
Christophe : J’ai repris contact avec Olivier récemment.
Bénédicte : C’est cool ça, mais pour te répondre, non, je ne suis plus avec eux. J’ai tout quitté !
Christophe : Tout ? Même…
Bénédicte : Même José oui.
Christophe : Et ben ma grande, ça doit pas être facile. Mais dis, on reste discuter ici ou on va boire un verre dans un endroit plus calme ?
Bénédicte : Partons d’ici.
Bénédicte était contente. Il y a quelques minutes à peine, elle était découragée, perdue, seule. Et là, le destin avait mis sur son chemin Christophe. Elle avait un ami, elle s’en sortirait.
Christophe lui, regardait Bénédicte. Elle avait toujours été très jolie, mais là, elle était magnifique… Son teint hâlé faisait ressortir ses yeux clairs. Il était heureux de ne pas être seul car quand il avait décidé de revenir et qu’il avait repris contact avec Olivier, il s’était rendu compte qu’il serait seul à Paris, mais il avait le mal du pays.
Ils prirent un taxi pour le centre et s’arrêtèrent sur une terrasse de café.
Christophe : Alors, raconte-moi !
Bénédicte : Tu sais, y a pas grand-chose à dire… Tu connais José ?
Christophe : Oui…
Bénédicte : Il m’a trompée… pour la énième fois… Mais cette fois a été celle de trop. Il est réellement tombé amoureux de cette fille, et il a fait son choix. J’ai donc pris ma décision, je suis partie.
Christophe : Mais il est sûr de lui ?
Bénédicte : Je pense, mais si lui ne l’est pas, moi je le suis. J’ai trop donné, trop encaissé Christophe. Suis-je si mauvaise pour mériter tout ça ?
Christophe la regarda étonné. Comment pouvait-elle penser cela ? Bénédicte était la gentillesse, la douceur incarnées… Bien sûr qu’elle ne méritait pas cela !
Christophe : Non, tu es quelqu’un d’exceptionnel Béné ! José ne s’en est pas rendu compte, c’est tout. Mais tu le trouveras celui qui t’aimera et te respectera. C’est ce que tu mérites !
Bénédicte : Merci Christophe, mais tu as toujours été trop gentil.
Christophe : Non, je le pense… sincèrement !
Bénédicte sourit, Christophe fondit. Bénédicte ne se rendait-elle pas compte du pouvoir de séduction qu’elle pouvait exercer sur les hommes ?
Bénédicte : Et toi alors ? Depuis que tu nous as quittés il y a 3 ans, t’étais où ?
Christophe : J’ai un peu bourlingué en Angleterre. J’ai continué à apprendre la musique, j’ai fait partie de différents groupes qui jouaient dans des styles différents ! Ca m’a permis de me diversifier.
Bénédicte : Et t’arrivais à vivre de ta musique ?
Christophe : Malheureusement non ! Mais j’ai fait divers petits boulots : serveur, réceptionniste… juste de quoi pouvoir vivre !
Bénédicte : C’est bien ça, bonne expérience ! Je trouve que tu as mûri.
Christophe : Oui, je suis un homme, un vrai, maintenant !
Ils se mirent à rire.
Cela faisait du bien à Bénédicte. Elle s’était toujours bien entendue avec Christophe mais jamais ils n’avaient été particulièrement proches. Elle le découvrait sous un autre jour…
Mais le temps passait, la nuit commençait à tomber.
Christophe : Je ne vais pas te retenir plus longtemps pour aujourd’hui. Tu as eu un long voyage, tu dois être fatiguée.
Bénédicte : Oui, en effet, et il faut encore que je me trouve une chambre d’hôtel !
Christophe : Un hôtel ?
Bénédicte : Oui, en fait, je n’avais pas l’intention de passer la nuit sous un pont, même si on est en plein été !
Christophe : Tiens, c’est étrange…
Une complicité était en train de se dessiner entre eux…
Christophe : Il est hors de question que tu ailles à l’hôtel enfin ! Tu vas venir avec moi !
Bénédicte : Oh c’est mignon, on va se partager un pont.
Christophe : (éclata de rire)… Non, mon cousin a un appartement à Montmartre. Il est absent 6 mois de l’année, donc il m’a envoyé les clés… Il ne revient pas avant 3-4 mois.
Bénédicte : Euh, je ne sais pas si je peux accepter.
Christophe : Tu ne peux pas en effet, tu dois ! Y a 2 chambres, ne t’inquiète pas.
Bénédicte : Ce n’était pas pour ça. Mais bon, j’accepte, ce sera bien mieux qu’un hôtel. Et puis, je serai avec toi.
Ils rappelèrent un taxi, passèrent déposer leurs bagages à l’appartement, puis firent ensemble quelques courses pour remplir le frigo. Ils passèrent ensuite leur soirée à discuter. Bénédicte, épuisée par ses heures de vol s’endormit sur le canapé. Christophe la regarda dormir un moment, puis alla lui chercher un coussin et un drap pour la couvrir. C’était l’été mais un orage s’annonçait et la nuit allait être fraîche. Il l’embrassa sur le front puis rejoint sa chambre.
Dans son lit, il se mit à penser. Quel heureux hasard avait mis Bénédicte sur sa route ? Il ne savait pas ce qu’il allait faire maintenant qu’il était en France, mais lui aussi savait qu’il n’était plus seul désormais. Il s’endormit le cœur léger.
En pleine nuit, Bénédicte se réveilla et se rendit compte de la gentille attention de Christophe qui l’avait installée sur le canapé avec coussin et drap, elle sourit puis regagna la chambre d’amis. Sa première soirée en France était une réussite. Elle se rendormit le sourire aux lèvres.
Quand elle se réveilla, la matinée était bien avancée. La pluie de la nuit avait laissé la place à un grand soleil. Christophe avait installé la table du petit-déjeuner sur la terrasse et était même allé chercher des viennoiseries.
Bénédicte : Bonjour Christophe.
Christophe : Salut Béné, bien dormi ?
Bénédicte : Oh oui, très bien. J’en avais bien besoin d’ailleurs. Et merci pour hier soir.
Christophe : Merci à toi, je me suis vraiment senti de retour à la maison.
Ils s’installèrent pour profiter du soleil et déjeunèrent en toute complicité.
Christophe : Au fait, tu vas faire quoi maintenant que tu es de retour ?
Bénédicte : Je sais pas trop. J’ai envie de travailler, mais pas de reprendre la fac. Et toi ?
Christophe : Travailler également et me trouver un groupe de musique. Je ne peux pas vivre sans. La saison touristique est déjà bien avancée mais j’espère trouver un boulot, au moins saisonnier pour le moment.
Bénédicte : Oui, ça va pas être facile, en plus je dois trouver un appart…
Christophe : Ah non Béné, tu restes ici, tu es la bienvenue.
Bénédicte : Mais non, ça me gêne, je ne veux pas abuser.
Christophe : Mais non, et au moins ici on n’a que les factures à payer. C’est assez grand pour deux et on aura l’impression de revenir un peu en arrière quand vous habitiez tous ensemble. Allez Béné, accepte !
Elle regarda Christophe la supplier de rester. Il était tout attendrissant, elle ne pouvait pas refuser et après tout, il avait raison, il valait mieux être à deux. Son horizon s’éclaircissait. Grâce à Christophe, elle envisageait ce retour en métropole de façon bien plus sereine.
Bénédicte : D’accord pour le moment. Merci Christophe.
Christophe : De rien, et pour fêter ça, je t’invite au restaurant ce soir, et on ne discute pas.
Pour toute réponse, Bénédicte passa sa main dans les cheveux de Christophe qu’elle ébouriffa. Avant qu’elle eut fini Christophe attrapa sa main pour la caresser. Ils restèrent quelques instants les yeux dans les yeux quand le téléphone de Bénédicte sonna. La sonnerie les sortir de leurs rêveries. Bénédicte retira sa main à contrecœur et répondit.
Bénédicte : Allo […] Ah Laly ça va ? […] Où je suis ? Je suis partie Laly ! Je suis à Paris. […] C’est fini Laly, je repars à zéro, j’ai trop souffert ! […] Non, ne lui en veux pas, c’est mieux ainsi. Je n’aurais pas tenu éternellement comme ça. […] Je sais pas encore, je vais chercher du boulot, je vais voir ce qu’il y a. […] Non, je ne pense pas revenir à Love Island. […] Ne pleure pas ma Laly, on se reverra. Tu seras toujours la bienvenue à Paris. […] Moi aussi je t’adore. […] Tu embrasses les autres pour moi. […] Oui, même José. Gros bisous ma puce.
Elle raccrocha et se mit à pleurer. Laly était en larmes au téléphone et cela l’avait touchée. Quitter ses amis avait été plus dur qu’elle ne l’imaginait. Ces dernières années, ils avaient tous vécu en parfaite osmose. Peu de fois ils avaient été séparés, et quand elle était partie en Australie, elle était avec Hélène et Nicolas.
Christophe l’entendit de sa chambre. Il arriva et la prit dans ses bras. Il lui caressait ses longs cheveux blonds pour essayer de la calmer. Il l’avait toujours connue forte, il la découvrait vulnérable.
Christophe : Pleure, ça fait du bien !
Bénédicte : Laly était très triste au téléphone, ça me fait de la peine… Et je pense aux autres, Johanna et Nathalie surtout… Je crois que ça va être dur pour elles aussi.
Christophe : Ils sont tous ensemble, ça va être dur mais ça ira. Quant à toi…
Bénédicte : Moi, je suis avec toi et moi aussi je vais m’en sortir.
Il lui fit une bise pour la consoler, Bénédicte finit par se calmer mais elle resta dans les bras de Christophe. Il arrivait à la détendre, à la calmer. Elle était bien dans ses bras.
Les mois passaient. L’automne était arrivé, le cousin de Christophe allait bientôt rentrer. Il leur faudrait bientôt quitter l’appartement. De plus, leurs contrats arrivaient à terme : Bénédicte avait trouvé un poste de remplaçante dans une galerie d’art, quant à Christophe, il avait un boulot de serveur et n’avait toujours pas trouvé de groupe avec qui refaire de la musique.
Tous les deux s’étaient beaucoup rapprochés ces derniers temps. Ils s’étaient beaucoup confiés l’un à l’autre. Christophe avait évoqué ses chagrins d’amour passés : Adeline, Nathalie et Jane, cette Anglaise qui lui avait brisé le cœur… Ils devaient se marier mais elle l’avait quitté 3 semaines avant de passer à l’autel, pour un autre, c’est pour cela que quelques semaines après, il avait décidé de rentrer en France. Bénédicte lui avait parlé de tout ce que José lui avait fai. Elle avait même parlé à Christophe des quelques écarts de conduite qu’elle-même avait eus, ses propres erreurs.
Chacun pansait ses blessures avec l’aide de l’autre. Leur amitié évoluait doucement vers une amitié amoureuse, mais aucun ne voulait aller trop vite. Ils avaient tous les deux beaucoup souffert, ils se préservaient et veillaient l’un sur l’autre.
Christophe : J’ai eu mon cousin au téléphone ce matin. Il rentre dans 1 mois, le 1er novembre.
Bénédicte : Et bien, si cela ne te rase pas trop d’habiter avec moi, on peut chercher un autre appartement ensemble.
Christophe : J’avais une autre idée en fait.
Bénédicte : Ah bon ? Laquelle ?
Christophe : Et bien, je me disais que Paris commençait à m’épuiser. Je pensais partir dans le Sud et…
Bénédicte : (triste)… Tu vas me quitter alors ?
Christophe : Ah mais non, tu fais partie de mes projets !
Bénédicte : De tes projets ?
Christophe : Tu pourrais venir avec moi. On choisirait ensemble où aller… de toute façon, nos contrats finissent le 15. Rien ne me retient ici… (il hésita)… à part toi !
Bénédicte : (touchée)… C’est vrai. C’est une idée sublime je trouve.
Christophe : T’es d’accord ? Tu viens avec moi ?
Bénédicte : Bien sûr !
Il la prit dans ses bras et la fit tournoyer.
Christophe : Je finis à 19h ce soir, donc quand je rentre, on se prend une carte de France et on décide ok ?
Bénédicte : Super, j’ai hâte.
Bénédicte et Christophe allèrent travailler. Elle était rassurée… l’espace d’un instant, elle avait cru qu’il voulait l’abandonner. Pendant ces quelques secondes, elle avait senti une boule dans sa poitrine, elle avait vu tout ce qu’ils avaient construit patiemment ces derniers mois s’effondrer. Mais non, il voulait qu’elle continue à faire partie de sa vie. Elle le savait depuis des mois, peut-être même depuis les premiers instants où elle l’avait revu. Avec lui, ce n’était plus du tout comme avant… avant Love Island ! Dès qu’elle l’avait aperçu à l’aéroport, elle savait que quelque chose allait changer. Elle avait aimé le revoir, parler avec lui, vivre avec lui… comme un couple… d’amis ! Et s’il était temps de se rendre à l’évidence ! Elle n’était pas aveugle, elle savait que c’était réciproque, mais elle savait aussi que l’un comme l’autre ne voulaient rien précipiter. Ils avaient du temps.
Christophe aussi était rassuré, il avait eu peur qu’elle ne veuille pas le suivre, et il savait qu’il n’aurait pas pu vivre sans elle. Ces derniers mois, elle avait été son oxygène, son soleil. Il avait aussi vu que le regard de Bénédicte changeait. Il pensait qu’il avait peut-être une infime chance de lui plaire.
Le soir, Bénédicte avait fait des courses : un vrai repas de fête ! Foie gras, magret de canard et une bonne bouteille de champagne. Elle était passée à la librairie acheter une carte de France détaillée. Quand Christophe rentra, la table était mise dans le salon. Il embrassa Bénédicte.
Christophe : Tu as passé une bonne journée ma belle ?
Bénédicte : Très bonne, même si j’étais tellement impatiente que j’ai eu l’impression que c’était une éternité. Et toi ?
Christophe : Pareil.
Bénédicte : Tout est prêt, installe-toi, on va pouvoir s’y mettre.
Christophe s’extasia devant ce que Bénédicte avait préparé. Ils mangèrent de bon cœur, faisant des projets. Puis ils s’installèrent côte à côte sur le canapé et posèrent la carte sur la table basse.
Bénédicte : Alors ? Sud-est ou sud-ouest ?
Christophe : Plutôt sud-est !
Bénédicte : Ok, que dirais-tu de la Provence ?
Christophe : Excellent ma chère. Alors, il faut que ce soit pas trop grand, pas trop petit, une ville d’art comme ça tu pourras trouver un boulot dans ton domaine…
Bénédicte : …comme c’est gentil Christophe, tu as pensé à ça !
Christophe : Bien sûr…
Il était vraiment attentionné… il avait vraiment pensé à tout. Tout en continuant à regarder la carte, elle passa sa main autour de ses épaules. Christophe l’attira contre lui
Un moment passa, ils restèrent silencieux enlacés en scrutant la carte. Quand soudain…
Christophe : J’ai trouvééééééé !!!
Bénédicte : Vas-y, dis !
Christophe : Avignon, je me souviens y être allé quand j’étais ado, c’est magnifique, une ville ni trop grande ni trop petite. Y a pas mal de galeries d’art là-bas.
Bénédicte : Ouiiii, c’est vrai et si mes souvenirs sont bons, y a pas mal de festivals de musique dans la région. Tu vas peut-être trouver un groupe !
Christophe : Possible. Alors ?
Bénédicte : Banco ! Bon, il va falloir s’organiser maintenant. Parce que trouver un appartement sans contrat de travail, bonjour la galère.
Christophe : En effet. On pourrait partir autour du 20 et voir ce qu’on trouve pour le travail et l’appart. En attendant, on trouvera une auberge. J’ai des économies, on peut tenir un peu.
Bénédicte : Ok, pas de souci. Et moi aussi, j’ai des économies, on aura le temps de voir venir.
Ils relâchèrent leur étreinte. Bénédicte se leva pour ranger, faire la vaisselle et remettre un peu d’ordre dans l’appart. Une fois qu’elle eut fini, elle revint au salon.
Bénédicte : Christophe ?
Christophe : Oui ?
Bénédicte : Je suis heureuse, vraiment. On a un vrai projet maintenant.
Christophe : On va tout recommencer à zéro… tous les deux.
Il s’approcha d’elle, la prit dans ses bras, puis il lui passa la main dans les cheveux l’attirant doucement à lui. Leurs regards se croisèrent brièvement. Christophe attira doucement sa tête vers la sienne, et approcha tendrement ses lèvres des siennes. Il pouvait sentir son souffle sur son visage. Bénédicte ne se détourna pas, leur étreinte finit dans un long baiser. Ils en avaient tellement envie tous les deux, depuis si longtemps. De tendre, leur premier baiser devint passionné. Ils n’arrivaient plus à se détacher l’un de l’autre, ne voulant pas briser ce moment magique. Toujours enlacés, emportés par ce moment de passion, ils se laissèrent tomber sur le divan. Mais ce soir là, ils n’allèrent pas plus loin. Ils étaient bien dans les bras l’un de l’autre. Plus tard, ils regagnèrent la chambre de Bénédicte et dormirent enlacés toute la nuit.
Christophe se réveilla le premier, il regarda dormir Bénédicte, il ne s’en lassait pas. Bénédicte se réveilla à son tout. Sans dire un mot, elle s’approcha de lui pour déposer un baiser sur ses lèvres.
Christophe : Tu sais, j’attendais ce moment depuis si longtemps.
Bénédicte : Moi aussi. J’espère juste que l’on ne fait pas une bêtise !
Christophe : Tu regrettes ?
Bénédicte : Pas du tout ! La seule chose que je regrette c’est qu’on ait attendu aussi longtemps… mais il le fallait ! Toi et moi n’étions pas complètement libres dans nos cœurs…
Christophe : C’est vrai ! Et maintenant ?
Bénédicte : Maintenant, je sais ce que je veux.
Christophe l’attira à elle et cette fois, rien ne les retint. Pour la première fois, ils firent l’amour. Ils prirent le temps de se découvrir doucement… tendrement…
Les jours passaient, le grand jour était arrivé. Ils partaient aujourd’hui pour Avignon afin d’entamer une nouvelle vie. Ils étaient tellement enthousiastes qu’ils n’avaient pas réussi à dormir. Le matin, ils avaient briqué l’appartement afin qu’il soit impeccable.
Leur train partait en fin de matinée… ils quittèrent la grisaille de Paris…
Quelques heures plus tard ils arrivèrent en gare d’Avignon, sous un beau soleil, avec tous leurs bagages et prirent un taxi pour se diriger vers le centre afin de poser leurs bagages. Ils avaient trouvé une chambre chez l’habitant à quelques minutes du centre, sur l’île en face des remparts et du Pont. Ils furent étonnés en arrivant, ce n’était pas une simple chambre comme ils l’avaient cru mais un véritable petit appartement, meublé et très mignon, d’environ 70m², mitoyen de la maison des propriétaires, avec deux chambres et tout le confort. L’appartement donnait sur l’arrière du grand jardin de la propriété. Ils discutèrent quelques minutes avec la propriétaire puis partirent à la découverte de la ville main dans la main. C’était l’automne, mais il faisait beau et chaud. Le soir en rentrant, les propriétaires les invitèrent à dîner. C’était des gens d’un certain âge, très agréables. De fil en aiguille, Bénédicte et Christophe leur firent part de leur désir de s’installer dans la région. Ils leur demandèrent s’ils avaient des tuyaux pour du travail et un logement. M et Mme Henri leur dirent qu’ils se renseigneraient et ne manqueraient pas de les tenir au courant. Ils prirent congé et regagnèrent leur chambre.
Bénédicte : Ils sont vraiment très gentils.
Christophe : Adorables oui !
Bénédicte : On va se plaire ici mon Christophe.
Christophe : Je n’avais aucun doute là-dessus ma chérie.
Le lendemain, en sortant ils croisèrent Mme Henri.
Mme Henri : Bonjour les jeunes !
Bénédicte et Christophe : Bonjour Madame.
Mme Henri : Vous êtes bien matinaux !
Bénédicte : On a du pain sur la planche aujourd’hui : travail, logement…
Mme Henri : Justement, je voulais vous parler du logement.
Christophe : Vous avez une idée ?
Mme Henri : Vous savez, mon mari et moi sommes assez âgés maintenant, et louer le petit appartement sur du court terme est très contraignant pour nous. Alors, s’il vous intéresse, on pourrait vous le louer !
Bénédicte : Pour moi, ce serait avec plaisir, et toi mon amour ?
Christophe : Avec joie, mais vous savez, on a des économies mais on n’a pour le moment aucune garantie à vous apporter.
Mme Henri : Je ne sais pas pourquoi mais vous me plaisez. Peut-être parce que vous me rappelez un peu mon mari et moi quand nous étions jeunes et que nous avons décidé de nous installer ici.
Bénédicte : Oh c’est mignon ce que vous nous dites.
Mme Henri : C’est sincère.
Ils discutèrent du loyer qui était tout à fait raisonnable. En effet, M et Mme Henri leur proposaient un loyer plus que correct, en contrepartie, Bénédicte et Christophe auraient la tâche de surveiller la maison et d’entretenir leur jardin lors de leur absence. En effet, les Henri partaient chaque année de début juin à fin septembre à la montagne.
C’était plus que parfait pour nos deux tourtereaux. Rendez-vous fut pris pour le surlendemain pour signer le contrat de location.
Bénédicte : Et ben, on a eu de la chance…
Christophe : Normal, tu est mon porte-bonheur.
Bénédicte : Tu es trop gentil.
Christophe : On va vraiment être bien ici. Bon, ma puce, on va devoir se séparer là.
Bénédicte : Moui je sais mais embrasse-moi d’abord. Je vais en avoir besoin pour démarcher toutes les galeries, les musées…
Christophe : Ah mais moi aussi, je ne sais d’ailleurs pas si je vais tenir.
Ils se séparèrent donc à l’entrée de la ville : Bénédicte avec un plan et sa liste d’employeurs potentiels à démarcher et Christophe avec son plan également et la longue liste des bars et restaurants de la ville.
Le soir, ils se retrouvèrent épuisés dans leur désormais nouvel appartement.
Bénédicte : Je suis épuisée, j’ai marché des kilomètres et rien en vue. Et toi ?
Christophe : J’ai déposé mon CV dans une grande partie de la ville… Ca doit pas être bien difficile de trouver un travail de serveur ici, même si c’est pas la saison.
Bénédicte : Viens t’asseoir à côté de moi, j’ai besoin d’un gros câlin pour me remettre de cette journée épuisante.
Christophe : Il faut pas me le dire deux fois.
Epuisés tous les deux, ils s’endormirent enlacés sur le canapé. Le téléphone de Christophe les réveilla le lendemain.
Christophe : Allo ! […] Oui, c’est bien moi ! […] Aujourd’hui à 14h ? […] Pas de problèmes ! […] Merci Madame, au revoir.
Christophe : J’ai un entretien cet après-midi.
Bénédicte : Où ça ?
Christophe : À l’office du tourisme, j’y ai déposé un CV à tout hasard hier soir. Il semblerait que ma connaissance de l’anglais et du japonais les intéresse.
Bénédicte : Mais c’est géniaaaaaal mon cœur.
Christophe se rendit à son rendez-vous qui se passa très bien. Il se trouvait que l’employée en CDI qui parlait japonais quittait la région et ils avaient besoin d’une personne qui la remplace. Il se vit offrir le poste.
En sortant, il n’y croyait pas. En mois de deux jours, ils avaient trouvé un nid d’amour et lui avait décroché un travail stable. Il n’avait aucun souci à se faire. Il savait que la période d’essai se passerait bien. Il rentra chez lui. Bénédicte lui sauta dessus.
Bénédicte : Alors ?
Christophe : Je l’ai eu.
Bénédicte : Nooooooon ?
Christophe : Et oui, un gros coup de chance doublé d’un timing parfait… Ils ne trouvaient personne qui parlait japonais pour remplacer la jeune fille qui part.
Bénédicte : Un CDI ?
Christophe : Oui Madame ! Quand je te dis que tu es mon porte-bonheur…
Bénédicte : Je t’aime Christophe !
Christophe : Je t’aime !
Il faisait froid dehors, le mistral s’était levé, ils finirent donc leur journée tous les deux amoureusement sous la couette. Le soir, ils se préparèrent un petit repas pour célébrer tout ça. C’était bien plus qu’ils n’avaient espéré. Même si Bénédicte mettrait plus de temps à trouver, entre leurs économies et le travail de Christophe, l’avenir s’annonçait plus serein. Le lendemain, ils signèrent le bail pour l’appartement.
L’hiver approchait, les semaines passaient. Bénédicte ne trouvait pas de travail. Grâce au temps libre qu’elle avait, elle se remit à faire des toiles et se découvrit une nouvelle passion : créer des miroirs. Christophe l’encouragea à organiser une exposition. Il l’aida à la monter et ce fut un véritable succès. Elle décida donc de rester à son compte.
Christophe lui s’épanouissait dans son travail… mais la musique lui manquait. Il avait bien rencontré quelques groupes mais aucun ne l’intéressait vraiment. Jusqu’à ce soir d’avril où il entendit un groupe dans un pub de la ville, il jouait la musique que Christophe aimait. Comme par hasard, encore un heureux hasard d’ailleurs, le groupe, qui avait l’habitude de se produire dans ce pub, annonça que leur batteur s’envolait vers de nouveaux horizons et qu’il cherchait un nouveau batteur. Christophe sauta sur l’occasion. Le courant passa de suite et il intégra le groupe. Ainsi, ils se firent de nouveaux amis.
Le temps passait, leur amour, loin de s’effriter, grandissait de jour en jour. L’été était arrivé… Ce jour-là, Christophe avait réservé dans un grand restaurant de la ville. Ils étaient installés à une table à côté de la fontaine du petit patio. Ils avaient mangé divinement bien. Bénédicte avait adroitement décliné toute invitation à boire de l’alcool.
Bénédicte : C’est magnifique ici mon ange !
Christophe : Ma chérie, tu sais pourquoi on est ici ?
Bénédicte : Peut-être ! T’y as pensé ?
Christophe : (relativement fier de lui, mais joueur)… A quoi ?
Bénédicte : Non, c’est stupide, laisse tomber.
Christophe : Non, vas-y !
Bénédicte : Je sais pas, peut-être que c’est aujourd’hui l’anniversaire…
Christophe : …de nos retrouvailles à Orly.
Bénédicte : Christophe, tu es trop mignon, je t’aime tellement. Je ne pensais pas que tu t’en rappelles.
Christophe : Tu plaisantes ! C’est de là que tout est parti, que ma vie a recommencé. Si ce jour-là n’avait pas existé, qui sait où je serais maintenant ? ce que serait ma vie sans toi ?
Bénédicte : Christophe, tu étais mon destin, on se serait retrouvés quoi qu’il arrive !
Christophe se leva, s’approcha de Bénédicte, posa un genou à terre et lui dit : ‘Ma chérie, je ne suis pas douée pour les longs discours, alors je te le demande simplement : Veux-tu m’épouser ?’
Bénédicte : (qui avait les larmes aux yeux)… Bien sûr, je veux être liée à toi pour la vie ! Je ne peux plus envisager ma vie sans toi. Mais…
Christophe : Mais ?
Bénédicte : Tu sais, depuis quelque temps, nous sommes 3 à la maison !
Christophe : (écarquilla les yeux)… C’est pas vrai ?
Bénédicte : Et pourtant si mon amour, de 1 mois et demi environ.
Christophe : Je vais me marier avec la plus merveilleuse des femmes et je vais être papa.
Il la prit dans ses bras, la fit tournoyer puis il lui passa la bague de fiançailles : une bague en or blanc surmonté d’un petit diamant. Ils s’embrassèrent sous les applaudissements des autres convives. Ils rentrèrent ensuite chez eux, fous de joie. Christophe lança un slow sur la platine du salon et ils se mirent à danser.
Christophe : Je t’aime.
Bénédicte : Je t’aime.
Pour la vie…
Quoi qu'il en soit Joyeux Noël Yacinthe!

Et je nous y ai mis un clin d'œil à notre région!
Réapprendre à aimer
Cette fois, c’était fini… 6 ans ! Allait-elle réussir à l’oublier ? Il avait été son premier grand amour !
Bénédicte venait d’embarquer dans l’avion qui la ramenait vers Paris… pour toujours. Elle quittait cette île, ses amis sans au revoir. Un adieu aurait été trop déchirant, et elle n’était pas assez forte pour affronter cela, pas encore… Nicolas, José, Johanna, Laly et les autres avaient été sa famille durant tout ce temps. Ils allaient lui manquer !
Pendant le vol, elle repensa à toutes ces années, de l’insouciance de la fac à leurs responsabilités de jeunes adultes.
Elle se souvint de ce jour où les filles l’avaient draguée pour José chez Alfredo’s, elle les avait trouvées un peu bizarres mais elle s’était laissée emporter. Et elle avait eu raison ; malgré les tromperies, les disputes, ils avaient vécu un grand amour, mais maintenant, elle trouverait la force de repartir de l’avant… Prise dans ses pensées, elle finit par s’endormir… Une dizaine d’heures plus tard, elle était à Orly… Le hall était bondé, quel contraste avec le petit aéroport sur sa paisible île de Love Island… Elle se figea dans le hall ! Qu’allait-elle faire maintenant ? Ils avaient résilié le bail de la maison. Elle était ici, à Paris, seule, sans logement. Elle se laissa tomber sur un des sièges de l’aéroport et se mit à pleurer ! Elle ne retournerait pas en arrière, jamais !
Combien de temps resta-t-elle assise, découragée ? Elle ne savait pas ! Quand soudain, elle sentit une main sur son épaule, elle sursauta.
Christophe : Béné, mais qu’est-ce que tu fais là ?
Bénédicte : Christophe ? Ooooh, que je suis heureuse de te voir ! Mais et toi, que fais-tu ici ?
Christophe : Tu es sûre que ça va ? On dirait que tu as pleuré !
Bénédicte : Une longue histoire, je te raconterai.
Christophe : Tu n’es plus avec les autres sur votre île ?
Bénédicte : Comment t’es au courant ?
Christophe : J’ai repris contact avec Olivier récemment.
Bénédicte : C’est cool ça, mais pour te répondre, non, je ne suis plus avec eux. J’ai tout quitté !
Christophe : Tout ? Même…
Bénédicte : Même José oui.
Christophe : Et ben ma grande, ça doit pas être facile. Mais dis, on reste discuter ici ou on va boire un verre dans un endroit plus calme ?
Bénédicte : Partons d’ici.
Bénédicte était contente. Il y a quelques minutes à peine, elle était découragée, perdue, seule. Et là, le destin avait mis sur son chemin Christophe. Elle avait un ami, elle s’en sortirait.
Christophe lui, regardait Bénédicte. Elle avait toujours été très jolie, mais là, elle était magnifique… Son teint hâlé faisait ressortir ses yeux clairs. Il était heureux de ne pas être seul car quand il avait décidé de revenir et qu’il avait repris contact avec Olivier, il s’était rendu compte qu’il serait seul à Paris, mais il avait le mal du pays.
Ils prirent un taxi pour le centre et s’arrêtèrent sur une terrasse de café.
Christophe : Alors, raconte-moi !
Bénédicte : Tu sais, y a pas grand-chose à dire… Tu connais José ?
Christophe : Oui…
Bénédicte : Il m’a trompée… pour la énième fois… Mais cette fois a été celle de trop. Il est réellement tombé amoureux de cette fille, et il a fait son choix. J’ai donc pris ma décision, je suis partie.
Christophe : Mais il est sûr de lui ?
Bénédicte : Je pense, mais si lui ne l’est pas, moi je le suis. J’ai trop donné, trop encaissé Christophe. Suis-je si mauvaise pour mériter tout ça ?
Christophe la regarda étonné. Comment pouvait-elle penser cela ? Bénédicte était la gentillesse, la douceur incarnées… Bien sûr qu’elle ne méritait pas cela !
Christophe : Non, tu es quelqu’un d’exceptionnel Béné ! José ne s’en est pas rendu compte, c’est tout. Mais tu le trouveras celui qui t’aimera et te respectera. C’est ce que tu mérites !
Bénédicte : Merci Christophe, mais tu as toujours été trop gentil.
Christophe : Non, je le pense… sincèrement !
Bénédicte sourit, Christophe fondit. Bénédicte ne se rendait-elle pas compte du pouvoir de séduction qu’elle pouvait exercer sur les hommes ?
Bénédicte : Et toi alors ? Depuis que tu nous as quittés il y a 3 ans, t’étais où ?
Christophe : J’ai un peu bourlingué en Angleterre. J’ai continué à apprendre la musique, j’ai fait partie de différents groupes qui jouaient dans des styles différents ! Ca m’a permis de me diversifier.
Bénédicte : Et t’arrivais à vivre de ta musique ?
Christophe : Malheureusement non ! Mais j’ai fait divers petits boulots : serveur, réceptionniste… juste de quoi pouvoir vivre !
Bénédicte : C’est bien ça, bonne expérience ! Je trouve que tu as mûri.
Christophe : Oui, je suis un homme, un vrai, maintenant !
Ils se mirent à rire.
Cela faisait du bien à Bénédicte. Elle s’était toujours bien entendue avec Christophe mais jamais ils n’avaient été particulièrement proches. Elle le découvrait sous un autre jour…
Mais le temps passait, la nuit commençait à tomber.
Christophe : Je ne vais pas te retenir plus longtemps pour aujourd’hui. Tu as eu un long voyage, tu dois être fatiguée.
Bénédicte : Oui, en effet, et il faut encore que je me trouve une chambre d’hôtel !
Christophe : Un hôtel ?
Bénédicte : Oui, en fait, je n’avais pas l’intention de passer la nuit sous un pont, même si on est en plein été !
Christophe : Tiens, c’est étrange…
Une complicité était en train de se dessiner entre eux…
Christophe : Il est hors de question que tu ailles à l’hôtel enfin ! Tu vas venir avec moi !
Bénédicte : Oh c’est mignon, on va se partager un pont.
Christophe : (éclata de rire)… Non, mon cousin a un appartement à Montmartre. Il est absent 6 mois de l’année, donc il m’a envoyé les clés… Il ne revient pas avant 3-4 mois.
Bénédicte : Euh, je ne sais pas si je peux accepter.
Christophe : Tu ne peux pas en effet, tu dois ! Y a 2 chambres, ne t’inquiète pas.
Bénédicte : Ce n’était pas pour ça. Mais bon, j’accepte, ce sera bien mieux qu’un hôtel. Et puis, je serai avec toi.
Ils rappelèrent un taxi, passèrent déposer leurs bagages à l’appartement, puis firent ensemble quelques courses pour remplir le frigo. Ils passèrent ensuite leur soirée à discuter. Bénédicte, épuisée par ses heures de vol s’endormit sur le canapé. Christophe la regarda dormir un moment, puis alla lui chercher un coussin et un drap pour la couvrir. C’était l’été mais un orage s’annonçait et la nuit allait être fraîche. Il l’embrassa sur le front puis rejoint sa chambre.
Dans son lit, il se mit à penser. Quel heureux hasard avait mis Bénédicte sur sa route ? Il ne savait pas ce qu’il allait faire maintenant qu’il était en France, mais lui aussi savait qu’il n’était plus seul désormais. Il s’endormit le cœur léger.
En pleine nuit, Bénédicte se réveilla et se rendit compte de la gentille attention de Christophe qui l’avait installée sur le canapé avec coussin et drap, elle sourit puis regagna la chambre d’amis. Sa première soirée en France était une réussite. Elle se rendormit le sourire aux lèvres.
Quand elle se réveilla, la matinée était bien avancée. La pluie de la nuit avait laissé la place à un grand soleil. Christophe avait installé la table du petit-déjeuner sur la terrasse et était même allé chercher des viennoiseries.
Bénédicte : Bonjour Christophe.
Christophe : Salut Béné, bien dormi ?
Bénédicte : Oh oui, très bien. J’en avais bien besoin d’ailleurs. Et merci pour hier soir.
Christophe : Merci à toi, je me suis vraiment senti de retour à la maison.
Ils s’installèrent pour profiter du soleil et déjeunèrent en toute complicité.
Christophe : Au fait, tu vas faire quoi maintenant que tu es de retour ?
Bénédicte : Je sais pas trop. J’ai envie de travailler, mais pas de reprendre la fac. Et toi ?
Christophe : Travailler également et me trouver un groupe de musique. Je ne peux pas vivre sans. La saison touristique est déjà bien avancée mais j’espère trouver un boulot, au moins saisonnier pour le moment.
Bénédicte : Oui, ça va pas être facile, en plus je dois trouver un appart…
Christophe : Ah non Béné, tu restes ici, tu es la bienvenue.
Bénédicte : Mais non, ça me gêne, je ne veux pas abuser.
Christophe : Mais non, et au moins ici on n’a que les factures à payer. C’est assez grand pour deux et on aura l’impression de revenir un peu en arrière quand vous habitiez tous ensemble. Allez Béné, accepte !
Elle regarda Christophe la supplier de rester. Il était tout attendrissant, elle ne pouvait pas refuser et après tout, il avait raison, il valait mieux être à deux. Son horizon s’éclaircissait. Grâce à Christophe, elle envisageait ce retour en métropole de façon bien plus sereine.
Bénédicte : D’accord pour le moment. Merci Christophe.
Christophe : De rien, et pour fêter ça, je t’invite au restaurant ce soir, et on ne discute pas.
Pour toute réponse, Bénédicte passa sa main dans les cheveux de Christophe qu’elle ébouriffa. Avant qu’elle eut fini Christophe attrapa sa main pour la caresser. Ils restèrent quelques instants les yeux dans les yeux quand le téléphone de Bénédicte sonna. La sonnerie les sortir de leurs rêveries. Bénédicte retira sa main à contrecœur et répondit.
Bénédicte : Allo […] Ah Laly ça va ? […] Où je suis ? Je suis partie Laly ! Je suis à Paris. […] C’est fini Laly, je repars à zéro, j’ai trop souffert ! […] Non, ne lui en veux pas, c’est mieux ainsi. Je n’aurais pas tenu éternellement comme ça. […] Je sais pas encore, je vais chercher du boulot, je vais voir ce qu’il y a. […] Non, je ne pense pas revenir à Love Island. […] Ne pleure pas ma Laly, on se reverra. Tu seras toujours la bienvenue à Paris. […] Moi aussi je t’adore. […] Tu embrasses les autres pour moi. […] Oui, même José. Gros bisous ma puce.
Elle raccrocha et se mit à pleurer. Laly était en larmes au téléphone et cela l’avait touchée. Quitter ses amis avait été plus dur qu’elle ne l’imaginait. Ces dernières années, ils avaient tous vécu en parfaite osmose. Peu de fois ils avaient été séparés, et quand elle était partie en Australie, elle était avec Hélène et Nicolas.
Christophe l’entendit de sa chambre. Il arriva et la prit dans ses bras. Il lui caressait ses longs cheveux blonds pour essayer de la calmer. Il l’avait toujours connue forte, il la découvrait vulnérable.
Christophe : Pleure, ça fait du bien !
Bénédicte : Laly était très triste au téléphone, ça me fait de la peine… Et je pense aux autres, Johanna et Nathalie surtout… Je crois que ça va être dur pour elles aussi.
Christophe : Ils sont tous ensemble, ça va être dur mais ça ira. Quant à toi…
Bénédicte : Moi, je suis avec toi et moi aussi je vais m’en sortir.
Il lui fit une bise pour la consoler, Bénédicte finit par se calmer mais elle resta dans les bras de Christophe. Il arrivait à la détendre, à la calmer. Elle était bien dans ses bras.
Les mois passaient. L’automne était arrivé, le cousin de Christophe allait bientôt rentrer. Il leur faudrait bientôt quitter l’appartement. De plus, leurs contrats arrivaient à terme : Bénédicte avait trouvé un poste de remplaçante dans une galerie d’art, quant à Christophe, il avait un boulot de serveur et n’avait toujours pas trouvé de groupe avec qui refaire de la musique.
Tous les deux s’étaient beaucoup rapprochés ces derniers temps. Ils s’étaient beaucoup confiés l’un à l’autre. Christophe avait évoqué ses chagrins d’amour passés : Adeline, Nathalie et Jane, cette Anglaise qui lui avait brisé le cœur… Ils devaient se marier mais elle l’avait quitté 3 semaines avant de passer à l’autel, pour un autre, c’est pour cela que quelques semaines après, il avait décidé de rentrer en France. Bénédicte lui avait parlé de tout ce que José lui avait fai. Elle avait même parlé à Christophe des quelques écarts de conduite qu’elle-même avait eus, ses propres erreurs.
Chacun pansait ses blessures avec l’aide de l’autre. Leur amitié évoluait doucement vers une amitié amoureuse, mais aucun ne voulait aller trop vite. Ils avaient tous les deux beaucoup souffert, ils se préservaient et veillaient l’un sur l’autre.
Christophe : J’ai eu mon cousin au téléphone ce matin. Il rentre dans 1 mois, le 1er novembre.
Bénédicte : Et bien, si cela ne te rase pas trop d’habiter avec moi, on peut chercher un autre appartement ensemble.
Christophe : J’avais une autre idée en fait.
Bénédicte : Ah bon ? Laquelle ?
Christophe : Et bien, je me disais que Paris commençait à m’épuiser. Je pensais partir dans le Sud et…
Bénédicte : (triste)… Tu vas me quitter alors ?
Christophe : Ah mais non, tu fais partie de mes projets !
Bénédicte : De tes projets ?
Christophe : Tu pourrais venir avec moi. On choisirait ensemble où aller… de toute façon, nos contrats finissent le 15. Rien ne me retient ici… (il hésita)… à part toi !
Bénédicte : (touchée)… C’est vrai. C’est une idée sublime je trouve.
Christophe : T’es d’accord ? Tu viens avec moi ?
Bénédicte : Bien sûr !
Il la prit dans ses bras et la fit tournoyer.
Christophe : Je finis à 19h ce soir, donc quand je rentre, on se prend une carte de France et on décide ok ?
Bénédicte : Super, j’ai hâte.
Bénédicte et Christophe allèrent travailler. Elle était rassurée… l’espace d’un instant, elle avait cru qu’il voulait l’abandonner. Pendant ces quelques secondes, elle avait senti une boule dans sa poitrine, elle avait vu tout ce qu’ils avaient construit patiemment ces derniers mois s’effondrer. Mais non, il voulait qu’elle continue à faire partie de sa vie. Elle le savait depuis des mois, peut-être même depuis les premiers instants où elle l’avait revu. Avec lui, ce n’était plus du tout comme avant… avant Love Island ! Dès qu’elle l’avait aperçu à l’aéroport, elle savait que quelque chose allait changer. Elle avait aimé le revoir, parler avec lui, vivre avec lui… comme un couple… d’amis ! Et s’il était temps de se rendre à l’évidence ! Elle n’était pas aveugle, elle savait que c’était réciproque, mais elle savait aussi que l’un comme l’autre ne voulaient rien précipiter. Ils avaient du temps.
Christophe aussi était rassuré, il avait eu peur qu’elle ne veuille pas le suivre, et il savait qu’il n’aurait pas pu vivre sans elle. Ces derniers mois, elle avait été son oxygène, son soleil. Il avait aussi vu que le regard de Bénédicte changeait. Il pensait qu’il avait peut-être une infime chance de lui plaire.
Le soir, Bénédicte avait fait des courses : un vrai repas de fête ! Foie gras, magret de canard et une bonne bouteille de champagne. Elle était passée à la librairie acheter une carte de France détaillée. Quand Christophe rentra, la table était mise dans le salon. Il embrassa Bénédicte.
Christophe : Tu as passé une bonne journée ma belle ?
Bénédicte : Très bonne, même si j’étais tellement impatiente que j’ai eu l’impression que c’était une éternité. Et toi ?
Christophe : Pareil.
Bénédicte : Tout est prêt, installe-toi, on va pouvoir s’y mettre.
Christophe s’extasia devant ce que Bénédicte avait préparé. Ils mangèrent de bon cœur, faisant des projets. Puis ils s’installèrent côte à côte sur le canapé et posèrent la carte sur la table basse.
Bénédicte : Alors ? Sud-est ou sud-ouest ?
Christophe : Plutôt sud-est !
Bénédicte : Ok, que dirais-tu de la Provence ?
Christophe : Excellent ma chère. Alors, il faut que ce soit pas trop grand, pas trop petit, une ville d’art comme ça tu pourras trouver un boulot dans ton domaine…
Bénédicte : …comme c’est gentil Christophe, tu as pensé à ça !
Christophe : Bien sûr…
Il était vraiment attentionné… il avait vraiment pensé à tout. Tout en continuant à regarder la carte, elle passa sa main autour de ses épaules. Christophe l’attira contre lui
Un moment passa, ils restèrent silencieux enlacés en scrutant la carte. Quand soudain…
Christophe : J’ai trouvééééééé !!!
Bénédicte : Vas-y, dis !
Christophe : Avignon, je me souviens y être allé quand j’étais ado, c’est magnifique, une ville ni trop grande ni trop petite. Y a pas mal de galeries d’art là-bas.
Bénédicte : Ouiiii, c’est vrai et si mes souvenirs sont bons, y a pas mal de festivals de musique dans la région. Tu vas peut-être trouver un groupe !
Christophe : Possible. Alors ?
Bénédicte : Banco ! Bon, il va falloir s’organiser maintenant. Parce que trouver un appartement sans contrat de travail, bonjour la galère.
Christophe : En effet. On pourrait partir autour du 20 et voir ce qu’on trouve pour le travail et l’appart. En attendant, on trouvera une auberge. J’ai des économies, on peut tenir un peu.
Bénédicte : Ok, pas de souci. Et moi aussi, j’ai des économies, on aura le temps de voir venir.
Ils relâchèrent leur étreinte. Bénédicte se leva pour ranger, faire la vaisselle et remettre un peu d’ordre dans l’appart. Une fois qu’elle eut fini, elle revint au salon.
Bénédicte : Christophe ?
Christophe : Oui ?
Bénédicte : Je suis heureuse, vraiment. On a un vrai projet maintenant.
Christophe : On va tout recommencer à zéro… tous les deux.
Il s’approcha d’elle, la prit dans ses bras, puis il lui passa la main dans les cheveux l’attirant doucement à lui. Leurs regards se croisèrent brièvement. Christophe attira doucement sa tête vers la sienne, et approcha tendrement ses lèvres des siennes. Il pouvait sentir son souffle sur son visage. Bénédicte ne se détourna pas, leur étreinte finit dans un long baiser. Ils en avaient tellement envie tous les deux, depuis si longtemps. De tendre, leur premier baiser devint passionné. Ils n’arrivaient plus à se détacher l’un de l’autre, ne voulant pas briser ce moment magique. Toujours enlacés, emportés par ce moment de passion, ils se laissèrent tomber sur le divan. Mais ce soir là, ils n’allèrent pas plus loin. Ils étaient bien dans les bras l’un de l’autre. Plus tard, ils regagnèrent la chambre de Bénédicte et dormirent enlacés toute la nuit.
Christophe se réveilla le premier, il regarda dormir Bénédicte, il ne s’en lassait pas. Bénédicte se réveilla à son tout. Sans dire un mot, elle s’approcha de lui pour déposer un baiser sur ses lèvres.
Christophe : Tu sais, j’attendais ce moment depuis si longtemps.
Bénédicte : Moi aussi. J’espère juste que l’on ne fait pas une bêtise !
Christophe : Tu regrettes ?
Bénédicte : Pas du tout ! La seule chose que je regrette c’est qu’on ait attendu aussi longtemps… mais il le fallait ! Toi et moi n’étions pas complètement libres dans nos cœurs…
Christophe : C’est vrai ! Et maintenant ?
Bénédicte : Maintenant, je sais ce que je veux.
Christophe l’attira à elle et cette fois, rien ne les retint. Pour la première fois, ils firent l’amour. Ils prirent le temps de se découvrir doucement… tendrement…
Les jours passaient, le grand jour était arrivé. Ils partaient aujourd’hui pour Avignon afin d’entamer une nouvelle vie. Ils étaient tellement enthousiastes qu’ils n’avaient pas réussi à dormir. Le matin, ils avaient briqué l’appartement afin qu’il soit impeccable.
Leur train partait en fin de matinée… ils quittèrent la grisaille de Paris…
Quelques heures plus tard ils arrivèrent en gare d’Avignon, sous un beau soleil, avec tous leurs bagages et prirent un taxi pour se diriger vers le centre afin de poser leurs bagages. Ils avaient trouvé une chambre chez l’habitant à quelques minutes du centre, sur l’île en face des remparts et du Pont. Ils furent étonnés en arrivant, ce n’était pas une simple chambre comme ils l’avaient cru mais un véritable petit appartement, meublé et très mignon, d’environ 70m², mitoyen de la maison des propriétaires, avec deux chambres et tout le confort. L’appartement donnait sur l’arrière du grand jardin de la propriété. Ils discutèrent quelques minutes avec la propriétaire puis partirent à la découverte de la ville main dans la main. C’était l’automne, mais il faisait beau et chaud. Le soir en rentrant, les propriétaires les invitèrent à dîner. C’était des gens d’un certain âge, très agréables. De fil en aiguille, Bénédicte et Christophe leur firent part de leur désir de s’installer dans la région. Ils leur demandèrent s’ils avaient des tuyaux pour du travail et un logement. M et Mme Henri leur dirent qu’ils se renseigneraient et ne manqueraient pas de les tenir au courant. Ils prirent congé et regagnèrent leur chambre.
Bénédicte : Ils sont vraiment très gentils.
Christophe : Adorables oui !
Bénédicte : On va se plaire ici mon Christophe.
Christophe : Je n’avais aucun doute là-dessus ma chérie.
Le lendemain, en sortant ils croisèrent Mme Henri.
Mme Henri : Bonjour les jeunes !
Bénédicte et Christophe : Bonjour Madame.
Mme Henri : Vous êtes bien matinaux !
Bénédicte : On a du pain sur la planche aujourd’hui : travail, logement…
Mme Henri : Justement, je voulais vous parler du logement.
Christophe : Vous avez une idée ?
Mme Henri : Vous savez, mon mari et moi sommes assez âgés maintenant, et louer le petit appartement sur du court terme est très contraignant pour nous. Alors, s’il vous intéresse, on pourrait vous le louer !
Bénédicte : Pour moi, ce serait avec plaisir, et toi mon amour ?
Christophe : Avec joie, mais vous savez, on a des économies mais on n’a pour le moment aucune garantie à vous apporter.
Mme Henri : Je ne sais pas pourquoi mais vous me plaisez. Peut-être parce que vous me rappelez un peu mon mari et moi quand nous étions jeunes et que nous avons décidé de nous installer ici.
Bénédicte : Oh c’est mignon ce que vous nous dites.
Mme Henri : C’est sincère.
Ils discutèrent du loyer qui était tout à fait raisonnable. En effet, M et Mme Henri leur proposaient un loyer plus que correct, en contrepartie, Bénédicte et Christophe auraient la tâche de surveiller la maison et d’entretenir leur jardin lors de leur absence. En effet, les Henri partaient chaque année de début juin à fin septembre à la montagne.
C’était plus que parfait pour nos deux tourtereaux. Rendez-vous fut pris pour le surlendemain pour signer le contrat de location.
Bénédicte : Et ben, on a eu de la chance…
Christophe : Normal, tu est mon porte-bonheur.
Bénédicte : Tu es trop gentil.
Christophe : On va vraiment être bien ici. Bon, ma puce, on va devoir se séparer là.
Bénédicte : Moui je sais mais embrasse-moi d’abord. Je vais en avoir besoin pour démarcher toutes les galeries, les musées…
Christophe : Ah mais moi aussi, je ne sais d’ailleurs pas si je vais tenir.
Ils se séparèrent donc à l’entrée de la ville : Bénédicte avec un plan et sa liste d’employeurs potentiels à démarcher et Christophe avec son plan également et la longue liste des bars et restaurants de la ville.
Le soir, ils se retrouvèrent épuisés dans leur désormais nouvel appartement.
Bénédicte : Je suis épuisée, j’ai marché des kilomètres et rien en vue. Et toi ?
Christophe : J’ai déposé mon CV dans une grande partie de la ville… Ca doit pas être bien difficile de trouver un travail de serveur ici, même si c’est pas la saison.
Bénédicte : Viens t’asseoir à côté de moi, j’ai besoin d’un gros câlin pour me remettre de cette journée épuisante.
Christophe : Il faut pas me le dire deux fois.
Epuisés tous les deux, ils s’endormirent enlacés sur le canapé. Le téléphone de Christophe les réveilla le lendemain.
Christophe : Allo ! […] Oui, c’est bien moi ! […] Aujourd’hui à 14h ? […] Pas de problèmes ! […] Merci Madame, au revoir.
Christophe : J’ai un entretien cet après-midi.
Bénédicte : Où ça ?
Christophe : À l’office du tourisme, j’y ai déposé un CV à tout hasard hier soir. Il semblerait que ma connaissance de l’anglais et du japonais les intéresse.
Bénédicte : Mais c’est géniaaaaaal mon cœur.
Christophe se rendit à son rendez-vous qui se passa très bien. Il se trouvait que l’employée en CDI qui parlait japonais quittait la région et ils avaient besoin d’une personne qui la remplace. Il se vit offrir le poste.
En sortant, il n’y croyait pas. En mois de deux jours, ils avaient trouvé un nid d’amour et lui avait décroché un travail stable. Il n’avait aucun souci à se faire. Il savait que la période d’essai se passerait bien. Il rentra chez lui. Bénédicte lui sauta dessus.
Bénédicte : Alors ?
Christophe : Je l’ai eu.
Bénédicte : Nooooooon ?
Christophe : Et oui, un gros coup de chance doublé d’un timing parfait… Ils ne trouvaient personne qui parlait japonais pour remplacer la jeune fille qui part.
Bénédicte : Un CDI ?
Christophe : Oui Madame ! Quand je te dis que tu es mon porte-bonheur…
Bénédicte : Je t’aime Christophe !
Christophe : Je t’aime !
Il faisait froid dehors, le mistral s’était levé, ils finirent donc leur journée tous les deux amoureusement sous la couette. Le soir, ils se préparèrent un petit repas pour célébrer tout ça. C’était bien plus qu’ils n’avaient espéré. Même si Bénédicte mettrait plus de temps à trouver, entre leurs économies et le travail de Christophe, l’avenir s’annonçait plus serein. Le lendemain, ils signèrent le bail pour l’appartement.
L’hiver approchait, les semaines passaient. Bénédicte ne trouvait pas de travail. Grâce au temps libre qu’elle avait, elle se remit à faire des toiles et se découvrit une nouvelle passion : créer des miroirs. Christophe l’encouragea à organiser une exposition. Il l’aida à la monter et ce fut un véritable succès. Elle décida donc de rester à son compte.
Christophe lui s’épanouissait dans son travail… mais la musique lui manquait. Il avait bien rencontré quelques groupes mais aucun ne l’intéressait vraiment. Jusqu’à ce soir d’avril où il entendit un groupe dans un pub de la ville, il jouait la musique que Christophe aimait. Comme par hasard, encore un heureux hasard d’ailleurs, le groupe, qui avait l’habitude de se produire dans ce pub, annonça que leur batteur s’envolait vers de nouveaux horizons et qu’il cherchait un nouveau batteur. Christophe sauta sur l’occasion. Le courant passa de suite et il intégra le groupe. Ainsi, ils se firent de nouveaux amis.
Le temps passait, leur amour, loin de s’effriter, grandissait de jour en jour. L’été était arrivé… Ce jour-là, Christophe avait réservé dans un grand restaurant de la ville. Ils étaient installés à une table à côté de la fontaine du petit patio. Ils avaient mangé divinement bien. Bénédicte avait adroitement décliné toute invitation à boire de l’alcool.
Bénédicte : C’est magnifique ici mon ange !
Christophe : Ma chérie, tu sais pourquoi on est ici ?
Bénédicte : Peut-être ! T’y as pensé ?
Christophe : (relativement fier de lui, mais joueur)… A quoi ?
Bénédicte : Non, c’est stupide, laisse tomber.
Christophe : Non, vas-y !
Bénédicte : Je sais pas, peut-être que c’est aujourd’hui l’anniversaire…
Christophe : …de nos retrouvailles à Orly.
Bénédicte : Christophe, tu es trop mignon, je t’aime tellement. Je ne pensais pas que tu t’en rappelles.
Christophe : Tu plaisantes ! C’est de là que tout est parti, que ma vie a recommencé. Si ce jour-là n’avait pas existé, qui sait où je serais maintenant ? ce que serait ma vie sans toi ?
Bénédicte : Christophe, tu étais mon destin, on se serait retrouvés quoi qu’il arrive !
Christophe se leva, s’approcha de Bénédicte, posa un genou à terre et lui dit : ‘Ma chérie, je ne suis pas douée pour les longs discours, alors je te le demande simplement : Veux-tu m’épouser ?’
Bénédicte : (qui avait les larmes aux yeux)… Bien sûr, je veux être liée à toi pour la vie ! Je ne peux plus envisager ma vie sans toi. Mais…
Christophe : Mais ?
Bénédicte : Tu sais, depuis quelque temps, nous sommes 3 à la maison !
Christophe : (écarquilla les yeux)… C’est pas vrai ?
Bénédicte : Et pourtant si mon amour, de 1 mois et demi environ.
Christophe : Je vais me marier avec la plus merveilleuse des femmes et je vais être papa.
Il la prit dans ses bras, la fit tournoyer puis il lui passa la bague de fiançailles : une bague en or blanc surmonté d’un petit diamant. Ils s’embrassèrent sous les applaudissements des autres convives. Ils rentrèrent ensuite chez eux, fous de joie. Christophe lança un slow sur la platine du salon et ils se mirent à danser.
Christophe : Je t’aime.
Bénédicte : Je t’aime.
Pour la vie…

Sev-

Nombre de messages: 532
Age: 32
Date d'inscription: 16/06/2006

Re: Voeu n° 9 FF Béné-Christophe
waouuuuu 3 ff, je suis gaté!!
je copie tout ca sur ma clef, direction la montagne ou je vais les lire avec délectation !!
merci les filles
je copie tout ca sur ma clef, direction la montagne ou je vais les lire avec délectation !!
merci les filles

belouga- Nombre de messages: 610
Date d'inscription: 11/02/2007
Sujets similaires» Leçons de pâtisserie : l'intégrale de Christophe Felder
» Voeu n°5 : kit Manuela & Christophe
» Voeu n°2 : kit Manuela & Christophe
» Voeu n°2 : kit Manuela & Christophe
» Christophe Drochon
» Voeu n°5 : kit Manuela & Christophe
» Voeu n°2 : kit Manuela & Christophe
» Voeu n°2 : kit Manuela & Christophe
» Christophe Drochon
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum




